Catherine Bréchignac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bréchignac.

Catherine Bréchignac

Description de cette image, également commentée ci-après

Catherine Bréchignac en 2006.

Naissance
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France française
Champs Physique
Institutions Université Paris-sud et CNRS
Diplôme École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses et Université Paris-sud
Distinctions Prix Holweck
Médaille d'argent du CNRS

Catherine Bréchignac est une physicienne française née le à Paris, ancienne présidente du CNRS de 2006 à 2010 et du Haut Conseil des biotechnologies d'avril 2009 à décembre 2010, elle est secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences depuis janvier 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du physicien Jean Teillac, elle fait ses études à l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses et à la faculté des sciences d'Orsay de l'université de Paris de 1967 à 1971. Elle y obtient la maîtrise en physique (1969) et le diplôme d'études approfondies en physique quantique (1970). Nommée professeur agrégé de physique en 1971, elle est détachée de 1971 à 1984 au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) au sein du laboratoire Aimé-Cotton à Orsay, tout d'abord comme attachée de recherche, puis, l'année suivant l'obtention de son doctorat d'État ès sciences physiques à l'université Paris-XI (1977), comme chargée de recherche. Elle est nommée directrice de recherche en 1985.

En 1989, elle prend la direction du laboratoire Aimé-Cotton. Elle est ensuite (1995-1997) directrice scientifique du département des sciences physiques et mathématiques du CNRS, puis directrice générale de l'établissement de 1997 à 2000[1]. Elle défend alors clairement l'indépendance de l'institution, notamment face au ministre Claude Allègre. À l'issue de son mandat, en juillet 2000, le ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg la remplace par Geneviève Berger[2]. Catherine Bréchignac reprend alors ses recherches. En parallèle, elle est nommée en 2003 présidente de l’Institut d'optique théorique et appliquée et, en 2004, présidente du conseil d'administration du Palais de la découverte[3]. En 2005, elle est élue présidente du Conseil international des unions scientifiques.

Elle est nommée présidente du CNRS lors du Conseil des ministres du , sur proposition du ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche François Goulard, après une crise de direction qui avait notamment vu s'affronter son prédécesseur Bernard Meunier et le directeur général du CNRS Bernard Larrouturou. Elle forme alors un tandem avec Arnold Migus comme directeur général, mais le rôle prédominant de la présidence est clarifié.

Politiquement, elle se déclare progressiste et libre de collaborer[4]. À la demande de l'UMP, elle a participé à l'élaboration du programme concernant la recherche pour l'élection présidentielle de 2007[4],[5].

Le , elle est remplacée à la présidence du CNRS par Alain Fuchs alors qu'elle était candidate à sa propre succession[6]. Elle est nommée ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation[7].

Catherine Bréchignac a été nommée présidente du Haut Conseil des biotechnologies le [8]. Après avoir été élue le secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, elle a quitté la présidence du Haut Conseil des biotechnologies le pour pouvoir se concentrer pleinement à sa nouvelle fonction.

Elle est également membre du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et membre du conseil d'orientation de la fondation Écologie d'Avenir[9].

Apports scientifiques[modifier | modifier le code]

Catherine Bréchignac est une spécialiste de physique atomique, profitant de la physique nucléaire et de la physique moléculaire. Ses recherches ont concerné principalement les agrégats d’atomes, appelés en anglais "clusters". Elle est l'une des premières à s'être intéressée à ces objets, parfois proches des nanoparticules. Elle est l'auteur principal ou la coauteur de plus de 120 articles dans des revues à comité de lecture.

Position sur le réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

Alors que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat concluait dès 2007 que « L’essentiel de l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l’augmentation observée des concentrations des gaz à effet de serre anthropiques »[10] et a confirmé, en 2014, que « L’influence de l’homme sur le système climatique est clairement établie ... »[11], Catherine Bréchignac déclare en 2015 à La Recherche que « les températures globales n'ont pas bougé depuis dix-sept ans »[12] et que « la température moyenne du globe n'a pas de réalité thermodynamique », contestant ainsi la réalité scientifique du principal indicateur du réchauffement[13].

Autres fonctions et mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 18 juillet 1997 portant nomination du directeur général du Centre national de la recherche scientifique, JORF n°168 du 22 juillet 1997 page 10975
  2. Décret du 31 août 2000 portant nomination de la directrice générale du Centre national de la recherche scientifique, JORF n°203 du 2 septembre 2000 page 13687
  3. Arrêté du 18 août 2004 portant nomination du président du conseil d'administration du palais de la Découverte, JORF n°210 du 9 septembre 2004 page 15898
  4. a et b « Catherine Bréchignac, une forte tête pour le CNRS », Le Monde, sur au-trescols,‎ (consulté le 4 novembre 2013)
  5. Les Échos, 18/06/08
  6. Un nouveau patron à la tête du CNRS dans Le Monde du 14 janvier 2010
  7. Décret du 21 janvier 2010 portant nomination d'une ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l'innovation, JORF n°0018 du 22 janvier 2010 texte n° 64
  8. Décret du 30 avril 2009 portant nomination du président du Haut Conseil des biotechnologies, du président et des membres du comité scientifique et du président et des membres du comité économique, éthique et social, JORF n°0103 du 3 mai 2009 page 7497, texte n° 27
  9. « Fondation Écologie d'avenir » (consulté le 4 janvier 2015)
  10. GIEC, « Rapport du Groupe de travail I du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : Résumé à l’intention des décideurs » [PDF]
  11. GIEC, « Changements climatiques 2013 - Les éléments scientifiques » [PDF]
  12. Yves Sciama, « Les climato-sceptiques à l'assaut de l'Académie des sciences », sur La Recherche,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  13. Stéphane Foucart, « Regain climatosceptique à l'Académie des sciences », Le Monde,‎
  14. Arrêté du 18 août 2004 portant nomination du président du conseil d'administration du palais de la Découverte, JORF n°210 du 9 septembre 2004, page 15898, texte n° 51
  15. Arrêté du 21 juillet 2008 portant nomination au conseil d'administration du palais de la Découverte, JORF n°0178 du 1er août 2008 page 12329, texte n° 102
  16. Arrêté du 23 septembre 1998 portant création d'un Haut Comité des commémorations nationales auprès du ministre chargé de la culture
  17. Arrêté du 2 août 2013 portant nomination au Haut Comité des commémorations nationales, JORF n°0184 du 9 août 2013 page 13601, texte n° 79
  18. a, b, c et d « Notice biographique de Catherine Bréchignac », sur Académie des sciences (consulté le 4 novembre 2013)
  19. (en) « Alphabetical index of active members » [PDF], sur American Academy of Arts & Sciences (consulté le 4 janvier 2015)
  20. Décret du 25 mars 2005, JORF n°73 du 27 mars 2005 page 5176 texte no 3
  21. « Catherine Bréchignac », sur Académie royale (consulté le 5 novembre 2013)
  22. Décret du 18 avril 2014