Gratien Gélinas

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Gratien Gélinas
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Gratien Gélinas (né le à Saint-Tite, et mort le à Montréal à l'âge de 89 ans) est un auteur, un dramaturge, un acteur, un directeur, un producteur et un administrateur québécois. Il est considéré comme l'un des fondateurs du théâtre et du cinéma québécois contemporains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gratien Gélinas dans le rôle de Fridolin, vers 1938.

Enfance et milieu familial[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Mathias Gélinas, sellier, et de Genèva Davidson, qui auront plus tard un autre enfant, une fille, Rolande. Un an après sa naissance, et alors que le père a perdu son emploi, la famille déménage à Montréal. Commence alors une vie de pauvreté, de précarité et d'errance. Ainsi, la famille déménagera 12 fois en 13 ans. Mathias occupe durant cette période plusieurs emplois qu’il peine à garder.

Alors qu'il n'est qu'un enfant, la visite d'un jeune homme à la maison de ses parents à Montréal allait laisser sur lui une empreinte indélébile. Ce jeune homme, qui aimait la poésie, fut prié de réciter quelques poèmes devant la famille. Gratien en fut envoûté et les jours suivants, il jouait à l'imiter[1]. Autre rencontre significative, à l'adolescence cette fois. Un jour, son oncle Arclès l'emmène à Shawinigan où il assiste à une représentation de Martyre, un mélodrame que joue la troupe Barry-Duquesne.

Il débute ses études classiques au juvénat des Pères du Saint-Sacrement à Terrebonne en 1923. Grâce au soutien de son oncle, le père Olivier Gélinas, sulpicien, qui lui trouve un mécène, il peut les poursuivre, à partir de novembre 1924, au collège de Montréal, qu'il fréquentera quatre ans. Tout en y faisant de bonnes études, il développera sa passion pour le théâtre.

Mais, à la maison, les choses sont moins roses. Le couple de Mathias et Genèva bat de l'aile. Les conflits se multiplient, les séparations temporaires aussi. Gratien est pris au milieu de ces disputes conjugales qui le rejoignent même au collège. Ne pouvant divorcer, Genèva obtiendra finalement une séparation de corps. Elle ne supportait plus l’instabilité professionnelle de son mari et la précarité de leur existence. De plus, elle porte contre Mathias des accusations d'abus sexuel à l'endroit de sa jeune sœur, qui semblent avoir quelque fondement. Absent à son procès, il est condamné à payer une pension alimentaire à son épouse. Il choisit plutôt de s'enfuir aux États-Unis et ne reverra jamais sa famille. À la demande de leur mère, les enfants diront que leur père est mort. « Un mensonge qui leur évite le jugement d’une société rigide, mais qui fait de [Gratien] un orphelin, comme les personnages de Tit-Coq, Fridolin et Bousille qu’il créera. »[1]

La vie active[modifier | modifier le code]

En 1928, ayant perdu son mécène, Gratien doit à regret quitter le collège avant la fin de son cours classique. Le krach de 1929 survient et il doit travailler afin de subvenir aux besoins de la famille. Il est d'abord vendeur de toiles et cotons chez Dupuis Frères, et vendeur de chaussures la fin de semaine. Par la suite, il travaillera neuf ans à la compagnie d’assurances La Sauvegarde. Il a décidé de devenir comptable et suit dans ce but, pendant quatre ans, des cours du soir à l’École des Hautes Études commerciales.

Son emploi du temps chargé ne l'empêche toutefois pas de cultiver la passion du théâtre qu'il a depuis ses années de collège. Il s’engage dès 1929 dans des troupes de théâtre amateur, tout en continuant à réciter ses monologues lors de fêtes et en d'autres circonstances. En 1931, il fonde une troupe avec d'anciens camarades du collège de Montréal.

Le 10 novembre 1932, il fait partie, au Monument-National, de la distribution de Blérot, une comédie de Léopold Houlé et Paul Lecointe, présentée lors d’un événement organisé par les Dames auxiliaires Ville-Marie de la Légion royale canadienne au profit des familles pauvres des anciens combattants. En 1933, il se joint au Montreal Repertory Theatre (MRT), une troupe amateur d’un bon niveau, qui propose des pièces en anglais et en français. En mai 1935, il joue, en anglais, une première pour lui, dans la pièce The Merry Wifes of Windsor de Shakespeare présentée par le MRT. De l'avis des critiques de la presse anglophone, sa prestation fut remarquable.

