Zanskar

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33° 29′ N 76° 50′ E / 33.483, 76.83

Carte de localisation du Zanskar

Le mot Zanskar désigne :

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces humaines qu'on y ai trouvé datent de l'âge du bronze.

Des pétroglyphes disséminés sur le territoire, laissent penser que des tribus turco-mongoles de l'Altaï auraient vécu dans la région[1].

Sous l'Empire kouchan (Ie siècle av. J.-C.IIIe siècle), la région s"est convertie au bouddhisme.

Envahit par l'Empire du Tibet (629 – 877) fondé par Songtsen Gampo au VIIe siècle, ils furent obligés de se convertir à leur religion animiste, le Bön.

Lorsque se dernier se convertit au bouddhisme par l'influence chinoise de la princesse Wencheng de la dynastie Tang et népalaise de la princesse Bhrikuti, offertes en mariage à l'Empereur en signe d'alliance et en échange de l'arrêt de ses conquêtes, la région put de nouveau pratiquer ce culte.

L"Empire chute en 877. Zanskar, devient une monarchie en 930, le pays est gouverné pae 2 à 4 maisons de la même famille.

À partir du XVIe siècle, le pays est subordonné au Ladakh.

En 1822, une coalition de Kulu, Lahoul et Kinnaur envahissent le Zanskar et détruisent le palais royal à Padum.

Vers la moitié du XXe siècle, le Ladakh est divisé entre la Chine, le Pakistan et l'Inde, Zanskar se retrouve alors en Inde.

Géographie[modifier | modifier le code]

La région se situe dans la plus haute vallée peuplée de l'Himalaya à plus de 4 000 mètres d'altitude. Le Zanskar comporte de hautes altitudes et est isolé du reste du monde quasiment huit mois par an. Le point le plus bas du Zanskar se situe à 3 600 mètres d'altitude. Nichées à 3 500 mètres d'altitude[Passage problématique] en plein Himalaya, les hautes vallées du Zanskar sont isolées du monde durant l'interminable saison froide par la neige qui bloque les cols. Pour rejoindre le Ladakh voisin, une seule voie est alors possible : emprunter un cours d'eau gelé et marcher sur la glace incertaine pour un parcours de 150 kilomètres pour une traversée de 8, 10 ou 20 jours, selon les difficultés rencontrées. Certains passages peuvent, au moindre faux pas, devenir mortels : l'eau vive qui coule entre les glaces brisées est trop froide pour y nager. Parfois le fleuve gelé rompt, les voyageurs n'ont pas d'autres issues que de contourner l'obstacle par l'escalade d'une falaise glissante. Une chute, et l'eau vive qui coule à leurs pieds leur serait fatale.

Coutumes[modifier | modifier le code]

Un peuple de moines et de paysans y vit dans le respect des antiques traditions tibétaines et la fidélité au dalaï-lama, mit sur le trône religieux du Tibet en 1642 par le mongol Güshi Khan, khan qoshot et roi du Tibet au début de ma période Ganden Phodrang (1642 – 1959). Tenzin Gyatso, le dernier à occuper cette fonction, effectua d'ailleurs une visite au Zanskar en août 1980.

  • Hisser un drapeau est, au Zanskar, une manière de manifester sa foi et de se concilier la bienveillance des divinités. Humbles morceaux d'étoffe où l'on inscrit parfois des mantras, on en voit partout sur les chemins, les ponts, les terrasses, dans les cours des maisons et des temples, sur les « chörtens » (monuments pieux) ou au sommet des cols.
  • Sur des pierres isolées, empilées ou formant des sortes de murets, il est fréquent de voir des images saintes ou, beaucoup plus souvent encore, sculpté en tibétain, le mantra libérateur : Om Mani Padme Hüm.

Population[modifier | modifier le code]

Maisons de village dans la vallée de Kargyak.

Sa population mêle bouddhistes et musulmans - Padum héberge la seule mosquée de la région - et est très faible. Environ 12 000 habitants vivent pauvrement de l'agriculture et de l'élevage des moutons et des yaks. Dès les premières neiges, qui tombent en novembre, le Zanskar entre en hibernation. La population du Zanskar reste stable, en effet il y a un système de régulation de la population car les terres cultivables ne peuvent s'étendre.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]