Philippe de France (1116-1131)

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Philippe de France
Image illustrative de l'article Philippe de France (1116-1131)

Titre Roi de France
(1129-1131)
Biographie
Dynastie Capétiens
Naissance
Décès (à 15 ans)
Paris
Père Louis VI le Gros
Mère Adèle de Savoie

Philippe de France, né le 29 août 1116 et mort à Paris le 13 octobre 1131, est le fils ainé de Louis VI le Gros et d'Adèle de Savoie. Il est sacré et associé à son père en 1129 mais décède accidentellement deux ans plus tard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans l’idée d'assurer la continuité dynastique capétienne, Philippe est désigné comme le successeur de son père à Senlis à l'occasion de la fête de Pâques 1120, alors qu’il n'a que quatre ans[1]. À l'âge de treize ans, il est ensuite associé à son père sur le trône de France et sacré à Reims le dimanche 14 avril 1129 par l’archevêque Renaud de Martigné[2].

Le , alors qu'il se déplace à cheval dans Paris à l'occasion d'un rassemblement de l'ost royal réuni pour combattre les seigneurs de Vexin, un porc affolé se jette au pied de sa monture qui se cabre, le fait tomber et l'écrase lourdement[3]. Transporté dans une maison voisine, le jeune homme de quinze ans meurt peu après de ses blessures[3]. Il semble que cet accident soit à l’origine de l’interdiction de la divagation des porcs dans les rues de Paris[4].

Philippe est inhumé le 17 octobre à Saint-Denis et rapidement remplacé par son frère, Louis le Jeune qui, âgé de onze ans, est sacré sur les conseils de Suger dès le 25 octobre.

Le médiéviste Michel Pastoureau a consacré un ouvrage complet sur la mort peu familière de ce roi, où il suggère qu'elle a eu des conséquences importantes sur l'Histoire de France. Selon son interprétation, cette mort aurait poussé sur le trône un roi médiocre, peu préparé au gouvernement, là où Philippe semblait à l'inverse avoir des dispositions. Enfin, cette mort déshonorante pour la dynastie, à cause d'un animal domestique considéré comme sale et impur, aurait poussé son père et les dynastes suivants, à choisir comme emblème dynastique la sainte Vierge et ses attributs : la fleur de lys et le bleu, ce dernier devenant la couleur de la France par excellence, survivant même à la Révolution[5].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources d'époque[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bournazel, Louis VI le Gros, Fayard,‎ , p. 156
  2. Bournazel, Louis VI le Gros, Fayard,‎ , p. 434
  3. a et b Bournazel, Louis VI le Gros, Fayard,‎ , p. 229-230
  4. Roland Jussiau et Louis Montméas, L'élevage en France : 10 000 ans d'histoire, Educagri,‎ , p. 191
  5. Michel Pastoureau, Le roi tué par un cochon, Seuil, 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]