La radio[modifier | modifier le code]

Durant la Dépression, les théâtres québécois traversent une période difficile sur le plan financier. Mais la radio, qui permet de rejoindre un vaste public, sera, pour les artistes, un nouveau tremplin. Au début des années 30, Gratien y fait ses débuts, en interprétant quelques rôles mineurs dans des adaptations de romans dirigées par Léopold Houlé. Dans l’émission Variétés professionnelles, diffusée à CKAC et animée par Yves Bourassa, on lui offre la possibilité de réciter ses monologues. Mais c'est le 14 janvier 1935 qu'il décroche son premier vrai rôle professionnel dans Le Curé de village, de Robert Choquette, un des premiers feuilletons radiophoniques à prendre l’antenne, sur les ondes de CKAC. « Mon travail au Curé de Village allait être, pendant plus de quatre ans, une bénédiction. Nous étions payés 5 $ de l’émission. Certaines semaines, je me faisais jusqu’à 20 $. C’était plus que mon salaire à La Sauvegarde. »[2]

En 1937, Gratien quitte son emploi à La Sauvegarde pour se consacrer entièrement à ses activités artistiques. À l'automne, on lui confie sa première émission, Le Carrousel de la gaieté, diffusée en direct devant public et constituée de monologues, de courts sketches et de chansons. Entouré de Lionel Daunais et Albert Cloutier, il y interprète Fridolin, un personnage promis à un grand succès populaire, qui livre, avec humour, ses commentaires sur l'actualité. En avril 1938 suivra, pour deux ans, une autre émission, Le Train de plaisir, toujours avec son personnage de Fridolin.

Les Fridolinades[modifier | modifier le code]

En février 1938, il décide de profiter du succès de son émission radiophonique en mettant sur pied sa première revue humoristique de l'actualité, Fridolinons, qui met en scène le même personnage. Cette première édition est un triomphe : trois semaines à Montréal (au Monument-National) et une à Québec, pour des recettes totalisant 20 000 dollars. Parmi les comédiens de la troupe, on retrouve Juliette Béliveau, Juliette Huot, Olivette Thibault, Bernard Hogue, Albert Cloutier et Fred Barry, qu'il qualifie de « père spirituel au point de vue théâtre ». Pendant trois ans, il mènera de front son émission de radio hebdomadaire et sa revue annuelle. Mais la charge est trop lourde. Il choisira vite un coscripteur, en la personne de Claude Robillard. Lorsque celui-ci quitte Montréal, il embauche Louis Pelland. Toutefois, pour le public, il demeure le seul auteur des revues. De 1938 à 1946, Gratien présente neuf revues à Montréal et à Québec. Rapidement, la revue tient l’affiche six semaines à Montréal et deux semaines à Québec. La revue sera reprise de nouveau dix ans plus tard au Théâtre Orpheum (Montréal) sous le titre de Fridolinades ’56. Parmi ses collaborateurs, on trouve alors Ginette Letondal, Jean-Pierre Masson, Antoinette Giroux et une jeune comédienne promise à un bel avenir, Dominique Michel.

Un grand succès : Tit-Coq[modifier | modifier le code]

Muriel Guilbault et Gratien Gélinas dans la pièce Tit-Coq, 1948

Dans la revue de 1945, Gratien avait inclus un sketch intitulé Le départ du conscrit. Il le reprendra dans sa revue Fridolinons 46. On peut y voir la première mouture d'une vraie pièce. Nous retrouvons en effet ce personnage du conscrit, un orphelin, qui porte un lourd secret et aspire à fonder une famille pour se réhabiliter, dans Tit-Coq, qui est créé en mai 1948 au Monument-National. C'est un immense succès. Au cours de sa carrière, la pièce est jouée plus de 600 fois, en français et en anglais. Elle sera adaptée au cinéma en 1953 et obtiendra le prix du meilleur film canadien de l’année au Palmarès du film canadien. C’est aussi une réussite sur le plan financier. Ayant coûté près de cent mille dollars, le film en a rapporté le double.

Le Canada anglais[modifier | modifier le code]

Gratien Gélinas est le premier auteur de théâtre québécois qui cherche à rejoindre, dans sa langue, le public canadien-anglais. Sa pièce Tit-Coq est traduite et la première représentation en anglais a lieu à Montréal le 15 mai 1950. Une tournée s’organise dans les deux langues à travers le Canada. Les autres pièces du dramaturge seront également traduites en anglais.

