Patrick Moya

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Patrick Moya
Patrick Moya en 2010.jpg
Naissance
Nationalité
Activité
Peinture, sculpture, céramique, dessin, performances, live painting, art numérique
Formation
Influencé par
Site web

Patrick Moya est un artiste plasticien français né le à Troyes, de père espagnol.

Il vit et travaille à Nice. Il utilise peinture, sculpture, dessin, céramique, performances, live painting (en), art numérique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études d'art à la Villa Arson de Nice(1974-1977), Patrick Moya commence par poser nu comme modèle pour les écoles de dessin, tout en lisant Mc Luhan et poursuivant une réflexion sur la place de l'artiste dans les nouveaux médias (en particulier la télévision en direct). En 1982, il publie, aux éditions Bramstocker, un petit opuscule en photocopie intitulé Théorie d'un modèle aux Beaux-Arts, où l'on voit exprimées la plupart des idées sur lesquelles reposent son œuvre à venir : « le message, c'est le medium. Le seul message que j'ai à faire passer, c'est MOI. Je suis le medium. Dans la télévision en direct, le vrai medium … c'est l'homme ». En résumé : l'artiste doit vivre dans son œuvre, le créateur se confondre dans la créature, et s'adresser au grand public pour toucher le plus grand nombre[1].

Au début des années 80, assimilant l'œuvre à la signature, Moya réalise ses premières œuvres (peintures, dessins, sculptures) en travaillant uniquement sur les lettres de son nom, M-O-Y-A. Par exemple, en 1991, il construit à Taïwan une sculpture monumentale avec les lettres de son nom, lors d'un symposium de sculptures : elle existe toujours dans le jardin du Kaohsiung Museum of Fine Arts (en).

Il présente dès 1996 de grandes toiles et des sculptures au MAMAC, le Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice.

Après une période qu'on pourrait donc qualifier d'abstraite, il invente en 1996 un premier alter ego, autoportrait caricatural inspiré du personnage de Pinocchio qui lui permet de se représenter dans ses œuvres. Un univers personnel, proche de la Figuration Libre, se dessine peu à peu. D'abord avec la création de Dolly, en 1999, personnage ovin inspiré de la fameuse brebis clonée, et qui deviendra l'identité visuelle des soirées techno « Dolly Party » dans le Sud de la France, ainsi qu'un des personnages centraux de l'univers Moya (ou « Moya Land »).

En septembre 2005, il est invité d'honneur au Salon d'Art "Pluie des Toiles"[2], organisé par l'artiste-peintre Josiane Allegri-Vignale, à l'Hôtel Sofitel à Cannes aux côtés d'artistes régionaux, tels que Anne-Marie Da Costa-Lima, Claude Valois, Mireille Cornillon, André Appert et José Martins.

En juin 2007 est inaugurée, par Christian Estrosi alors ministre de l'Outremer, la peinture murale intérieure d'une chapelle à Clans, village du haut pays niçois : cette peinture raconte l'histoire de Saint Jean-Baptiste à base d'autoportraits de l'artiste. La même année, Patrick Moya recrée son « Moya Land » dans le monde virtuel en 3D de Second Life.

En octobre 2008, il participe à une grande exposition internationale intitulée Rinascimento virtuale (Renaissance virtuelle) qui eut lieu dans le musée national d'anthropologie et d'ethnologie de la ville de Florence en Italie. Organisée par le journaliste Mario Gerosa (rédacteur en chef d'AD magazine Italia), cette exposition regroupait de nombreux artistes de Second Life.

En 2011, un catalogue raisonné parait aux éditions ArtsToArts : 2 tomes, plus de 800 pages, 4 200 œuvres référencées, 40 ans de création. Durant tout l'été 2011, Patrick Moya investit, du sol au plafond, le centre d'art La Malmaison de Cannes pour présenter La civilisation Moya : il peint in situ, sur tous les murs auparavant recouvert de toile noire, une fresque de 90 mètres de long au total, sur 4 mètres de hauteur, et qui raconte son aventure artistique, depuis la création du monde jusqu'à la virtualisation de son personnage « moya », devenu « avatar ». Un reportage du Journal d'Arte nous expliquera qui sont les « moyas ».

En 2012, Patrick Moya publie un livre intitulé L'art dans le nuage (éditions Baie des Anges), dans lequel il analyse le devenir de l'art et de l'artiste dans le nuage informatique.

Adepte depuis les années 2000 de la « live painting » (peinture en direct et en public), Moya bat son record en 2013, lors de la foire d'art « Vernice » de Reggio d'Émilie (Italie), avec une peinture, faite en deux jours, de 27 mètres de long.

Parue en mai 2015, une nouvelle biographie réactualisée de l'artiste, Le cas Moya, suit les différentes phases de son travail pour en mesurer la cohérence : Moya écrit son nom (1979/1989) - Moya marque de son nom des images anonymes (1990 /1996) - Moya apparait seul dans son œuvre (1996 /1999) sous forme de personnage de bd inspiré de Pinocchio - Moya crée son monde en 2D (1999 /2007) - Moya Maitre du monde en 3D (2007/2015). Où l'on voit comment Moya a réussi à « devenir Tintin et non Hergé, La Joconde et non pas Léonard de Vinci ». Grâce à son avatar, il est en quelque sorte « devenu une créature pour vivre à l'intérieur de l'Œuvre ».

