Mecachrome

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Logotype de Mecachrome

Mecachrome est une entreprise spécialisée dans la mécanique de précision et l'application des nanotechnologies aux industries aéronautique, aérospatiale et automobile, fondée en 1937 à Colombes (France) par Eugène Casella. En 2004, à la suite du rachat des entreprises R'Tec et JPX, Mecachrome devient Mecachrome Technologies et son siège social est établi à Montréal (Canada). Son principal site de production se situe à Aubigny-sur-Nère, en France. En 2010, Mecachrome International redevient Mecachrome France et installe son siège social en Indre-et-Loire.

Sites de production en 2016[modifier | modifier le code]

Mecachrome possède quatorze sites au niveau international : quatre en France Amboise, (le siège de Mecachrome France), Aubigny-sur-Nère, Vibraye, Sablé-sur-Sarthe, un au Canada (Mirabel) , un au Maroc (zone franche de Tanger), un en Tunisie (Fouchana)  et deux au Portugal (Setúbal et Evora)[1].

Activités[modifier | modifier le code]

Aérostructure[modifier | modifier le code]

L'aérostructure est l’activité principale de Mecachrome qui représente 60 % de son chiffre d'affaires. Mecachrome, implanté sur plusieurs continents, est un leader du marché mondial de l'aérostructure via ses activités d'Engineering, ses capacités d'usinage de haute précision et ses capacités en assemblages structuraux.

Aéromoteur[modifier | modifier le code]

Depuis plus de 30 ans, Mecachrome est un acteur du secteur de l'aéronautique moteurs dans les secteurs militaires et civils. L'activité aéromoteur représente 20 % de son chiffre d'affaires.

Partenaire des motoristes mondiaux comme Safran Aircraft Engines, Rolls Royce ou MTU, Mecachrome a développé un savoir-faire autour de son métier d'usineur haute précision. Mecachrome s'est notamment spécialisé dans la production de pièces couvrant l'intégralité des zones structures ou rotatives des turbines, depuis les cônes avant jusqu'aux carters d'échappement, la basse comme la haute pression.

Mecachrome en Formule 1[modifier | modifier le code]

Logotype de Mecachrome lors de son activité en Formule 1

Travaillant notamment pour les sociétés Airbus et Boeing, Mecachrome est aussi sous-traitant de Renault F1 Team, chargée notamment de fabriquer les moteurs de Formule 1 du constructeur français depuis 1977[2]. Elle a aussi préparé les motorisations des équipes de Formule 1 clientes de Renault de 1983 à 1986 (Lotus, Tyrrell, Ligier). Lorsque Renault se retire officiellement de la discipline reine à l'issue de la saison 1997, la société Mécachrome poursuit son activité. Mécachrome fabrique, développe et assure la maintenance des moteurs ex-Renault jusqu'en 2000. Mais à partir de la saison 1999, c'est la société Supertec, fondée par Flavio Briatore qui les distribue auprès des écuries clientes. Mécachrome ne badgera sous son nom propre que les moteurs de la saison 1998, fournis aux écuries Williams et Benetton (où le moteur est rebaptisé Playlife), qui utilisaient déjà les blocs Renault l'année précédente. Via Supertec, Mecachrome fournira encore ces deux équipes en 1999, ainsi que BAR. En 2000, les deux équipes clientes sont Benetton (rachetée par Renault en cours de saison), et Arrows, toujours via Supertec. Sous son nom propre, le Mecachrome a pris le départ de seize Grands Prix et a permis à Williams d'inscrire un total de 38 points. Son meilleur résultat est une troisième place, décrochée à trois reprises grâce à Jacques Villeneuve et Heinz-Harald Frentzen sur Williams FW20 et la meilleure qualification est une deuxième place sur la grille, obtenue par Villeneuve au GP d'Italie.

Mecachrome a racheté la société Heini Mader Racing en 2004. Via cette filiale, Mecachrome conçoit et fabrique les moteurs et boîtes de vitesses des monoplaces de GP2 Series depuis la création de cette série[3].