En 1956, il participe au Stratford Shakespearean Festival (Ontario). Il y joue le rôle du Dr Caius (un rôle qu’il avait interprété 20 ans plus tôt), dans The Merry Wives of Windsor et celui de Charles VI dans Henri V, avec Christopher Plummer. La critique porte sur lui un jugement des plus favorables.

L'échec américain[modifier | modifier le code]

Gratien Gélinas était fasciné par les États-Unis. En 1946, il avait joué, avec plusieurs comédiens québécois et la célèbre actrice américaine Miriam Hopkins, dans la pièce de Miklos Laszlo, St Lazare’s Pharmacy, présentée à Montréal et Chicago. Les critiques, au Canada et aux États-Unis, le louangent.

Après le succès remporté au Canada dans les deux langues par Ti-Coq, il aspire à conquérir Broadway, ce qu’aucun Québécois n’avait réussi jusqu’alors. Il signe un contrat avec un important producteur new-yorkais puis présente sa pièce à Chicago en janvier 1951. Apprenant, trois semaines après la première, qu’un théâtre de New York (le Broadhurst) vient de se libérer, il décide d'y transférer la pièce. Elle y est présentée le 8 février. Faute de publicité adéquate, c'est un échec. La critique est négative et le théâtre annule la pièce après seulement trois représentations. Pour ajouter l'injure à l'insulte, Gratien se rend compte que le producteur l'a roulé et qu'il devra assumer les pertes. Il revient au Québec honteux et presque ruiné. C'est son premier échec en vingt ans de carrière.

La Comédie-Canadienne[modifier | modifier le code]

Avec l'aide de la Brasserie Dow, il achète en 1956 l'immeuble de l'ancien Théâtre Gayety à Jean Grimaldi. Il le rénove et inaugure la Comédie-Canadienne en 1958. Il souhaitait par ce geste fonder un théâtre qui se donnerait comme mission première de contribuer, par la création d'œuvres canadiennes-françaises, à l'établissement d'une identité nationale dans les arts de la scène. Il en sera le directeur et trois de ses fils participeront à l'entreprise. En 1959, Jacques Languirand se joint à l’équipe de la Comédie. On y créera quelque-unes des pièces majeures de l'époque : plusieurs pièces de Marcel Dubé, dont Un simple soldat; Le Gibet de Jacques Languirand; Les Temples de Félix Leclerc; Le cri de l’engoulevent et Docile de Guy Dufresne; Double Jeu et Médium saignant de Françoise Loranger; Moi et l’autre de Gilles Richer. Il accueille également une nouvelle génération d'artistes, même s'il ne partage pas toutes leurs valeurs, ce dont témoigne la présentation, en septembre 1968, de L’Osstidcho King Size d’Yvon Deschamps et Robert Charlebois.

En 1972, le théâtre doit, pour des raisons financières, fermer ses portes. Gratien a dû hypothéquer sa maison d’Oka pour éviter la faillite. Grâce à une subvention du gouvernement, il est libéré de ses dettes et le Théâtre du Nouveau Monde rachète la Comédie-Canadienne. Un changement de propriétaire qui se traduira par un changement de vocation. À l'avenir, on y présentera en effet surtout du théâtre étranger.

Bousille et les justes[modifier | modifier le code]

Afin de grossir le répertoire canadien présenté à la Comédie-Canadienne, Gratien décide d’écrire une deuxième pièce. Il en avait eu l'idée pendant qu'il écrivait Tit-Coq, en 1947-1948. Créée le 17 août 1959, Bousille et les Justes sera jouée plus de 700 fois partout dans le monde. La pièce est une réussite car elle rejoint certaines des préoccupations de la société québécoise de l'époque qui s'apprête à basculer dans la Révolution tranquille.

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Depuis le début de sa carrière, Gratien Gélinas est fasciné par les possibilités du cinéma. En 1943, il tourne avec les comédiens de sa troupe une parodie de l'oeuvre d'Alexandre Dumas, La Dame aux camélias, la vraie, un court-métrage qu’il veut inclure dans les Fridolinades de la même années. Il a d'ailleurs le projet de filmer ses revues et de les diffuser à travers tout le Québec. Ce projet ne verra pas le jour mais les principaux sketchs des Fridolinades de 1945 seront filmés pour l'Office national du film (ONF) par le cinéaste Roger Blais. En 1950, il fait partie du conseil d'administration de l'ONF, qu'il quittera en 1952, au moment de tourner une adaptation cinématographique de Tit-Coq.

