Paul Thiébault

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Paul Charles François Adrien Henri Dieudonné Thiébault
Paul Thiébault

Naissance
Berlin (Prusse)
Décès (à 76 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17921815
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 35e colonne
Tombe au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Paul Charles François Adrien Henri Dieudonné Thiébault, né le à Berlin et mort le à Paris, est un général d’Empire.

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Il naît à Berlin, de Dieudonné Thiébault, professeur à l’École militaire de Berlin et ami de Frédéric le Grand. Il part s’établir en France, et y trouve un emploi administratif, à la liquidation de la dette, qu’il occupe jusqu’en 1792.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Le il se porte volontaire au 13e bataillon de volontaires de Paris également appelé bataillon de la Butte des Moulins, mais en est renvoyé pour raisons de santé fin novembre. Commissaire adjoint du pouvoir exécutif à Tournai le , il est nommé lieutenant au 1er régiment de chasseurs à cheval le , puis capitaine au 2e régiment de hussards un mois plus tard. Inculpé de complicité de trahison après celle de Dumouriez, il est arrêté le , emprisonné le . Il réussit à se faire innocenter. Remis en liberté le , il s’engage à nouveau, d’abord dans l’armée du Rhin, puis dans l’armée du Nord jusqu’en 1794. Il est à la reprise du Quesnoy le ; devient capitaine au 2e bataillon de tirailleurs en octobre, puis commande un bataillon de tirailleurs belges sous les ordres de Jean-Baptiste Dumonceau au siège de Breda le . Montant en grade rapidement, il est nommé adjoint de l'adjudant-général Solignac à l’armée d’Italie le .

Il sert à Rivoli le , devient chef de bataillon le , se distingue lors de l’assaut de Naples en et est nommé adjudant-général chef de brigade le . Il sert à Manfredonia, San Germano et Isola, puis est mis en congé en juin.

Rappelé le il est affecté à l’armée d’Italie, où il sert à l’état-major de Masséna au siège de Gênes en avril ; il est nommé provisoirement général de brigade par Masséna lors de la reprise du fort de Quezzi le , puis mis à nouveau en congé le . Il est confirmé dans le grade de général de brigade par arrêté des consuls le .

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Il exerce diverses fonctions en France de 1801 à 1805. Appelé à la Grande Armée le , il y commande la 2e brigade de la division Saint-Hilaire à la place de Daultanne le . Lors de la bataille d’Austerlitz, il commande la 2e brigade de la 1re division d’infanterie, en soutien de Vandamme : il fait donc partie du corps d’armée qui monte à l’assaut et prend le plateau de Pratzen. Il est blessé au bras droit et à l'épaule au cours de la bataille.

Nommé gouverneur du pays de Fulda le , il est ensuite transféré en août 1807 à l’armée du Portugal comme chef d'état-major de Junot ; puis en Espagne. Il sert à Vimeiro le .

Il est promu général de division le . Il devient chef d'état-major du 8e Corps de l'Armée d'Espagne sous Junot, le . Il commande ensuite les trois provinces basques, puis celle de Burgos. Il est autorisé à rentrer en France en . Il devient gouverneur de Salamanque en , puis chef d'état-major du 9e Corps sous Drouet d'Erlon du au , et enfin puis gouverneur de la Vieille Castille,de Toro, Zamora, Ciudad-Rodrigo et Almeida.

Il est nommé baron d'Empire le . Il remporte la victoire à la bataille d'Aldea de Ponte le . Le il réussit dans sa mission de ravitailler Ciudad-Rodrigo à partir de Salamanque. Il est commandant d'une division à l'armée du Nord sous Dorsenne le . Il est renvoyé en congé en France par suite de dissentiments avec son général en chef Caffarelli en janvier 1813.

Affecté en Allemagne à Mayence en . Il commande sous les ordres de Davout la 3e division d’infanterie à la Grande Armée, à Hambourg du au 1er juillet. Il commande la 4e division d'infanterie du 13e Corps de la Grande Armée sous Davout au siège de Hambourg du au . Nommé chevalier de Saint-Louis le , il est mis en non-activité le 1er septembre.

Au retour de l’Empereur, il se rallie. Pendant les Cent-Jours, il est nommé à la défense de Paris en  ; puis il commande la 18e division militaire à Dijon en septembre. Il est mis en non-activité le , puis admis à la retraite le . Il est promu grand officier de la Légion d'honneur le .

Il meurt à Paris le . Il repose, avec son père Dieudonné Thiébault au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Mémoires[modifier | modifier le code]

Ses mémoires sont une source précieuse pour l’histoire du Premier Empire : ils fourmillent de détails, ses jugements sur les grands personnages de l’Empire sont souvent sans concession. Ils ont été publiés à Paris chez Plon, Nourrit, en plusieurs volumes, en 1896, sous le titre : Mémoires du général baron Thiébault, 1806-1813.

États de services[modifier | modifier le code]

  • 1792 : bataillon de volontaires de la Butte des Moulins
  • 1793 : rengagé : armée du Rhin
  • 1793-1794 : armée du Nord
  • 1795-1799 : officier, armée d’Italie
  • 1799 : mise en congé
  • 1800 : rappel, armée d’Italie
  • 1801 : général de brigade
  • 1805 : blessé à Austerlitz
  • 1806 : gouverneur de Fulda
  • 1808 : général de division
  • 1810 (mai) : gouverneur de Salamanque
  • 1811 : gouverneur de Vieille-Castille
  • 1815 : garnison de Paris

Décorations et honneurs[modifier | modifier le code]

Son nom figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Journal des opérations militaires du siège et du blocus de Gênes, écrit en 1801
  • Relation de l’expédition du Portugal faite en 1807 et 1808
  • Manuel général du service des états-majors généraux et divisionnaires dans les armées
  • Mémoires
  • Du chant, et particulièrement de la romance, 1813

Son fils Adolphe (1797-1875) est instructeur militaire et amateur d’antiquités.

Les papiers personnels de Paul Thiébault sont conservés aux Archives nationales sous la cote 618AP[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudio Chiancone, La Padova del 1797 nelle memorie di un ufficiale napoleonico, dans Padova e il suo terriorio, 140, , p. 12-14 (sur le séjour vénitien de Thiébault en 1797).
  • « Cote LH/2589/68 », base Léonore, ministère français de la Culture
  • Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 4, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 302.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]