Pierre Meunier

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Pierre Meunier
Fonctions
Député de la Côte-d'Or

12 ans et 28 jours
Groupe politique URR puis URP
Maire d'Arnay-le-Duc

(12 ans)
Prédécesseur Henri Cordier
Successeur Jacques Linguanotto
Secrétaire général du Conseil national de la Résistance

(1 an)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dijon (France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Arnay-le-Duc (France)
Nationalité Française
Parti politique Union progressiste

Pierre Meunier, né le à Dijon et décédé le à Arnay-le-Duc (Côte-d'Or), est un homme politique français, membre de la Résistance intérieure française et compagnon de Jean Moulin. Il fut député de gauche de la Côte-d'Or de 1946 à 1958, conseiller général de ce département de 1945 à 1985 et maire d'Arnay-le-Duc de 1971 à 1983.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Claude Meunier et de Jeanne Avril, il passe son enfance à Lons-le-Saunier[1].

Après avoir obtenu son baccalauréat à Besançon, il part faire des études de droit à Paris. Il entre ensuite comme rédacteur au ministère des Affaires étrangères. Il est pendant son service militaire en 1934 très brièvement détaché au cabinet de Pierre Cot, ministre de l'Air. C'est là qu'il rencontre Jean Moulin, Louis Joxe, Henri Puget ou René Corbin, alors chef de service au ministère de l'Air, qui le recrute comme collaborateur.

Dans le même temps, Meunier devient collaborateur parlementaire de Pierre Cot.

Lors du gouvernement du Front Populaire, il suit Pierre Cot, redevenu ministre de l'Air, dont il est le secrétaire particulier. Sa collaboration avec Jean Moulin, directeur du cabinet du Ministre, s'intensifie alors, notamment dans le cadre de l'aide clandestine aux républicains espagnols. Les deux hommes collaborent aussi avec Gaston Cusin.

Malade pendant quelques semaines début 1937, Meunier fait entrer, pour le remplacer, au cabinet de Cot un de ses amis, rencontré lors de son service militaire, Robert Chambeiron.

Mobilisé en 1939, il est rendu à la vie civile en juillet 1940 sans avoir combattu, comme la plupart des soldats français. De retour à Paris, il travaille au ministère des Finances.

Dès novembre, il est contacté par Jean Moulin, dont il est devenu un ami proche, qui lui propose de participer à la construction d'un réseau de résistance, puis à l'entreprise d'unification des mouvements de résistance. Meunier y travaille, sous le pseudonyme de Morlay, ou, parfois, Marmet, en compagnie de Chambeiron. Plus particulièrement chargé des contacts avec le Front national, il devient après l'arrestation d'Henri Manhès, en , le "bras droit" de Jean Moulin.

C'est notamment lui qui, avec Chambeiron et Daniel Cordier, est chargé chargé d'organiser la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), au mois de , rue du Four à Paris.

Il est à cette occasion désigné comme secrétaire général du CNR, fonction théoriquement purement administrative.

Son engagement lui vaut la médaille de la résistance et la croix de guerre 1939-45.

C'est à ce titre qu'à la Libération le CNR le délègue à l'Assemblée consultative provisoire (-). Il est également juré dans le procès du Maréchal-Pétain.

En 1945 et 1946, il dirige le cabinet du vice-président du Conseil Maurice Thorez, dont l'œuvre principale est la création du statut général des fonctionnaires.

Élu sous l'étiquette radicale conseiller général de Côte-d'Or, dans le canton d'Arnay-le-Duc, en , il conserve ce mandat pendant quarante ans.

En , il fait partie des militants radicaux qui, suivant Pierre Cot, rompent avec la direction du parti et créent l'Union Progressiste.

Élu député de la Côte d'Or en , sur une liste soutenue par le Parti communiste (PCF), il siège à l'Assemblée nationale jusqu'en 1958.

"Compagnon de route" du PCF, il prend cependant ses distances avec la position de la direction du parti au sujet de l'intervention soviétique en Hongrie, en 1956.

Battu aux législatives de 1958, il ne retrouve plus par la suite le Parlement. Élu maire d'Arnay-le-Duc en 1971, il conserve cette fonction jusqu'en 1983, et siège au conseil municipal jusqu'en 1989.

En 1989, il est fait grand-officier de la Légion d'Honneur.

Il meurt en 1996 à l'âge de 85 ans.

Après sa mort, son nom est donné à une école publique d'Arnay-le-Duc.

Fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le 21 juillet 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]