En 1969, il devient président de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne, l’ancêtre de Téléfilm Canada, fonction qu'il occupera pendant les neuf années suivantes. Il succède à Georges-Émile Lapalme. Il renouera également avec le travail de comédien dans quelques films, dont Agnes of God de Norman Jewison avec Jane Fonda, Bonheur d’occasion et Les tisserands du pouvoir, de Claude Fournier, Red de Gilles Carle.

Dernières années[modifier | modifier le code]

À 77 ans, il écrit sa dernière pièce, La Passion de Narcisse Mondoux. Il en sera l'interprète avec sa compagne des dernières années Huguette Oligny. La pièce sera joué plus de 500 fois à travers le Canada. En juin 1989, elle est présentée avec succès dans un petit théâtre de New York. Une belle revanche pour celui qui se souvient encore de son échec américain.

C'est au cours de cette période que se déclare la maladie qui devait l'emporter. Alors qu'il interprète son ultime pièce, il lui arrive de perdre la mémoire ou d'oublier certaines parties de son texte. Le diagnostic tombe bientôt : un syndrome cérébral organique de type dégénératif. Il met alors un terme définitif à sa carrière. Il vivra reclus dans sa résidence d'Oka jusqu'à sa mort. Vivant séparé d'Huguette Oligny depuis 1982, un de ses fils viendra habiter avec lui. Il s'éteint finalement le 16 mars 1999.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 12 juillet 1935, il épouse Simone Lalonde, qui fréquente depuis 5 ans. Le couple aura six enfants. Simone décède des suites d’une longue maladie en 1967.

En 1946, alors qu'il joue dans la pièce de Miklos Laszlo, St Lazare’s Pharmacy, il tombe amoureux de la jeune comédienne Huguette Oligny, qui fait aussi partie de la distribution. Il ne se séparera cependant pas de son épouse légitime. Le tort qu'un divorce aurait fait à son image publique, dans une Québec encore traditionaliste, et la volonté de ne pas reproduire le comportement de son propre père auront été déterminants. Devenu veuf, il l'épousera en 1973, quelques années après qu'elle ait divorcé. En août 1982, après 15 ans de vie commune, Huguette prend un appartement à Montréal tandis que Gratien continue à habiter seul à Oka.

Il est le grand-père de Mitsou Gélinas, Abeille Gélinas et Noémie Gélinas. Une autre de ses petites-filles, l'auteure Anne-Marie Sicotte, lui a consacré une biographie en 1995-1996.

Dramaturge[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions de l’œuvre[modifier | modifier le code]

  • Tit-Coq. Pièce en trois actes, Montréal, Beauchemin, 1950, 197 p.; Les Éditions de l'Homme ltée, 1968; Quinze, 1980, 225 p. Présentation critique et bibliographie de Laurent Mailhot. «Présence»; Tit-Coq, 1981, 197 p. «Théâtre 10/10»; Montréal, Typo, 2010, 168 p. « Théâtre »
  • Bousille et les Justes (théâtre), Montréal, Les Éditions de 1'Homme, 1960, 111 p. Ill.; 1967; Quinze, 1981, 116 p. «Théâtre 10/10»; Bousille et les Justes. Pièce en quatre actes, 111 p. «Présence»; Montréal, Typo, 1994, 128 p. « Théâtre »
  • Hier, les enfants dansaient. Pièce en deux parties, [Montréal], Leméac, 1968, 159 p. «Théâtre canadien»; 1972. Ill. Édition scolaire pour l'enseignement du français langue seconde préparée et annotée par G.A. Klinck; Montréal, Typo, 1999, 144 p. « Théâtre »
  • Les Fridolinades (théâtre), Montréal, Leméac, 1988 - 1938, 1939 et 1940; Montréal, Quinze, 1980-1981, 3 vol.: vol. 1, 1945 et 1946, 1980, 271 p. Présentation de Laurent Mailhot; vol. 2, 1943 et 1944, 1981, 351 p. Présentation de Laurent Mailhot; vol. 3, 1941 et 1942, 367 p.
  • Les Fridolinades. Athologie. Préparée par Anne-Marie Sicotte, Montréal, Typo, 2014, 416 p.
  • La Passion de Narcisse Mondoux (théâtre), Montréal, Leméac, 1987, 135 p. «Théâtre»; Montréal, Quinze, 1992, 135 p.

