Théodore Gudin

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Théodore Gudin
Théodore Gudin photographie.jpg

Théodore Gudin photographié vers 1865 par Étienne Carjat, musée d'Orsay, Paris.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Antoine Théodore Gudin
Nationalité
Activité
Maîtres
Élèves
Distinction
Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) +

Théodore Gudin[Note 1], né le à Paris, mort le à Boulogne-Billancourt, est un peintre de marine français, qui fut le premier peintre de la Marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Théodore Gudin abandonne ses études et s'embarque pour New York. Il s'engage dans la marine américaine. Il navigue sur le Manchester-Packet, un brick de 250 tonneaux. Au bout de trois ans il revient à Paris et veut devenir peintre, comme son frère Louis, en rejoignant l'atelier d'Anne-Louis Girodet[1]. Il est ami avec Eugène Sue à qui il apprend le dessin, Sue lui apprend l'équitation[2]. Il fait ses débuts au Salon de Paris de 1822 avec un Brick en détresse et une Vue de l'embouchure de la Seine. En 1824, il expose un Sauvetage et une Vue du fort Chaput près de l'île d Oléron. Il est à cette époque déjà un protégé du duc d'Orléans qui deviendra roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier. Il avait exécuté un tableau représentant la Visite par un corsaire de l'America, navire sur lequel le duc avait embarqué pour les États-Unis en 1796. Ce tableau est présenté au salon de 1827 avec le Bateau à vapeur débarquant ses passagers à Douvres[3]. Charles X lui commande La Mort de l'enseigne de vaisseau Bisson en 1828. Gudin est ami de Dupetit-Thouars et prend part à l'expédition d'Alger, où il dessine de nombreux croquis. Il est nommé peintre de la marine royale en 1830, à la cour de Louis-Philippe Ier, puis de Napoléon III.

Il fait un tour d'Italie, puis de Suisse en 1832, prenant de nombreuses esquisses dans ses carnets : le 3 septembre 1832 il est à la frontière entre le Piémont et la Suisse, le 12 septembre 1832 il se trouve à Sion où il croque les collines de Valère et Tourbillon. Le 24 mai de l'année suivante, il réside à Moudon, et le 26 mai à Thoune, deux villes où il fait des croquis des sites historiques. Il voyage ensuite en Russie où il réalise des croquis de manœuvres navales russes. Il retourne en France sur La Danaé.

Sous Louis-Philippe, Théodore Gudin est nommé baron. Le roi lui commande 90 tableaux destinés au musée de Versailles : ils doivent commémorer le souvenir des épisodes de l'histoire navale française[4].

Il est fait officier de la Légion d'honneur en 1841[5]

En 1844 il épouse la fille d'un lord anglais, filleule de Louis-Philippe. Quand la Révolution de 1848 éclate, il partage sa vie entre la France et l'Angleterre et garde de bonnes relations avec tous les pouvoirs politiques. Cependant, lors du coup d'état de 1851, Gudin est du côté des républicains. Il est élevé à la distinction de commandeur en 1857[6].

Quelques années plus tard, Gudin accompagne l'empereur Napoléon III en Algérie, puis il retourne à Tanger sur La reine Hortense. En 1870, Gudin réside en Angleterre.

Il est vice-président de la jeune Société centrale de sauvetage des naufragés[7] à la création de laquelle il a œuvré en 1864, hanté par le souvenir de la noyade de son frère Louis, alors qu'ils canotaient ensemble sur le Seine vers 1820[2].

En 1871, Théodore Gudin, qui est propriétaire des marais de Kermor (300 hectares), entre Sainte-Marine et l'Île-Tudy, qui ont été transformés en polder en 1853, confie à Eugène de Toulgoët, un armateur de Loctudy, la direction de la Société des pêcheries de Kermor qui se lance dans la pisciculture[8] dans des bassins créés en arrière de la digue, mais l'expérience tourne court[9].

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articlePhilippe Le Bas et Augustin François Lemaitre, France. Dictionnaire encyclopédique Paris, Firmin Didot frères, 1840-45. (OCLC 13697756)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleJean Chrétien Ferdinand Hoefer, « Gudin (Jean Antoine Théodore) », dans Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, …, Paris, Firmin Didot frères, fils et cie, 1858. (OCLC 15471930)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article(en) John Denison Champlin et Charles Callahan Perkins, Cyclopedia of Painters and Paintings, New York, C. Scribner's Sons, 1887. (OCLC 581177)
  • Bénézit, (en) janvier 2006 (ISBN 9780199773787), (lire en ligne novembre 2011 e-ISBN: 9780199899913)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Né Jean Antoine Théodore Gudin, dit le baron Gudin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Denison, p. 183
  2. a et b Voir :"Souvenirs du Baron Gudin peintre de la marine (1820-1870)" publiés par Edmond Béraud, Paris 1921.
  3. Le Bas, p. 166.
  4. Selon Maxime du Camp : "Le musée de Versailles l'a tué, condamné aux marines, traînant comme un boulet toutes les gloires navales de la France, il n'a pu suffire à ce travail de galérien, il est mort à la peine."
  5. http://historic-marine-france.com/huile/gudin.htm
  6. Hoefer, p. 350.
  7. La Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN), a été reconnue d’utilité publique par un décret impérial du 17 novembre 1865
  8. élevage de turbots, bars et autres poissons de luxe.
  9. Serge Duigou, L'Odet, plus belle rivière de France, éditions Palantines, 2010 [ISBN 978-2-35678-026-3]
  10. Site diacritiques.blogspot.com
  11. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/le-port-de-camaret/

Liens externes[modifier | modifier le code]