Marianne Chaud

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Marianne Chaud
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Marianne Chaud à Zangla, dans le Zanskar,
en Inde, en août 2012.

Naissance (40-41 ans)
Briançon (France)
Domicile Inde
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines Ethnologue
Diplôme École des hautes études en sciences sociales
Directeur de thèse Jean-Claude Galey
Renommé pour Réalisatrice de documentaires primés sur le Ladakh-Zanskar

Marianne Chaud, née en 1976 à Briançon (Hautes-Alpes), est une ethnologue et réalisatrice de documentaires française, spécialiste de la région du Ladakh-Zanskar, en Inde.

Lors d'un séjour en Inde, elle découvre l'Himalaya et se prend de passion pour la région du Ladakh-Zanskar. Elle réalise alors plusieurs documentaires sur les habitants de cette région. Ses films sont sélectionnés dans de nombreux festivals en France et à l'étranger et elle reçoit plusieurs prix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Marianne Chaud est née en 1976 à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Elle grandit à Puy-Saint-Vincent, au sud du massif des Écrins, où elle s'adonne à l'alpinisme et à l'escalade. À 14 ans, elle participe à une mission humanitaire dans la chaîne montagneuse du Haut Atlas au Maroc. En 1996, âgée de seulement 20 ans, elle part en voyage en Inde. Tombée amoureuse de ce pays, elle prépare un diplôme d'études indiennes et apprend l'hindi, en parallèle de ses études de lettres modernes[1].

En 1998, elle part vivre une année entière à Bombay dans une famille indienne, afin de réaliser son mémoire de maîtrise sur les théâtres folkloriques indiens. Au cours de ce séjour, elle voyage dans l'Himalaya et découvre la culture bouddhiste. Elle décide alors de recentrer ses études à École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur une région au nord de l'Inde : le Ladakh-Zanskar. En 1999, elle sillonne pendant six mois les vallées de cette région et réunit des informations sur le théâtre populaire ladakhi[1].

De 2000 à 2007[2], elle prépare sa thèse en ethnologie sur la relation de l'homme à son territoire dans la région himalayenne du Zanskar[1], sous la direction de l'anthropologue et ethnologue Jean-Claude Galey[3]. Pendant sept ans, elle y fait des séjours de quatre à six mois, à différentes époques de l'année. Vivant chez l'habitant, elle apprend le dialecte local, adopte les règles et les comportements autochtones, participe aux travaux agricoles et domestiques, tout en poursuivant ses observations. Elle va peu à peu créer des liens d'amitiés avec les habitants et ces derniers lui donnent le nom ladakhi d'Angmo, qui signifie « Celle qui est capable d'agir »[1],[4].

Réalisatrice de documentaires[modifier | modifier le code]

Pour partager sa passion du Ladakh-Zanskar, Marianne Chaud organise des conférences en France. En 2004, elle intervient comme spécialiste dans l'émission Ushuaïa Nature sur le Ladakh. Elle explique à Nicolas Hulot les fondements du bouddhisme, le mode de vie des villageois[1],[4].

En 2005-2006, elle participe à la réalisation d'un documentaire sur la vie des femmes au Zanskar en tant que co-auteur et assistante de réalisation : Devenir une femme au Zanskar diffusé en sur France 5[4]. Découvrant la richesse des images pour rendre compte des complexités culturelles, elle décide de réaliser son propre documentaire[1]. Elle y va seule pour être plus fidèle à sa démarche d'ethnologue[5].

De juillet à , elle retourne au Zanskar dans le village de Sking[1], équipée d'une caméra, d'un micro cravate et d'un micro unidirectionnel[5]. Elle filme le déroulement des moissons ainsi que l'évolution des relations qu’elle noue avec les villageois. Produit par la maison de production française Zoologic and Ethnologic Documentary (ZED), son documentaire, Himalaya, la terre des femmes, est diffusé sur Arte en [1],[4]. Le film est présenté dans de nombreux festivals et gagne plusieurs prix[6]. L'année suivante, elle réalise son second documentaire, Himalaya, le chemin du ciel, qui gagne encore plus de prix dans des festivals et se voit même nominé au César 2010 dans la catégorie meilleur film documentaire[1],[7].

En 2010, elle passe six mois sur les plateaux du Karnak, dans le sud-est du Ladakh, pour tourner son nouveau film La Nuit nomade sorti en salle le [1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Les documentaires de Marianne Chaud ont été sélectionnés dans de nombreux festivals en France et à l'étranger. Ils ont reçu plusieurs prix.

  • Pour La Nuit nomade[8] :
    • Festival de Montagne de Banff (Canada) : Meilleur film de montagne
    • Festival de Lessinia (Italie) : Prix du Curatorium Cimbricum Veronense
    • Festival du film de montagne de Trente (Italie) : Genziana d'Oro Città di Bolzano & Prix du public

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Marianne Chaud », sur transboreal.fr (consulté le 21 mars 2016).
  2. « Marianne Chaud », sur tibet-info.net (consulté le 21 mars 2016).
  3. « Thèse de Marianne Chaud », sur theses.fr (consulté le 21 mars 2016).
  4. a, b, c et d « Partir avec... Marianne Chaud », sur France Inter (consulté le 21 mars 2016).
  5. a et b « Marianne Chaud », sur canal-u.tv (consulté le 21 mars 2016)
  6. a et b « Himalaya, la terre des femmes », sur zed.fr (consulté le 21 mars 2016).
  7. a et b « Himalaya, le chemin du ciel », sur zed.fr (consulté le 21 mars 2016).
  8. « La Nuit nomade », sur zed.fr (consulté le 21 mars 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]