Marie-Hélène Thoraval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marie-Hélène Thoraval
Fonctions
Député de la 4e circonscription de la Drôme
Élection
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Gabriel Biancheri (titulaire)
Successeur Nathalie Nieson
Maire de Romans-sur-Isère
En fonction depuis le
Prédécesseur Philippe Drésin
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Coutances, Manche (France)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
Diplômée de École de management de Normandie

Marie-Hélène Thoraval, née le à Coutances (Manche), est une femme politique française. Elle est maire de Romans-sur-Isère depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née de parents agriculteurs, Marie-Hélène Thoraval est mariée et mère de deux filles[1].

Marie-Hélène Thoraval commence ses études par un BTS commerce international. Par la suite, elle obtient un master de gestion des entreprises et des administrations de l'IAE de Caen puis une maîtrise en développement territorial à l'École de management de Normandie. Si elle envisage d'abord de reprendre l'exploitation agricole familiale, elle effectue finalement sa carrière dans le domaine de l'agroalimentaire en France et à l'international. Elle travaille ensuite à la Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR).

En 1997, elle rejoint la Drôme. Marie-Hélène Thoraval crée une entreprise de conseil dans le développement de produits nouveaux. Dans ce cadre, elle développe des formations pour les professionnels et enseigne à l'université et dans des écoles de commerce.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2007, elle est suppléante de Gabriel Biancheri, élu député lors des élections législatives.

En mai 2008, elle mène la liste « Ensemble, un nouvel élan » à Romans-sur-Isère, battue de 61 voix. Elle est, depuis lors, chef de l'opposition au conseil municipal.

Le , elle devient députée UMP de la 4e circonscription de la Drôme à la suite du décès de Gabriel Biancheri.

Le , elle est rapporteur du projet de loi relatif à la rémunération pour copie privée[2].

Le , lors des élections législatives, Marie-Hélène Thoraval est battue (47,28 %) par la candidate PS Nathalie Nieson (52,72 %).

Elle soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Le , elle quitte l'UMP[3], suite à une désaccord avec Patrick Labaune, alors responsable des investitures en Drôme.

Le , Marie Hélène Thoraval annonce officiellement sa candidature, sans étiquette (ayant rendu sa carte à l'UMP qui avait investi une candidate, Gisèle Telmon), aux élections municipales de 2014 à Romans-sur-Isère[4]. Le 30 mars, elle remporte le second tour avec un score de 46,3 %, à l'issue d'une triangulaire l'opposant à la liste du maire sortant, le socialiste Philippe Drésin, et à une liste du Front national[5].

Candidate lors des élections départementales de 2015 sur le canton de Romans-sur-Isère, elle arrive en tête lors du premier tour, le 22 mars, en obtenant 31,18 % des suffrages exprimés[6]. En revanche, elle échoue au second tour, dans une triangulaire l'opposant à une liste Front National, ainsi qu'à une liste d'Union de la Gauche. Marie-Hélène Thoraval et son co-listier obtiendront 37,65 % des voix, contre 37,78 % en faveur de la gauche. Marie-Hélène Thoraval échoue ainsi à 15 voix près[7]

Marie-Hélène Thoraval et Fabrice Larue déposent un recours au tribunal administratif de Grenoble pour constatation d'irrégularités durant la journée de vote comme le jet de pierre sur elle et ses enfants lorsqu'elle s'est présentée devant son bureau de vote[8].

Le , Thoraval intègre la nouvelle Commission Nationale d'Investiture de l'UMP (devenue Les Républicains) malgré son départ du parti 2 ans plus tôt[9] et prend partie pour Alain Juppé en vue des élections présidentielles de 2017[10].

En décembre 2015, elle devient conseillère régionale de la région Rhône-Alpes / Auvergne et membre de la commission permanente[11].

En février 2016, elle annonce la fin des emprunts toxiques pour la ville de Romans, devenant la 1ère commune à de désendetter dans l'opération de renégociation de sa dette avec la SFIL (ex-Dexia), contractée par ses précédesseurs socialistes. Cette opération est qualifiée "d'exemplaire"[12].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émission Le député du jour, La Chaîne parlementaire (date ?)
  2. Compte-rendu de la commission des affaires culturelles - Assemblée nationale - 2011.
  3. « Marie-Hélène Thoraval : je préfère l'investiture des Romanais », Drôme hebdo.fr, 15 juillet 2013
  4. « Marie-Hélène Thoraval candidate aux municipales » sur Romans nouvel élan, 17 décembre 2013
  5. « Élections municipales : résultats définitifs (deuxième tour) », L'Impartial de la Drôme, 30 mars 2014
  6. [1]
  7. « Canton Romans-sur-Isère : résultats élections départementales 2015 » (consulté le 20 juillet 2015)
  8. « Départementales : Agression contre la maire de Romans - France 3 Rhône-Alpes », sur France 3 Rhône-Alpes (consulté le 3 février 2016)
  9. « Déclaration du Bureau Politique du 19 mai 2015 » (consulté le 20 juillet 2015)
  10. « Alain Juppé auprès des chausseurs le 4 novembre », sur www.ledauphine.com (consulté le 3 février 2016)
  11. « Conseil Régional d'Auvergne-Rhône-Alpes : qui sont les vice-présidents ? - France 3 Auvergne », sur France 3 Auvergne (consulté le 3 février 2016)
  12. Patrick Roger, « Comment Romans-sur-Isère, victime des emprunts toxiques, a réussi à se désendetter », Le Monde.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (ISSN 1950-6244, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]