Pierre Vincent (général)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierre Vincent.
Officier général francais 2 etoiles.svg Pierre Vincent
Pierre Vincent.
Pierre Vincent.

Naissance
Oujda, Maroc
Décès (à 101 ans)
Chambéry
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 19341971
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Médaille coloniale
Silver Star
Autres fonctions Conférencier

Pierre Vincent est un général français né le à Oujda et mort le à Chambéry.

Soldat pendant 37 ans, il prend part à la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie, et est blessé trois fois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Pierre Vincent, issu d'une famille de tradition militaire, naît à Oujda alors que son père, le général Jean Vincent (dit « Vény » dans la Résistance[1]) est lieutenant au 1er bataillon d'Afrique en poste à Debdou.

Après la Grande Guerre, il vit dans un cadre militaire en Algérie, puis au Maroc lorsque son père sert au 2e régiment étranger à Meknès. Il effectue ses études secondaires au lycée Poeymirou de Meknès ; reçu bachelier ès mathématiques élémentaires en 1933 et 1934, il est admissible à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1934. Ses études terminées, il choisit la carrière militaire et s'engage par devancement d'appel le .

Il épouse, le , Marie-Antoinette de Regnauld de Lannoy de Bissy, fille de Pierre, comte de Bissy, et de Marie-Ange de Maistre (descendante de deux grandes familles nobles savoyardes, de Maistre et de Regnauld de Lannoy de Bissy)[2]. Ils ont six enfants.

Sous les drapeaux[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Cet article contient une ou plusieurs listes. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2015).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Blessures[modifier | modifier le code]

  • 27 novembre 1943 à Bou-Tlelis (Algérie)
  • 21 juin 1949 à Dong Xoai (Cochinchine)
  • 24 février 1957 à Inkernam (Algérie)

Retraite[modifier | modifier le code]

Présent dans de nombreuses associations, il est élu en 1971 à l'Académie de Savoie[2]. Il en devient membre agrégé en 1986[2].

En , une cérémonie a lieu en préfecture de Savoie pour son centenaire[3].

Il meurt le à la résidence Saint-Benoît de Chambéry, à l'âge de 101 ans[4],[2].

Publications[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (novembre 2015)

Il s'agit de communications faites à l'Académie de Savoie.

  • Contribution à l'historique des troupes alpines (le G.U.I no 14 et le 108e R.I.A. dans la campagne de France 1939-1940), 1985
  • Notes sur Camille de Regnauld de Lannoy de Bissy (1809-1881), 1986
  • La prise de Constantine en 1837, Académie de Savoie, 16 mars 1988
  • Le colonel Richard de Régnauld de Lannoy de Bissy (1844-1906), ingénieur militaire et cartographe, Académie de Savoie, 17 mai 1989 (in Lettreno 7, 1991[5])
  • Il y a cinquante ans déjà (souvenirs 1939-1940), 1990
  • Le Livre de ma famille, 2001

Carrière militaire et distinctions[modifier | modifier le code]

Commandeur de la Légion d'honneur.

Citations[6][modifier | modifier le code]

  • 3 février 1944 : à l'ordre de la division

    « Ayant eu le bras cassé par accident, a refusé de se laisser évacuer. A participé dans ces conditions à l'attaque du Mona Casale le 12 janvier 1944 [...] a rempli toutes les missions dont il avait été chargé donnant à tous l'exemple du courage et du stoïcisme. »

  • 27 juin 1944 : à l'ordre du corps d'armée
  • 18 octobre 1944 : à l'ordre du corps d'armée
  • 25 mai 1945 : à l'ordre de l'armée - citation attribuée avec la croix de Chevalier de la Légion d'honneur
  • 6 août 1947 : à l'ordre de la division
  • 12 octobre 1948 : à l'ordre de l'armée
  • 26 septembre 1949 : à l'ordre de l'armée

« Exerçant le commandement de l'ensemble des éléments de protection de la route Thu Daumont-Ban Methuot [Indochine] le 21 juin 1949, a fait preuve comme à l'accoutumée, de belles qualités d'organisation et de dynamisme comme de courage. Dirigeant personnellement l'action de ses éléments sur le tronçon momentanément le plus soumis aux menaces [...], a décelé une troupe adverse qui [...] tentait de se placer en embuscade. Bien qu'effectuant une liaison et ne disposant que d'un personnel réduit [...] a attaqué [...] les obligeant à se dévoiler et à combattre, puis à prendre la fuite sans avoir pu se placer pour agir par surprise sur les éléments du convoi. A été blessé à l'épaule par balles [...] a continué à exercer son commandement. Malgré une évacuation très retardée [...] est resté un modèle de calme et de bonne humeur donnant un bel exemple de comportement de chef dans des circonstances graves [...] »

