Pierre-Stanislas Bédard

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Pierre-Stanislas Bédard
Illustration.
Fonctions
Chef du Parti canadien
vers 1806
Prédécesseur Premier titulaire
Successeur James Stuart
Député de Surrey n° 1 à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada
Prédécesseur Jacques Cartier
Successeur Pierre Amiot
Député de la basse-ville de Québec n° 2 à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada
Prédécesseur John Young
Successeur John Mure
Député de Northumberland n° 1 à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada
Prédécesseur Premier titulaire
Successeur Augustin Caron
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Charlesbourg
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Trois-Rivières
Parti politique Parti canadien
Profession Juriste, homme politique, journaliste

Pierre-Stanislas Bédard, dit parfois aussi Pierre Bédard, (Charlesbourg, - Trois-Rivières, ), est un avocat, homme politique, journaliste et juge du Bas-Canada. Député à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de 1791 à 1812, il s'affirme au tout début du XIXe siècle comme le chef du Parti canadien naissant. Fondateur du journal Le Canadien, il joue un rôle important dans les débuts du mouvement réformiste bas-canadien, précurseur du mouvement patriote.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 17 mars 1810, alors que la confrontation entre d'une part, le parti canadien et d'autre part, le Parti bureaucrate et les autorités britanniques atteint son point culminant, le gouverneur James Craig fait arrêter Charles Lefrançois, l'imprimeur du Canadien, et ordonne la saisie de ses presses. Deux jours plus tard, les propriétaires du journal, Bédard, François Blanchet et Jean-Thomas Taschereau, accusés de « pratiques traîtresses », sont à leur tour jetés en prison. Alors que Blanchet et Taschereau sont rapidement libérés, Bédard, qui réclame la tenue d'un procès, demeure en prison. Pendant son incarcération, Bédard est mis en nomination et réélu aux élections générales du 27 mars 1810, dans le comté de Surrey. Le gouverneur Craig tente de le faire rayer de la liste des députés mais la Chambre d'assemblée décide qu'il peut siéger[1]. Il est finalement élargi en mars 1811.

Nommé juge à Trois-Rivières en 1812 par George Prevost, le successeur de Craig, il se tient ensuite à l'écart de la politique active.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Janet Ajzenstat, « Canada's First Constitution: Pierre Bédard on Tolerance and Dissent », Canadian Journal of Political Science / Revue canadienne de science politique, vol. 23, no 1,‎ , p. 39-57 (JSTOR 3228220)
  • Gilles Gallichan, « Pierre Bédard, le devoir et la justice : 1re partie – La liberté du Parlement et de la presse », Les Cahiers des Dix, vol. 63,‎ , p. 101–160 (lire en ligne).
  • Gilles Gallichan, « Pierre Bédard, le devoir et la justice : 2e partie – La politique et la magistrature », Les Cahiers des Dix, vol. 64,‎ , p. 145-207 (lire en ligne).
  • Gilles Gallichan, « Pierre Bédard, les Canadiens et la guerre de 1812 », L'Action nationale, vol. CII, no 4 « La frime des célébrations de 1812 : Le loyalisme contre les idées républicaines »,‎ , p. 64-78 (ISSN 0001-7469, lire en ligne [html]). [version pdf]
  • Denis Monière et al., « Pierre-Stanislas Bédard, la crise de 1810 et les débuts de la démocratie parlementaire » (dossier thématique spécial), Bulletin d'histoire politique, vol. 19, no 3,‎ (ISBN 978-2-89649-308-1, ISSN 1201-0421). [table des matières]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marcelle G. Gingras, Bien avant Le Soleil, dans Mosaïque québécoise, Cahiers d'histoire, no 13, La Société historique de Québec, 1961, p. 53.