Parc du Pléistocène

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Parc du Pléistocène
Image illustrative de l'article Parc du Pléistocène
Vue d'artiste de quelques mammifères communs du Nord de l'Eurasie lors de la dernière période glaciaire.
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)
Pays Drapeau de la Russie Russie
District fédéral Extrême-Orient
Sujet fédéral République de Sakha
Ville proche Tcherski
Coordonnées 68° 30′ 46″ nord, 161° 29′ 45″ est
Superficie 160 km2
Création 1988 / 1996
Site web http://www.pleistocenepark.ru/en/

Géolocalisation sur la carte : République de Sakha

(Voir situation sur carte : République de Sakha)
Parc du Pléistocène

Géolocalisation sur la carte : Russie

(Voir situation sur carte : Russie)
Parc du Pléistocène

Le parc du Pléistocène, en russe Плейстоценовый парк, Pleïstotsenovy park, est une réserve naturelle de Russie et un centre d'études scientifiques situés en Sibérie, dans la République de Sakha à 5 km environ de la ville de Chersky (Yakoutie) (68 ° 44'N, 161 ° 23'E)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc a été créée en 1977.

Vocations scientifique et de conservation[modifier | modifier le code]

Le parc est associé à la NESS (pour North-East Scientific Station), station de recherche devenue l'un des principaux lieux de recherche sur les écosystèmes arctiques. Elle accueille tout au long de l'année des chercheurs en écologie, climatologie, biologie arctique, études du pergélisol, de l'hydrologie, de la limnologie et de la géophysique, en physique atmosphérique, etc.. La NESS dispose de 3 laboratoires dotés d'équipements modernes et d'une capacité d'accueil de 50 chercheurs à la fois[1]. Les visiteurs n'y sont pas autorisés en hiver.

L'objectif du parc est de restaurer des paysages et écosystèmes évoquant autant que possible ceux de la dernière période glaciaire, quand les écosystèmes steppiques étaient les écosystèmes dominants sur la planète, autrefois « caractérisés par une forte densité d'animaux, une végétation herbacée riche et des taux élevés de cyclage biogéochimique »[1]. Sa phytocénose correspondrait à la toundra et sa zoocénose à la mégafaune de l'époque, dont le mammouth laineux (qui aurait alors besoin d'être ressuscité par la biotechnologie moderne).

Selon le russe Serguey Zimov qui s'appuie sur le "Pleistocène park" la toundra sibérienne actuelle est un écosystème très peu productif, parce qu'il résulte de la dégradation de l'écosystème steppique de la fin du pleistocène par l'action de l'homme, lequel a fait disparaitre les grands herbivores (dont le célèbre mammouth) et les carnivores associés[2]. « Une analyse des os recueillis dans le nord de la Sibérie a permis aux scientifiques de calculer que la biomasse animale, même dans les périodes les plus froides du nord, y atteignait 10 tonnes/km2 et que la moyenne par kilomètre carré de pâturage comprenait un mammouth, cinq bison, six Chevaux, et 10 rennes. Le nombre d'animaux dans les steppes du sud ou les steppes humides était significativement plus élevé que dans le nord »

Ainsi la restauration de ces steppes en lieu et place de la toundra pourrait contribuer à restaurer un puits de carbone et donc lutter contre la fonte du permafrost sibérien.

Renaturation[modifier | modifier le code]

Elle est basée sur la réintroduction d'animaux, qui a commencé en 1988. Selon son site internet en 2016, le parc du Pléistocène se compose d'une zone close de 16 kilomètres carrés qui abrite 5 espèces herbivores majeures: le bison, le bœuf musqué, l'orignal, des chevaux et le renne[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Pleistocene Park and the North-East Scientific Station (présentation, en anglais)
  2. Zimov S.A. Pleistocene Park: Return of the Mammoth’s Ecosystem// Science, 2005, Vol. 308. P. 796-798.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]