Le RS9 est baptisé Supertec FB01 pour la saison 1999.

  • 10 cylindres en V à 71°
  • Cylindrée : 2 999 cm3
  • Régime moteur : 15 600 tr/min
  • Puissance : 775 ch
  • Poids : 121 kg
  • Longueur : 623 mm
  • Largeur : 542 mm

Mecachrome en endurance[modifier | modifier le code]

En janvier 2017, Ginetta annonce qu'ils sont en négociation avec Mecachrome pour la fourniture de moteur dans la catégorie LMP1 à l'horizon 2018[4],[5]. Le 28 février, l'entreprise Mecachrome est confirmé comme motoriste pour programme Ginetta LMP1. C'est au siège social de Mecachrome, à Aubigny-sur-Nère que Ewan Baldry, le directeur technique de Ginetta s'est rendu : « Nous sommes ravis de travailler avec Bruno et Mecachrome sur le moteur Ginetta LM P1 » a déclaré Ewan Baldry. Les deux parties voient le paysage actuel LMP1 comme l’opportunité parfaite de s’impliquer dans le projet et nous nous attendons à une année 2017 très excitante ». Bruno Engelric, un des responsable de Mecachrome s'exprime : « Mecachrome est impatient de travailler avec Ginetta pour leur arrivée en LM P1. Après avoir passé du temps avec l’équipe en Angleterre et en France, il est clair que nous avons tous les deux un personnel fantastique qui travaille sur le projet et nous nous réjouissons de l’avenir »[6],[7],[8].

Difficultés et sauvetage en 2008[modifier | modifier le code]

Ancien logotype de Mecachrome

En 2007, la société enregistre une perte nette de 1,3 million d'euros pour un chiffre d'affaires de 295 millions d'euros. Le 12 novembre 2008, Gérard Casella est remplacé par Christian Jacqmin, ex-directeur du groupe belge aéronautique SONACA. Début 2009, Christian Jacqmin est à son tour remplacé par Julio De Sousa. Depuis 2014, Arnaud de Ponnat est à la tête du groupe.

Après une période difficile en 2008 à cause d'un marché en mutation et d'un développement mal maîtrisé au Canada, Mecachrome doit être soutenu par trois fonds d'investissement : la Banque Publique d'Investissement à hauteur de 30 %, le Fonds de Solidarité des Travailleurs du Québec à hauteur de 35 % et Ace Management à hauteur de 35 %.

Mise en vente en 2018[modifier | modifier le code]

L'entreprise est mise en vente fin 2017 en vue d'une vente au premier semestre 2018[9]. Mecachrome mandate le groupe Rothschild afin d'organiser la vente de la société, en effet, plusieurs investisseurs sont intéressés par Mecachrome qui a retrouvé des finances saines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte des sites de production - Site officiel de Mecachrome
  2. (en) Mecachrome en F1
  3. Historique Mader Racing
  4. Laurent Mercier, « Ginetta arrive en LM P1 privé dès 2018 avec le soutien de Reynard et Paolo Catone », sur endurance-info.com, (consulté le 5 avril 2017)
  5. Laurent Mercier, « Lawrence Tomlinson (Ginetta) : “Si vous ne faites pas de F1, alors le FIA WEC est ce qu’il y a plus haut” », sur endurance-info.com, (consulté le 5 avril 2017)
  6. Laurent Mercier, « Mecachrome confirmé comme motoriste du projet Ginetta LM P1 », sur endurance-info.com, (consulté le 5 avril 2017)
  7. Louis Fabbri, « Mecachrome sera le motoriste de la future Ginetta LMP1 », sur actu-moteurs.com, (consulté le 5 avril 2017)
  8. Pierre Tassel, « Mecachrome fournira le moteur de la Ginetta LM P1 », sur autohebdo.fr, (consulté le 5 avril 2017)
  9. « Fleuron de l'aéronautique, Mecachrome voit affluer les offres de rachat », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]