Méthcathinone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Methcathinone)
Aller à : navigation, rechercher
méthcathinone
Méthcathinone
Identification
Nom UICPA 2-méthylamino-1-phénylpropanone
Synonymes

éphédrone, méthylcathinone, monométhylpropione

No CAS 5650-44-2
No EINECS 227-092-7
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C10H13NO  [Isomères]
Masse molaire[1] 163,2163 ± 0,0094 g/mol
C 73,59 %, H 8,03 %, N 8,58 %, O 9,8 %,
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant
Mode de consommation

Inhalée

Autres dénominations

MC

Risque de dépendance Très élevé (psychique)
Composés apparentés
Autres composés

Cathinone

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La méthcathinone , 2-methyl-cathinone ou  βk-Methamphetamine est une amine sympathicomimétique voisine de la cathinone, principe actif du khat, de la pseudoéphédrine, et de la méthamphétamine. Elle se distingue de la cathinone par un groupe méthyl sur la fonction amine en position 2.

Elle présente les caractéristiques pharmacologiques de la classe des amphétamines, comme son homologue déméthylée, la cathinone[2].

Chimie[modifier | modifier le code]

La methcathinone est une phényléthylamine , de la famille des cathinones. Elle est la version cétone de la méthamphétamine, et de la pseudoéphédrine. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle est nommée éphédrone.

Sa synthèse s'effectue grâce à l'oxydation de la pseudoéphédrine[2]. C'est souvent une oxydation de Jones

Le réactif de Jones, une solution de trioxyde de chrome dans de l'acide sulfurique concentré, est employé comme agent oxydant.

Oxydation jones methcathinone.png

Cette réaction est aisée, de par la proximité entre les deux molécules (seul la présence de deux atomes d'hydrogène les séparent)

Législation[modifier | modifier le code]

En France, la methcathinone est classée comme stupéfiant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a et b « Les cathinones de synthèse », sur Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies