Michelangelo Alessandro Colli-Marchi

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Michelangelo Alessandro Colli-Marchi
Naissance 1738
Vigevano
Décès
Florence
Allégeance Saint-Empire
Arme Infanterie
Grade Feldmarschall-Leutnant
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre de Succession de Bavière
Guerre russo-turque de 1787-1792
Guerres de la Révolution française
Commandement Armée sarde
Armée pontificale

Michelangelo Allessandro Colli-Marchi, né en 1738 à Vigevano et mort le 22 décembre 1808 à Florence, est un officier italien, général de l'armée impériale du Saint-Empire, qui commanda pendant trois ans l'armée du royaume de Sardaigne à la tête de laquelle il combattit Bonaparte lors de la campagne d'Italie de 1796.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Né en Lombardie en 1738, Colli s'engage dans l'armée impériale du Saint-Empire comme officier d'infanterie en 1756. Au cours de la guerre de Sept Ans, il prend part à la bataille de Prague en 1757[1] et à la bataille de Torgau en 1760 où il est blessé. Il est fait Freiherr en 1764. Pendant la guerre de Succession de Bavière, il dirige comme major un bataillon d'infanterie et est fait colonel en 1779. Il prend part à la guerre russo-turque de 1787-1792, combat à Osijek et Belgrade où il est à nouveau blessé, est promu major-général en décembre 1788 et commande la forteresse de Josefstadt (en) en 1789.

Colli est un homme mince, de taille moyenne, aux yeux bleus. Ces contemporains le décrivent comme courageux, intelligent et calme sous le feu, devant parfois être porté sur une civière à cause des séquelles de ses blessures de guerre[2].

En Italie[modifier | modifier le code]

En 1793, le gouvernement impérial transfère Colli dans l'armée sarde et le promeut Feldmarschall-Leutnant en décembre. Il commande ainsi l'armée du royaume jusqu'en 1796. Il combat à Saorge le 12 juin 1793 et de nouveau le 24 avril 1794. En novembre 1795, il prend part à la bataille de Loano, qui ouvre les portes de l'Italie aux armées françaises. Durant la campagne, les relations entre les alliés Impériaux et sardes sont tendus, ce qui met Colli, général du Saint-Empire commandant une armée étrangère, dans une situation difficile, obligé de servir deux maîtres[3].

Au printemps 1796, l'Empereur François II nomme un ami de Colli, le brabançon Jean-Pierre de Beaulieu, commandant en chef de l'armée impériale du Piémont. Cependant, les deux alliés se montrent incapables d'exécuter une stratégie cohérente, ce que certains auteurs expliquent par des instructions secrètes du gouvernement impérial à Beaulieu de ne pas faire confiance aux forces sardes[4]. Lorsque Beaulieu lance une attaque à l'extrême droite du dispositif français, Bonaparte se porte immédiatement entre les armées impériales et sardes. Après avoir disloqué et rejeté vers le nord-est l'armée impériale à Montenotte, le général français se retourne vers ce qu'il reste de l'armée sarde sous les ordres de Colli. L'arrière-garde sarde est accrochée à Ceva (en) et à San Michele Mondovi, puis, lors de la bataille de Mondovi, le 21 avril, l'armée françaises écrase son ennemi.

En signant l'armistice de Cherasco le 28 avril, le roi Victor-Amédée III de Sardaigne se sépare de la Première Coalition. Colli est alors relevé de ses obligations et prend le commandement d'une division de l'armée de Beaulieu. Menant la retraite des troupes du flanc nord via Milan et Cassano d'Adda, il ne participe pas à la bataille de Lodi[5], mais commande la gauche de Beaulieu à Borghetto fin mai[6]. Il quitte l'armée impériale en Italie en même temps que Beaulieu, remplacé début juin par le général Wurmser.

Colli prend alors le commandement de l'armée des États pontificaux mais est battu à la bataille de Faenza le 3 février 1797 par Victor, ce qui force le pape Pie VI à demander la paix[7]. Après un passage au sein de l'armée napolitaine[8], il est de 1804 à 1807 diplomate pour l'Empire d'Autriche, récemment créé, auprès du Royaume d'Étrurie et meurt à Florence le 22 décembre 1808.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Martin Boycott-Brown, The Road to Rivoli, Londres, Cassell & Co, (ISBN 0-304-35305-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) G. J. Fiebeger, The Campaigns of Napoleon Bonaparte of 1796–1797, West Point, US Military Academy Printing Office, (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill, (ISBN 1-85367-276-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) David Chandler, The Campaigns of Napoleon, New York, Macmillan, . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) David G. Chandler, Dictionary of the Napoleonic Wars, New York, Macmillan, (ISBN 0-02-523670-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Constant von Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, vol. 2, Vienna, 1856-91 (lire en ligne), p. 410
  2. Boycott-Brown 2001, p. 135 et 136.
  3. Boycott-Brown 2001, p. 135.
  4. Boycott-Brown 2001, p. 136 et 137.
  5. Boycott-Brown 2001, p. 305 et 316.
  6. Boycott-Brown 2001, p. 351.
  7. Smith 1998, p. 133.
  8. Fiebeger 1911, p. 8.