Parsac

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Parsac
Parsac
La gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Maire délégué François Riva
2016-2020
Code postal 23140
Code commune 23149
Démographie
Gentilé Parsacois, Parsacoises
Population 609 hab. (2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 11″ nord, 2° 09′ 11″ est
Altitude Min. 367 m
Max. 503 m
Superficie 38,99 km2
Élections
Départementales Gouzon
Historique
Commune(s) d'intégration Parsac-Rimondeix
Localisation
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Parsac (Parçac en occitan marchois) est une ancienne commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Creuse dans la région Nouvelle-Aquitaine, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Parsac-Rimondeix.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Parsac se trouve de part et d'autre de la RN 145 (RCEA).

Le bourg situé en bordure de ce grand axe est composé d'une école maternelle et primaire, un collège, gymnase, bar-tabac (avec un point multi-services), d'une bibliothèque, agence postale, d'un salon de coiffure, service de taxi, stade de football et d'une salle polyvalente.

Celui-ci via la RN145 est à 15 minutes de Guéret, 20 minutes de Montluçon, 1h de Limoges (RN145/A20) et 1h15 de Clermont-Ferrand (RN145/A71).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Parsac est d’origine gallo-romaine. Il vient de Parcius ou Parciacus. C’est à cette époque qu’a été construit un temple sur lequel a été érigée une église carolingienne sur laquelle se trouve maintenant l’église romane construite au XIIe siècle.

  • L'église romane Saint-Martin : le saint patron de Parsac est saint Martin de Tours. Son jour d’ordination est le , date à laquelle les villageois allaient en procession à la fontaine portant son nom.
  • La fontaine Saint-Martin : cette fontaine qui ne tarit jamais était réputée guérir les fièvres.
  • Le village de Parsac s’est construit autour d’un château dont il ne reste que quelques vestiges de nos jours. Ce château probablement construit au XVe siècle a pu remplacer un château plus ancien. Il ne reste aujourd’hui qu’une tour, un petit corps de bâtiment et des remparts. Ce château autrefois était entouré d’un étang qui lui servait de défense. Il possédait un donjon rectangulaire dont les pierres ont servi à construire la résidence actuelle. L’étang de Parsac était alimenté par les ruisseaux du Verreaux et de l’Aubre. Il a disparu en 1845 quand un terrible orage l’a fait déborder et lui a fait emporter la chaussée et causer une inondation dans le bourg. L’étang alimentait deux moulins, un moulin à blé qui a été transformé en maison d’habitation et un moulin à chanvre qui a été détruit.
  • Parsac, village animé : c'est entre 1900 et 1940 que Parsac a été le plus animé et était vraiment un bourg qui comptait de nombreux commerçants et artisans. Il y avait : 2 boulangeries, 3 boucheries, 6 épiceries dont l’une vendait de la vaisselle et des couronnes mortuaires, une autre des tissus, une autre de la vaisselle, une autre de la mercerie et une autre enfin des fruits et légumes, 4 commerces de vin en gros, 1 moulin, construit en 1932, tournant d’abord au mazout puis à l’électricité, 5 cafés dont 2 cafés restaurants, 2 coquetiers, 3 sabotiers, 1 coiffeur pour hommes, 1 coiffeur pour dames, 1 menuisier, 1 menuisier charron couvreur, 2 menuisiers charpentiers, 1 menuisier ébéniste, 2 lingères, 1 faiseuse de bonnets, 1 tailleur d’habits, 1 tailleur de pierres, 1 garage, 1 bûcheron, 1 tonnelier, 1 cordonnier, 2 chiffonniers, 1 charretier, 1 forgeron, 1 forgeron maréchal ferrant, 1 forgeron maréchal ferrant serrurier quincaillier, 1 notaire, et il y avait des fermes où l’on allait chercher du lait. Maintenant, il ne reste plus que 2 boulangeries, 1 café restaurant, des fermes et une Poste.
  • La Poste : à la place de celle-ci, avant 1889, se trouvait l’école des garçons, et l’école des filles se trouvait à la place de la boulangerie (en face du café). À cette époque, l’école était pour tout le monde et payante. 20 enfants issus de familles pauvres étaient pris en charge (10 par la commune et 10 par l’église). C’est à cette époque que l’école recevait une centaine d’élèves pour un seul instituteur. Celui-ci avait fait une demande au rectorat, pour avoir un adjoint, qui lui a été refusée. Après la loi de 1885-86 (Jules Ferry) qui donnait l’accès gratuit à l’école, la commune demanda l’agrandissement de l’école. Celui-ci fut refusé à cause d’un café qui se trouvait à côté. Alors fut décidée et entreprise la construction de l’école actuelle. Les bâtiments qui contiennent la Mairie et l’école élémentaire ont été construits en 1889. L’école était composée de deux parties. Une école de filles et une école de garçons qui étaient séparées par la mairie. Il y avait 4 classes (2 classes de filles et 2 classes de garçons). Les enfants étaient dans des classes mixtes mais étaient séparés au moment de la récréation. Les filles dans une cour et les garçons dans l’autre. C’est en 1895 qu’a été créée une classe enfantine qui accueillait les enfants entre 4 et 6 ans. À cette époque, il n’y avait pas de cantine, chaque enfant amenait de la nourriture et celle-ci servait à faire un repas commun. Le collège actuel a été construit vers 1970.
  • Parsac était alimentée en eau par deux puits (1 pour le haut du bourg et 1 pour le bas du bourg).
  • En face de la Poste, il y a une petite place. Sur celle-ci se trouvait une croix en pierre sur laquelle on déposait les cercueils lors d’un enterrement. Cette croix a été vendue et a servi de dallage pour le four du boulanger. Une autre croix se trouvait à la Croix de Gladière. Elle était en bois, et non entretenue, elle a pourri et disparu.