En décembre 2015, il retrouve sa ville natale de Troyes pour une installation in situ : il peint toute l'exposition sur les murs de la Maison du Boulanger, peintures murales qui seront effacées à la fin de l'exposition.

En 2016, il est choisi par le conservateur du Palazzo Ducale de Mantoue, Peter Assmann, pour une grande exposition monographique dans la Cantina, sous le titre « Il laboratoire della metamorfosi »

En décembre 2017, le département des Alpes Maritimes lui consacre une rétrospective dans son nouvel espace, la Galerie Lympia, sur le port de Nice : sous le titre « Le Cas Moya », la scénographie de l’exposition présente les différentes facettes de l’oeuvre de Moya, en déclinant, avec quelques clins d'oeil à la psychanalyse, plusieurs thèmes : l’Enfance de l’art, le Nom du père, le Stade du miroir, la Création du Moya Land, Et Moya créa Dolly, La Chambre de l’artiste, L’art est un spectacle, La Constitution du Moi, Le Surmoi, et L’art dans le nuage.

Œuvres de Patrick Moya dans les collections publiques en France (sélection)[modifier | modifier le code]

  • MAMAC (Nice) : Moya et l'âne Onyme (peinture)[3]
  • MAMAC (Nice) : Petit Adam 1 (sculpture)[4]
  • MAMAC (Nice) : Petit Adam 2 (sculpture)[5]
  • Ville de Cahors : Moya arrive à Cahors (peinture, 2004)
  • Monaco : fresques (murs et plafond) pour le CHPG (hôpital Princesse Grace de Monaco, service gastro-entérologie, 2006)
  • Ville de Cap d'Ail : Vache Moya et Statuette de la Liberté de Moya (sculptures, 2008)
  • Village de Coaraze : un cadran solaire sur le mur de l'école (bronze et céramique, 2008)
  • Ville de Cannes : Grand Moya bleu (sculpture, 2011)
  • Ville de Nice, Donation de Jean Ferrero (ou Espace Ferrero), inaugurée en février 2014 : plusieurs œuvres des années 1990 à 2013
  • Ville de Beaulieu-sur-Mer : une grande toile réalisée en direct et public (Mairie, 2014)
  • Ville de Nice : une stèle funéraire pour les Tout petits (Crématorium de Nice, 2015)
  • Ville de Saint-Étienne-de-Tinée/Auron : une grande toile sur le thème de la Transhumance (Office du tourisme d'Auron, 2015)
  • Ville de Melun : une toile (pour l'Espace St Jean, 2016)
  • Ville d'Epinal : La Joconde de Moya, une copie d'une copie de la Joconde, 2017 (musée départemental d'art ancien et contemporain)

En Asie[modifier | modifier le code]

  • Kaohsiung Museum of Fine Arts, Taïwan : une sculpture monumentale (1991)[6] et une autre sculpture, Moya Tree (1991)[1]

Quelques expositions monographiques[modifier | modifier le code]

Presse (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Artension : « Carte blanche à Moya », n° de juillet-aout 2002
  • Cimaise : « Patrick Moya : l'artiste n'a pas à se justifier », article de Frédéric Riou, automne 2003
  • Radio Classique : interview de Patrick Moya par Gérard Bonos, 10 mai 2005
  • Univers des arts : « L'Arche de Moya », article de Nicole Lamothe, octobre 2006
  • La Vie : « La chapelle de Patrick Moya »], 7 juillet 2011[7]
  • Beaux-Arts magazine : guide des 1 000 expos de l'été, « Cannes, Moya à la Malmaison », juillet 2011
  • La Gazette Drouot : « L'autre Riviera », article d'Alexandre Crochet, dernier chapitre sur Moya (Bonjour, Monsieur Moya), 22 juillet 2011
  • Le Point : « A suivre : L'incroyable fresque de Patrick Moya », article de Laurence Giudicelli, , no 2028, 28 juillet 2011, page III
  • Résidences Decoration : « Magistral », article sur la fresque Moya de La Malmaison, no 101, été 2011
  • Journal d'Arte - lundi 22 août 2011: reportage sur l'exposition de Cannes[8]
  • FR3, Documentaire : « Nice, atelier perpétuel », par Valery Gaillard, 2011[9]
  • France TV Info : Reportage « Moya en abondance, l'œuvre d'un artiste égocentrique et inclassable », par Marie Pujolas, 18 février 2015[10]
  • Beaux-Arts Magazine : « Dans la tête de Patrick Moya », par Pauline Weber, février 2018

Principales galeries en France et ailleurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Le Cas Moya, Baie des Anges éditions, 2015
  • Moya fait son cirque, Baie des Anges éditions, 2013
  • L'art dans le nuage, Baie des Anges éditions, 2012
  • Patrick Moya, catalogue raisonné, 1971/2011, texte de Florence Canarelli, éditions ArtsToArts
  • La civilisation Moya, Frédéric Ballester, Florence Canarelli, édition Images en Manœuvre, Marseille, 2011
  • Le Carnaval des animaux, Patrick Moya, Siranouche éditions
  • Le bestiaire de Moya, Patrick Moya, éditions de la Huppe, 2010
  • L'abécédaire de Moya, Florence Canarelli, MPO, 2010
  • La chapelle Moya, Florence Canarelli, Mélis éditions, 2007
  • Le cas Moya, Florence Canarelli, Collection Galerie Ferrero, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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