Les archives personnelles du dramaturge sont conservées dans le Fonds Gratien Gélinas (Bibliothèque et Archives Canada)[3]. On peut en télécharger ici l'instrument de recherche (pdf). Voir aussi : Gratien Gélinas — Bibliothèque et Archives Canada (site archivé)

Un fond d'archives plus modeste est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Ouvrages et articles critiques[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Sicotte, Gratien Gélinas: La Ferveur et le doute, Montréal, VLB éditeur, 2009.

Anne-Marie Sicotte, Gratien Gélinas : Un p’tit comique à la stature de géant, Montréal, VLB éditeur, 2009.

Anne-Marie Sicotte, Gratien Gélinas: Du naïf Fridolin à l’ombrageux Tit-Coq, Montréal, collection Les Grandes Figures, XYZ éditeur, 2001.

Victor-Lévy Beaulieu et Gratien Gélinas. Gratien, Tit-Coq, Fridolin, Bousille et les autres, Stanké, 1993.

Traductions[modifier | modifier le code]

Traduction anglaise par Kenneth Johnstone: Tit-Coq. A Play in 2 Parts, [s.l., s.é.], 1950, [2], 44, [1], 48 p. (Texte polycopié); Tit-Coq, Toronto/Vancouver, Clarke, Irwin & Company limited, 1967, 84 p.

Traduction anglaise par Kenneth Johnson: Bousille and the Just, Toronto/Vancouver, Clarke, Irwin & Company limited, 1961, 104 p.; 1966, 90 p. Collab. Joffre Miville-Dechêne.

Traduction anglaise par Mavor Moore: Yesterday the Children Were Dancing, Toronto/Vancouver, Clarke, Irwin & Company Limited, 1967, 76 p.

The Passion of Narcisse Mondoux, Toronto, Anansi, 1991.

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme comédien[modifier | modifier le code]

comme réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1942 : La dame aux camélias, la vraie (court métrage)
  • 1953 : Tit-Coq

comme scénariste[modifier | modifier le code]

  • 1942 : La Dame aux camélias, la vraie (court métrage) : En collaboration avec Louis Pelland
  • 1953 : Tit-Coq

comme producteur[modifier | modifier le code]

  • 1942 : La Dame aux camélias, la vraie (court métrage)
  • 1953 : Tit-Coq

Honneurs[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Quatre rues du Québec ont été désignées en son honneur : à Montréal, Lévis, Mirabel et Rimouski[9].

Dans son village natal, Saint-Tite, l'auditorium de l'école secondaire Paul-Lejeune honore sa mémoire.

Le prix Gratien-Gélinas, décerné annuellement depuis 1994 par le Centre des auteurs dramatiques du Québec (CEAD), vise à promouvoir les dramaturges québécois de la relève.

Pascal, un des fils de Gratien Gélinas, fait depuis plusieurs années campagne afin que l’autoroute 640, au nord de Montréal, soit rebaptisée du nom de son célèbre père[10]. Jusqu'ici, ses efforts ont été infructueux.

Pascal Gélinas a réalisé un documentaire consacré à son père: Gratien Gélinas, un géant aux pieds d’argile. 52 minutes (2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Figures marquantes de notre histoire - Gratien Gélinas et les artisans du théâtre populaire, par Pascal Gélinas », sur www.fondationlionelgroulx.org (consulté le 17 octobre 2018)
  2. Transcription d'un extrait de l'émission Propos et confidences, diffusée à la télé de Radio-Canada, en 1974. Cité par Anne-Marie Sicotte, Gratien Gélinas: La Ferveur et le doute, Montréal, VLB éditeur, 2009, p. 66.
  3. « Fonds Gratien Gélinas - Bibliothèque et Archives Canada » (consulté le 15 octobre 2018)
  4. Fonds Gratien Gélinas (MSS459) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  5. Louis Pelletier, « Pour un cinéma canadien-français, un vrai: l'aventure du studio Gratien Gélinas et de La dame aux camélias », Revues canadienne d'études cinématographiques, no 2, Vol. 23,‎ , p. 70-95
  6. Présentation et visionnement du film, sur Le cinéma du Québec au temps du parlant, 1930-1952
  7. a et b « Les membres de l'Ordre de Montréal - Gratien Gélinas », sur ville.montreal.qc.ca (consulté le 15 octobre 2018)
  8. (en + fr) « Honorary degree citation - Gratien Gélinas », sur www.concordia.ca, (consulté le 17 octobre 2018)
  9. « Résultats de recherche - Gratien Gélinas », sur www.toponymie.gouv.qc.ca (consulté le 15 octobre 2018)
  10. Guillaume Picard, « Huguette Oligny: soif de bonheur et sérénité », canoe.ca,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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