Marie Möör

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Marie Möör
Description de l'image Marie_Möör.png.
Informations générales
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Jazz, chanson française, Synthpop, Electropop
Années actives Depuis 1982
Labels AAAA, Alfa Records, Polydor (1987), Discordian Records/EMI (2003-2006), LAC
Site officiel Rose Et Noire

Marie Möör[1] est une femme de lettres, auteur, performeuse et interprète française, née en Seine-et-Marne. Elle est connue comme auteur de la scène musicale française pour ses collaborations avec Barney Wilen, Jean-Louis Murat, Bertrand Burgalat, Christophe, et des titres comme Pretty Day, La man ou J'aime l'ennui. Elle expérimente les formes de la chanson, l'écriture et l'interprétation, avec les projets Rose et noire & The Other Colors.

Biographie[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1982, Marie Möör fait la rencontre du « saxophoniste de jazz Barney Wilen, musicien ayant joué à dix-huit ans aux côtés de Miles Davis »[2]. Ensemble, ils publient un premier 45 tours et le titre Pretty Day[3]. Elle écrit le texte et l’interprète, Barney Wilen produit le disque, écrit la musique et joue du saxophone ténor accompagné par les musiciens Claude Micheli et Guillaume Loizillon. Le titre ressort en 2008 pour la compilation Bippp[4] et inclus en 2011 dans l'édition spéciale Marie Möör & Barney Wilen (Cendrilion)[5]. À propos de Cendrilion, Bruno Bayon en 2007 le décrit comme « le temps d'un album classique rock français (inédit lui aussi) »[6]. La sortie 2011 permettra de découvrir les titres Garçon à lunettes, Mon blouson c'est ma maison, Boys in Blue, Angelo, Beau masque, Skurt & Grixy restés longtemps inaccessible pour le public.

Dans la foulée de la sortie de Pretty Day, elle publie un second 45 tours dans un style davantage rock en reprenant les chansons Illusions et Falling in love again[7] de Friedrich Holländer toujours accompagnée par Barney Wilen au saxophone ténor.

Parallèlement à la musique, Marie Möör se lance également dans l'art de peindre avec les encouragements de Barney Wilen. Elle réalise plusieurs centaines de dessins et toiles dans un style figuratif et Barney Wilen utilise à plusieurs occasions ses dessins afin d'illustrer les pochettes de ses disques, notamment en 1991, Sanctuary[8], en 1992, Dream Time[9] ou encore Essential Ballads[10].

En 1987, Marie Möör signe un contrat avec la firme Polydor. Le journaliste Bruno Bayon remarque ses chansons et lui décroche la Une[11] de Libération en décembre 1987. Une exposition médiatique qui déclenche la rupture de contrat avec le label qui décide de ne plus soutenir l'artiste. Un 45 tours est néanmoins édité Prends-moi, Prends-moi[12] dans un style calypso, composition signée par Michel Moers du groupe Telex, Barney Wilen et Jérôme Braque. Barney Wilen produit aussi pendant cette période les enregistrements pour le projet Cendrilion[5].

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1993, Marie Möör publie un album intitulé Aigre-Douce[13] où elle reprend des chansons de Damia et plusieurs standards de la chanson française. Ses reprises sont associées à des titres personnels : Angelo et une nouvelle version de Beau Masque. L’album est publié au Japon, sort en France en import. Elle chante aussi deux chansons de Fréhel et Damia, Tu ne sais pas aimer et J'ai le cafard sur l'album de Barney Wilen, Starbust forever[14].

En 1998, Jean-Louis Murat compose un album intitulé Svoboda à partir de ses textes qu’elle interprète. Le projet restera sous forme de maquette inédite et malgré le soutien indéfectible de Bruno Bayon : « meilleure auteure-chanteuse en inactivité rock en France. Moi je suis morte de bonne heure, fredonne-t-elle de sa voix de techno-pierreuse, Vanessa Bardot codéinée. Et personne n'a rien vu. Les collaborateurs, depuis 1986, de cette peintresse-body artiste-femme de lettres dandy bullshit s'appellent Barney Wilen, Jean-Louis Murat ou Christophe »[15] et plus loin dans l'article : « Svoboda, riche de Je vais mourir sauf accident digne d'un Dutronc, ou de Se voir se rendre digne de Hardy disque resté à l'état de projet, pour raisons contractuelles et conjoncturelles »[15].

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, le chanteur Christophe prend deux textes de Marie Möör : La Man qui sera le premier single de son album Comme si la terre penchait et J’aime l’ennui. Le journal Libération présente : « Le single sera Elle veut («tout/Elle veut le chaos»), morceau de bravoure cosigné pour le texte par Marie Möör, égérie rock de ce quotidien ; qui fournit également le psychédélique J'aime l'ennui »[16]. La Man est une adaptation d’un texte de Marie Möör intitulé Je veux et enregistré sur une musique de Jérôme Braque. Une nouvelle collaboration avec Christophe aura lieu en 2008 pour l’album Aimer ce que nous sommes[17]. Marie Möör signe les textes de Wow wow wow initialement intitulé Parc Rimbaud (interprété par Isabelle Adjani) et Odore di femina.

En 2012, Bertrand Burgalat chante le texte de Marie Möör, Sous les colombes de granit[18], un titre inclus dans son album Toutes directions[19].

