Pierre Belain d'Esnambuc

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Pierre Belain d'Esnambuc
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Pierre Belain d’Esnambuc, né le 9 mars 1585 à Allouville (Seine-Maritime) et mort en 1637 à Saint-Christophe, Antilles, Il fut l'instrument pour la mise en place de la première "collonye" vantée par Isaac de Razilly et ensuite voulue par le cardinal de Richelieu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le cinquième enfant de Nicolas Belain, sieur de Quenouville et d'Esnambuc, il est baptisé en l'église Saint-Quentin d'Allouville-Bellefosse, en Normandie, le 9 mars 1585.

Le domaine de Quenouville subit les guerres de religion qui ruinent le pays de Caux. Nicolas Belain dut emprunter une forte somme au duc de Cossé-Brissac et lors de son décès en 1599, ses enfants eurent le devoir de rembourser. François l'aîné et héritier du domaine de Quenouville décida de vendre le domaine d'Esnambuc. Pierre Belain ne devait plus pouvoir porter ce titre. Ce qu'il fera pourtant quelques années plus tard.. En 1603, alors qu'il a 18 ans, il embarque comme "mathelot" sur "le petit Orqui" puis en 1620 il est capitaine sur "la marquise" puis en 1623, il est conducteur du vaisseau "l'Espérance" .

Cet homme faisait du commerce entre la France, du port de Hâvre de Grace, vers les îles de la mer Caraïbe, aidé en cela par Jean Cavelet, gros armateur du Havre et directeur de la "Romaine". Lors de l'achat du marquisat de Graville, Jean Cavelet devint le procureur spécial du cardinal de Richelieu, acquéreur de plusieurs domaines maritimes.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une statue de Belain d'Esnambuc a été érigée dans la place de la Savane à Fort-de-France. Il existe une rue Belain d'Esnambuc au Havre.

Un navire bananier de la Compagnie générale transatlantique a porté son nom de 1939 à 1942 ; réquisitionné par la Kriegsmarine, il a été rebaptisé Pommern.

Un bas-relief sculpté dans de l'ardoise est fixé depuis 1985 sur la partie sud du cocher, face au chêne millénaire, à Allouville-Bellefosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théodore Baude, D'Esnambuc; ou, Lente réparation d'un injuste oubli, Impr. du gouvernement, Fort-de-France, 1942.
  • Lénis Blanche, Histoire de la Guadeloupe, M. Lavergne, Paris, 1938.
  • René Dreux-Brézé, L'Épopée des Antilles : vie de Pierre Belain d'Esnambuc, gentilhomme normand (1585-1646), Librairie de l'Arc, Paris, 1937.
  • Auguste Joyau, Belain d'Esnambuc, Bellenand, Paris, 1950.
  • René Maran, Les Pionniers de l'empire, Albin Michel, Paris, 1943-1955.
  • Pierre Margry, Origines transatlantiques. Belain d'Esnambuc et les Normands aux Antilles, d'après des documents nouvellement retrouvés, A. Faure, Paris, 1863.
  • Pierre Margry, Belain d’Esnambuc et les Normands aux Antilles, Paris, , 103 p. (lire en ligne)
  • Georges Blond, Histoire de la flibuste., Stock, Paris, 1969.


Liens externes[modifier | modifier le code]