Marcel Dubé

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Marcel Dubé
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MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
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Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Marcel Dubé, né le à Montréal et mort le dans la même ville, est un dramaturge canadien, québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1949, Marcel Dubé gagne le second prix au concours littéraire l’A.C.J.C. avec le recueil de poèmes Couleurs des jours mêlés. Dès l’âge de 21 ans, il participe activement à la création d’une troupe de théâtre, La jeune scène, avec Monique Miller et Raymond Lévesque. Sa première pièce, Le bal triste, qu’il écrit et qui est mise en scène en 1950, fut un échec. La visée qu'il poursuit est de dénoncer l'état des femmes dans cette époque.

Il reçoit, en 1953, une bourse du ministère du Bien-Être et de la Jeunesse et il quitte alors le pays pour la France où il visite les théâtres et les écoles d’art dramatique parisiens. Lorsqu’il revient, il travaille pour Radio-Canada et devient l’un des auteurs vedette de la société d’État.

Il se fait connaître par le public québécois grâce à la présentation des pièces Zone (1953), Un simple soldat (1957) et Au retour des oies blanches (1966). Ces œuvres expriment un contraste avec les productions de l’époque à caractère classique, donc la famille unie, la religion et l’amour.

Son œuvre est divisée en deux parties : la première dépeint la société ouvrière, les travailleurs des villes. Il traite beaucoup de l’adolescence et du chemin vers le monde adulte, des envies de liberté, de contestation et de colère face à une société qui ne semble pas être présente pour eux. La seconde partie (après 1960), quant à elle, traite principalement de la bourgeoisie (notamment dans le film Les Beaux Dimanches paru en 1974). « Le dramaturge les dépeint en train de voiler leur déchéance morale dans les mondanités, de noyer leur ennui dans l’accumulation de biens matériels et dans l’alcool. Mais chacun doit bientôt régler ses comptes avec la vie : tombent alors les masques, et ces arrivistes se retrouvent faces à eux-mêmes, condamnés à vivre. »[1]

Il meurt durant son sommeil, à son domicile de Montréal, le , à l'âge de 86 ans[2].

Entre les années 2000 et 2004 , l'auteur et réalisateur Gaêtan Lavoie réalisait pour le compte de Télé-Québec une série documentaire intitulée Les Temps de Marcel Dubé. Trois heures de télé qui résument l'essentiel de l'oeuvre du dramaturge. Les épisodes qui sont intitulés Les temps de l'enfance et de l'adolescence, Les Temps des Amours et enfin Les temps de la maladie et de l'abandon constituent le document audiovisuel le plus complet sur le dramaturge.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Concernant Un simple soldat : « Le héros-victime a plusieurs traits de Tit-Coq [par Gratien Gélinas] : mi-orphelin, mi-révolté, etc. »[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Zone, Montréal, Éditions de la cascade, Collège Sainte-Marie, (1956), (1968), (1971)
  • Un simple soldat / Le temps des lilas, Québec, Institut littéraire, collection «Théâtre canadien» vol. 1, (1958)
  • Le Temps des lilas, Québec, Institut littéraire, collection «Théâtre canadien», (1958), (1969), (1973)
  • Un simple soldat, Québec, Institut littéraire, collection «Théâtre canadien», (1958), (1967), (1980)
  • Florence, Québec, Institut littéraire du Québec ltée, (1960), (1970)
  • Le Train du Nord, Montréal, Les Éditions du jour, (1961)
  • Bilan, Montréal, Leméac, (1968)
  • Textes et documents (partie 1), Montréal, Leméac, (1968)
  • Les Beaux dimanches, Montréal, Leméac, (1968)
  • Hold-up, en collaboration avec Louis-Georges Carrier, Montréal, Leméac,
  • Pauvre Amour, Montréal, Leméac, (1969)
  • Au retour des oies blanches, Montréal, Leméac, (1969)
  • Le Coup de l'étrier et Avant de t'en aller, Montréal, Leméac, (1970)
  • Un matin comme les autres, Montréal, Leméac, (1971)
  • Entre midi et soir, Montréal, Leméac, (1971), (1977)
  • Le Naufragé, Montréal, Leméac, (1971)
  • The White Geese, Toronto, new press, (1972)
  • L'Échéance du vendredi suivi de Paradis perdu, Montréal, Leméac, (1972)
  • Textes et documents (partie 2), Montréal, Leméac, (1973)
  • La Cellule, Montréal, Leméac, (1973)
  • Jérémie (argument de ballet, musique du ballet par Lee Gagnon), Montréal, Leméac, (1973)
  • Médée, Montréal, Leméac, (1973)
  • De l’autre côté du mur suivi de cinq pièces courtes, Montréal, Leméac, (1973)
  • Manuel, Montréal, Leméac, (1974)
  • Poèmes de sable, Montréal, Leméac, (1974)
  • Virginie, Montréal, Leméac, (1974)
  • L’Impromptu de Québec ou le testament, Montréal, Leméac, (1974)
  • L’été s’appelle Julie, Montréal, Leméac, (1975)
  • Dites-le avec des fleurs, en collaboration avec Jean Barbeau, Montréal, Éditions Leméac, (1976)
  • Octobre, Montréal, Éditions Leméac, (1977)
  • Le Réformiste ou l’honneur des hommes, Montréal, Éditions Leméac, (1977)
  • Zone (Anglais), Toronto, Playwrights Canada, (1982)
  • Le Choix de Marcel Dubé dans l’œuvre de Marcel Dubé, Charlesbourg, Presses laurentiennes, (1986)
  • L’Amérique à sec, Outremont, Leméac, (1986)
  • Jean-Paul Lemieux et le livre, Montréal, Art global, (1988), (1993)
  • Andrée Lachapelle : Entre ciel et terre, Montréal, Éditions Mnémosyne, coll. « Portraits d'artistes », (1995)
  • Yoko ou le retour à Melbourne, Montréal, Leméac, (2000)

Le fonds d'archives de Marcel Dubé est conservé au centre de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) de Montréal[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Laurin, Étude de Un simple Soldat de Marcel Dubé, Groupe Beauchemin, Collection Parcours d’une œuvre, 1999, page 23.
  2. « Décès du dramaturge Marcel Dubé », sur lapresse.ca, 7 avril 2016
  3. Laurent Mailhot. Critique, 1980. Dans Tit-Coq, Gratien Gélinas, Collection « Québec 10/10 », Montréal, Les Quinze, 1981, page 195.
  4. Fonds Marcel Dubé (MSS256) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  5. https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=89

Liens externes[modifier | modifier le code]