Rose et noire & The Other Colors[modifier | modifier le code]

En 2001, elle rencontre l'artiste contemporain Laurent Chambert[20] avec qui elle forme le projet Rose et noire[21]. Un premier album sort en 2003, Rose et noire, il fait suite à la sortie la même année, du six titres Quelque chose de nouveau. Fabrice Gaignault pour le magazine Marie Claire propose un portrait de Marie Möör en 5 raisons de découvrir[22] et présente l'album Rose et noire.

Un second album sort en 2006, Tracé dans le bleu. Marie Möör chante ses textes mélancoliques et acides sur les compositions électroniques de Laurent Chambert. L’album est salué par la presse spécialisée et Rose et noire se produit sur scène.

Leur collaboration se poursuit en 2007 sous le nom de The Other Colors[23] et en 2008 sort le premier album 361[24], Marie Möör interprète ses textes dont la forme s’éloigne progressivement de la chanson pour devenir une expérience, une prose poétique traversée de visions que l'on peut rapprocher dans l'intention des poésies de Georg Träkl ou d'Arthur Rimbaud.

En novembre 2010, invitée par les cinéastes Serge Bozon et Pascale Bodet pour l'événement : Beaubourg : La dernière major[25], elle se produit au Centre Pompidou avec Laurent Chambert et Bertrand Burgalat pour un hommage à l'actrice Juliet Berto. C'est l'occasion de créer une nouvelle version de la chanson Tout m'est égal qui figure sur le premier album éponyme de Rose et noire.

En 2012 sort l'album Up Up Up[26], Camille Hamaouch dans Inferno décrit longuement le travail de l'écriture et les impressions de l'écoute musicale : « Ici pas de désunion ni de rupture entre la tête et le corps, c’est l’esprit mêlé à la chair qui parle en Pythie contemporaine »[27].

Un quatrième album The Other Colors appelé O.R[28] sort le 31 décembre 2013. Un clip vidéo est tourné pour le titre Nous Nos Os[29], un plan-séquence où l'on voit Marie Möör franchir la Seine en passant par la passerelle Simone-de-Beauvoir.

Discographie[modifier | modifier le code]

Marie Möör[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Pretty Day, Pretty Day tango (AAAA Company) (Möör, Wilen, Micheli, Loizillon)
  • 1983 : Falling in love again, Illusions (AAAA company) (Hollander, Arrangements Barney Wilen)
  • 1987 : Prends-moi, prends-moi, Beau Masque (Polydor) (Möör, Wilen, Braque, Moers)
  • 1993 : Aigre-Douce (Alfa records)
  • 1993 : Starbust forever, Barney Wilen (Alfa records)
  • 2008 : Bipp (Compilation Born Bad, Everloving Records)
  • 2013 : Les Vers de la Mort (Un texte d'Hélinand de Froimont interprété par Marie Möör sur des musiques de Jac Berrocal, Jack Belsen, Joachim Montessuis, Gaspar Claus, Olivier Mellano, Laurent Chambert, Digital + CD Album, LAC)[30]

Marie Möör & Barney Wilen[modifier | modifier le code]

Rose et Noire[modifier | modifier le code]

The Other Colors[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (notice BnF no FRBNF14770829)
  2. Barney Wilen, the rest of your life, Stéphane Sinde, Nord-Ouest Documentaires, 2005.
  3. (en) Marie Möör sur Discogs
  4. Bippp, Born Bad Records, Discogs.
  5. a et b Marie Möör & Barney Wilen (Cendrilion)
  6. Bruno Bayon, « Une preuve de Möör », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. Falling in love again, Single, Discogs.
  8. Sanctuary, IDA Records, Discogs.
  9. Dream Time, Deux Z, Discogs.
  10. Barney Wilen, blog du dessinateur Loustal autour du saxophoniste.
  11. Rock 88 : Les filles du Père Noël, page officielle de Marie Möör.
  12. Prends-moi, Prends-moi, Discogs.
  13. Aigre-Douce, Alfa records, Discogs.
  14. Starbust forever, Alfa records, Discogs.
  15. a et b Bruno Bayon, « La vie en Möör », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. Bruno Bayon, « Christophe touche Terre », Libération,‎ (lire en ligne)
  17. Yann Plougastel, « Christophe, ses mots de minuit », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  18. TricatelVision, chaine officielle du label Tricatel.
  19. Toutes Directions, Bertrand Burgalat, Discogs.
  20. (notice BnF no FRBNF16079483)
  21. (notice BnF no FRBNF14478614)
  22. 5 raisons de découvrir, par Fabrice Gaignault, Marie Claire, Décembre 2003.
  23. (notice BnF no FRBNF16079478)
  24. 361, The Other Colors, iTunes.
  25. Beaubourg : La dernière major, Les rendez-vous du Forum, Centre Pompidou.
  26. Up up up, The Other Colors, iTunes.
  27. Camille Hamaouch, « Up Up Up, ici et maintenant! », Inferno,‎ (lire en ligne)
  28. O.R, The Other Colors, iTunes.
  29. Nous Nos Os, Clip, The Other Colors, 2014.
  30. (notice BnF no FRBNF44215213)

Liens externes[modifier | modifier le code]