  • 17 décembre 1956 : à l'ordre de la division
  • 19 octobre 1957 : à l'ordre de la brigade
  • 12 mai 1961 : à l'ordre de la division
  • 5 avril 1962 : à l'ordre de la division
Citation étrangère
  • 28 février 1945 : à l'ordre de la 7e armée américaine (général Patch)
Témoignages de satisfaction
  • 24 août 1938 : à l'ordre de la brigade
  • 11 mars 1954 : à l'ordre de l'armée
  • 6 août 1955 : à l'ordre de la division
Fourragères à titre personnel
  • Croix de Guerre 1939-1945 7e RTA
  • Croix de Guerre des T.O.E. B.M. du 7e RTA

Distinctions[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg
Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1939-1945 ribbon.svg Medaille commemorative de la Campagne d'Italie ribbon.svg Medaille commemorative de la Campagne d'Indochine ribbon.svg
Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg Medaille de Reconnaissance de la Nation (d'Afrique du Nord) ribbon.svg Palmes academiques Officier ribbon.svg
Silver Star ribbon.svg
Michel Barnier, ministre des affaires étrangères, lui remet les insignes de grand-officier de la Légion d'honneur au château des ducs de Savoie à Chambéry, le 26 janvier 2008.
  • Chevalier de la Légion d'honneur (14 juin 1945), nomination comportant l'attribution de la Croix de Guerre avec palmes
  • Officier de la Légion d'honneur (8 juillet 1950), pour services exceptionnels de guerre en Extrême Orient
  • Commandeur de la Légion d'honneur (30 juin 1962), pour services exceptionnels de guerre en Algérie
  • Grand officier de la Légion d'honneur (26 janvier 2008)[7],[6]
  • Croix de guerre 1939-1945 (4 citations)

« A droit à titre individuel au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1939-1945 et au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre des T.O.E. pour avoir pris part effectivement aux faits de guerre qui ont valu au 7e R.T.A. 3 citations à l'Ordre de l'Armée (1939-1945) et au bataillon de marche du 7e R.T.A. 2 citations à l'Ordre de l'Armée (Extrême-Orient) »

« Pierre Vincent, Lieutenant du 7e régiment de tirailleurs algériens, pour son courage au combat du 1er octobre au 15 novembre 1944 en France. Au cours des opérations menées dans le sud-est de la France, le lieutenant Vincent, commandant de la compagnie d'armes lourdes, par ses tirs remarquablement préparés et ajustés a neutralisé des positions ennemies fortement défendues qui s'opposaient à l'avance, a réduit au silence une batterie de 76 mm et infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Son sens élevé du commandement et les feux qu'il a conduits avec précision ont joué un rôle important dans le succès des opérations du régiment. »

  • Officier d'Académie (1er février 1955)
  • Croix du combattant
  • Médaille commémorative 1939-1945, agrafes « France », « Afrique », « Italie », « Libération » et « Allemagne »
  • Médaille commémorative de la campagne d'Italie
  • Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
  • Médaille coloniale (médaille de la France outre-mer), agrafes « Tunisie » et « Indochine »
  • Insigne des blessés[6]
  • Médaille commémorative d'Afrique du Nord
  • Médaille d'honneur d'argent de l'Éducation physique et des Sports (27 août 1953)

Autres décorations[modifier | modifier le code]

  • Médaille d'honneur de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie (11 avril 2014)
  • Médaille de la ville de Chambéry (22 août 2014)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les groupes Vény, dans La Lettre de la Fondation de la Résistance no 32, mars 2003 (pages 10 et 11) [1]
  2. a, b, c, d, e et f « Le général Pierre Vincent », nécrologie dans Le Dauphiné Libéré, 12 novembre 2015
  3. Communiqué de presse de la Préfecture de Savoie, 14 avril 2014 [2].
  4. « Avis de décès de Général Pierre VINCENT », sur libramemoria.com,‎
  5. [3]
  6. a, b et c « Le général Vincent honoré », « Pierre Vincent est alors général de brigade, à l'issue d'une longue carrière où il sera blessé trois fois au feu, recevra 12 citations et la Silver Star Medal », Le Dauphiné Libéré, 28 janvier 2008
  7. Guy Jacquemard, « Le général Pierre Vincent sera le 2e Savoyard décoré de l'ordre de « Grand officier » [...] Il va servir en Cochinchine et au Cambodge et être grièvement blessé lors de la protection d'un convoi [...] », Le Dauphiné libéré, 20 novembre 2007

Bibliographie[modifier | modifier le code]