Marcel Abraham
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Marcel Jacques Abraham |
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Jean Villefranche, Jacques Villefranche |
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Marcel Abraham, né le à Paris (16e arrondissement)[1], mort le à Paris (17e arrondissement)[2], est un enseignant, un écrivain et un résistant français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Marcel Jacques Abraham est issu d'une famille d'origine juive alsacienne qui a opté pour la nationalité française. Son père, Adrien Isaac Abraham, est un ingénieur formé à l'École polytechnique.
Marcel Abraham effectue ses études secondaires au lycée François-Ier au Havre, puis ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Durant la Grande Guerre, en 1917, il est brièvement mobilisé au sein du 81e régiment d'infanterie[3].
En 1923, il est reçu, le dixième, à l'agrégation de lettres[4]. Entre 1923 et 1936, il est successivement nommé enseignant aux lycées de Charleville-Mézières, d’Orléans, puis au lycée Carnot à Paris.
En 1932, il entre au ministère de l'Éducation nationale, où il est directeur de cabinet d'Anatole de Monzie (1932-1934), Jean Zay (1936-1939) et Pierre-Olivier Lapie (1950-1951), tout en occupant les fonctions d'Inspecteur d'Académie. Il est également rédacteur en chef des Cahiers orléanais puis co-directeur avec Roger Secrétain de la revue Le Mail, collaborateur des Cahiers de la Libération et du journal clandestin Étoiles (sous le pseudonyme de Jean Villefranche), fondateur de Quarantequatre. De même, il a dirigé les travaux des cinq premiers volumes de l’Encyclopédie française et est le maître d’œuvre du tome 10. Écrivain il a écrit un recueil de vers, intitulé Routes, et de prose, Paysages.
Le 20 novembre 1940, Marcel Abraham est révoqué de son poste d’inspecteur de l'académie de Paris, en application de la loi portant statut des Juifs du 3 octobre 1940. En février 1941, il intègre le réseau du musée de l'Homme et participe à son journal Résistance.
En 1941, il se réfugie à Toulon après le démantèlement du réseau et forme avec John Mentha, un assureur d’origine suisse, le noyau du réseau local de Franc-Tireur. Il participe également aux réunions clandestines des résistants socialistes de Toulon[5].
À Toulouse avec Jean Cassou à la Libération, il retrouve sa place à l'Université et rejoint l'UNESCO, avant de diriger le cabinet de Pierre-Olivier Lapie. Puis il devient directeur des Affaires culturelles au ministère de l’Éducation nationale, directeur du Service Universitaire des Relations avec l'Étranger et l’Outre-mer (SUREOM) et président du Bureau international d’éducation. À la Libération, il devient membre de l'Alliance israélite universelle.
Il écrivait sous le pseudonyme de Jacques Villefranche.
Les papiers personnels de Marcel Abraham sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 312AP : Inventaire du fonds.
Décorations
[modifier | modifier le code]Œuvres
[modifier | modifier le code]- « Charles Péguy au lycée », La Revue hebdomadaire, 1926
- Hommage à Charles Péguy, Paris, Gallimard, 1933
- Paysages, 1934
- La Pédagogie comparée. Un précurseur : Marc-Antoine Jullien de Paris, Paris, Musée pédagogique, 1949
- Routes, 1920-1953, Paris, éd. des Cahiers du Sud, 1953
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- In memoriam. Marcel Abraham, -, Paris, imprimerie de Chantenay, 1956, 143 p.
- https://maitron.fr/abraham-marcel-jacques/, notice ABRAHAM Marcel, Jacques par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le , dernière modification le .
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Archives conservées par :
- Archives nationales (312AP, -, p-2l41hfcjv--cusmnjoigrds)
- archives départementales des Yvelines (166J, Ms 1, 1, , Lettre autographe à Maurice Denis chercher le nom ABRAHAM Marcel)
- Ressources relatives à la vie publique :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives de Paris, « État civil du 16e arrondissement, registre des naissances du 2 au 21 juin 1898, vue 29 / 31, V4E 10040 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 17e arrondissement, registre des décès du 14 février au 28 mars 1955, vue 5 / 31, 17D 298 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de Seine-Maritime, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement du Havre, classe 1918, matricule n°2203, 1R3448 », sur https://www.archivesdepartementales76.net (consulté le )
- ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ ABRAHAM Marcel, Jacques dans Le Maitron, par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 2 novembre 2022, dernière modification le 7 octobre 2024
- Inspecteur général de l'Éducation nationale
- Résistant français
- Universitaire français du XXe siècle
- Poète français du XXe siècle
- Agrégé de lettres
- Professeur français
- Officier de l'Instruction publique
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Commandeur de l'ordre du Nil
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Naissance en juin 1898
- Naissance dans le 16e arrondissement de Paris
- Décès en février 1955
- Décès à 56 ans
- Décès dans le 17e arrondissement de Paris