Le cimetière de Parsac n’a pas toujours été à l’endroit que nous connaissons aujourd’hui. Avant, il était dans le bourg. D’après des papiers officiels, nous savons qu’il a fallu presque un siècle pour que le cimetière soit changé de place. Nous avons appris que le presbytère a été vendu comme bien national pendant la Révolution et que la commune l’a racheté bien plus tard. Actuellement, il n’y a pas de curé qui réside à Parsac. Le dernier était M. Alhéritière Léon qui cessa d’exercer en 1922. Depuis, c’est le curé de Gouzon qui vient pour célébrer les messes. En 1987 - 88 - 89, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des sarcophages et mis au jour une partie du temple gallo-romain qui constitue les fondations de l’église.

Au XVe siècle et sans doute jusqu'à la Révolution française, une majeure partie des habitants de Parsac étaient tenanciers de la commanderie de Blaudeix[1]. Ils étaient soumis au droit de Mortaille[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 En cours François Riva DVD Retraité de l'enseignement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Denise Gaumer    
mars 2008 décembre 2015 François Riva DVD Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 609 habitants, en augmentation de 4,46 % par rapport à 2008 (Creuse : −2,49 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4061 0981 4281 5381 6481 6851 6631 6971 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6491 5951 6281 6391 6451 6421 6441 5981 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6111 6081 5431 3451 2751 2531 2021 060932
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2013
847768681644619592587607609
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Octave Dayen, né le à Parsac et mort le dans sa ville natale, est un coureur cycliste français. Il a notamment participé aux Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam, où il finit 4e du kilomètre et 23e de la course en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Allard, « « Villages » et impositions : La commanderie de Blaudeix (Creuse) au milieu du XVe siècle », dans Le village des limousins : Études sur l'habitat et la société rurale du Moyen Âge à nos jours, Presses Univ. Limoges, , 532 p. (ISBN 978-2-8428-7258-8, présentation en ligne), p. 185, note 31
    64.51% des habitants de Parsac étaient tenanciers des Hospitaliers de Blaudeix.
  2. Allard 2003, p. 182.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  7. « Église Saint-Martin », notice no PA00100221, base Mérimée, ministère français de la Culture