Marc Schwartz

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Marc Schwartz, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français. Il a été jusqu’en janvier 2018 directeur de cabinet de Françoise Nyssen, ministre de la Culture du Gouvernement Édouard Philippe.

Il est conseiller maître à la Cour des comptes, et ancien responsable mondial du « Secteur Public » du cabinet Mazars[1]. Médiateur dans le conflit opposant Google et les représentants d'éditeurs de presse français, il est parvenu à conclure un accord historique qui fut signé le 1er février 2013 par le patron de Google, Eric Schmidt et le président de la République, François Hollande[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Marc Schwartz est ancien élève de l'IEP de Paris (promotion 1984)[3], où il a rencontré sa femme Catherine Schwartz, avec laquelle il a trois filles: Julie, Ariane et Pauline. Titulaire d'un Master de finance d'entreprise, il passe ensuite par les bancs de l'ENA (promotion 1988).

À l'issue, il intègre la Cour des comptes en tant auditeur puis conseiller référendaire en 1991[4]. En 1992, il est détaché à la direction du Trésor du Ministère de l'économie et des finances au sein du département international. Puis, il devient le conseiller économique et financier pour l'Asie du Sud-Est, à l'ambassade de France à Singapour de 1994 à 1997[4],[5].

En 1997, il est nommé au commerce extérieur en tant que directeur de cabinet de Jacques Dondoux[6] puis conseiller de Dominique Strauss-Kahn, de Christian Sautter et de Florence Parly au Ministère de l'économie et des finances et de l'industrie, où il est chargé de la réforme de l'État et de la modernisation de la gestion publique [7],[8].

Il est recruté en 2000 par le groupe France Télévisions en tant que directeur financier[9],[10]puis directeur général adjoint en 2004 chargé de la gestion, des finances et des synergies de groupe[11]. Il est membre du comité financier de l'Union Européenne des radiodiffuseurs (UER) et préside le comité d'audit de Canal France International (CFI).

En 2006, il rejoint la banque d'investissement Calyon du Crédit agricole en tant que directeur associé[12]. Puis, en 2007, il fonde et dirige le cabinet AS Conseil spécialisé dans des missions d'accompagnement stratégique et opérationnel dans le secteur public (administrations, établissements publics, entreprises publiques) et dans le secteur des médias[13].

En 2008, le gouvernement lui confie une mission de réflexion et de proposition concernant les relations entre la presse et La Poste et sur le soutien public à l'acheminement des abonnements de presse par postage ou par portage[14], dans le cadre de la réforme de Presstalis[15]. Ceci se conclura par un protocole d'accord qualifié "accords Schwartz" entre l'État, la presse et La Poste le 23 juillet 2008 valable pour une période de sept ans[16], mais qui sera finalement décalé d’un an, lors des états généraux de la presse en janvier 2009, pour cause de crise sur la presse (l’État prenant alors en compte le manque à gagner subi par La Poste).

Il devient, en 2010, associé chez Mazars, chargé du conseil au secteur public et aux médias, puis devient en 2012, le responsable mondial du département « Secteur public » du groupe Mazars[1].

En novembre 2012, il est nommé par le gouvernement français comme médiateur pour résoudre le conflit opposant depuis plusieurs années Google aux éditeurs de presse[17]. Le 1er février 2013 est signé entre le patron de la firme américaine et le président de la République, un accord créant un fond de 60 millions d'euros abondé par Google afin de financer les projets numériques de la presse[18], qualifié d'accord "gagnant-gagnant" [19]. Suite à cette médiation, il est pressenti pour présider ce fond[20].

En 2014, il quitte Mazars pour revenir travailler à la Cour des Comptes, en tant que conseiller référendaire.

Fin 2014, le gouvernement lui confie la mission de préparer, à la tête d'un groupe de travail interministériel, la feuille de route stratégique du groupe France Télévisions, pour le mandat 2015-2020. Il remet son rapport à Fleur Pellerin, Michel Sapin et Emmanuel Macron le 4 mars 2015[21] : ce qui sert de base de réflexion à tous les candidats à la présidence[22].

Il est, en mai 2015, chargé d'une nouvelle mission de médiation pour trouver un équilibre entre les intérêts des plates-formes de streaming, des producteurs et ceux des ayants droit, et résoudre le conflit qui les oppose sur la partage de la valeur[23]. Cette mission se termine par la signature, le 2 octobre 2015 au ministère de la culture, d'un Protocole d'accord pour un développement équitable de la musique en ligne[24],[25]. France Musique relève que « les négociations n'ont pas été simples et ont donné lieu à un accord, dit accords Schwartz signés par une vingtaine d'organisation syndicales, d'organismes et d'entreprises. Pourtant, les deux principales sociétés de perception des droits : l’Adami et la Spedidam ont refusé de les signer, cette dernière parlant d'un « désastre pour les artistes-interprètes »[26].

Marc Schwartz est nommé médiateur du livre en juillet 2016[27] par Manuel Valls, Premier ministre et Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication, succédant ainsi à Laurence Engel, devenue présidente de la BnF.

En février 2017, il se met en disponibilité de la Cour des comptes pour rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron en tant que coordinateur du programme culture et médias[26].

En mai 2017, il est nommé directeur de cabinet de Françoise Nyssen, ministre de la Culture du Gouvernement Édouard Philippe[28],[29]. Il quitte ce poste en janvier 2018 après s'être vu confié une mission sur la distribution de la presse[30].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

France Musique le qualifie de libéral[26].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Marc Schwartz, associé responsable secteur public », sur Mazars
  2. « Accord à l'amiable entre Google et les éditeurs de presse », sur Le Lab Europe1,
  3. « Marc Schwartz », sur AGEFI,
  4. a et b « Cabinet audiovisuel - Marc Schwartz », sur Les Échos,
  5. « Décrets du 13 juin 1994 portant maintien en disponibilité (Cour des comptes) », sur Legifrance,
  6. « Arrêté du 25 juin 1997 portant délégation de signature », sur Legifrance,
  7. « Arrêté du 1er août 1997 portant nomination au cabinet du ministre », sur Legifrance,
  8. « Marc Schwartz départagera Google et la presse française », sur Nouvel Obs,
  9. « Arrêté du 3 septembre 2001 portant détachement (Cour des comptes) », sur Legifrance,
  10. « Le nouvel organigramme de France Télévision », sur L'Humanité,
  11. « Marc Schwartz », sur Les Échos,
  12. « Arrêté du 13 février 2006 portant réintégration et mise en disponibilité (Cour des comptes) », sur Legifrance,
  13. « Carnet entreprises », sur Les Echos,
  14. « Remise du rapport Schwartz », sur Direction générale des médias et des industries culturelles,
  15. « Taxe Google : Marc Schwartz, un médiateur pour éviter la baston », sur Ecrans.fr,
  16. « Avis n° 2012-1500 du 20 novembre 2012 sur la proposition tarifaire de La Poste », sur Legifrance,
  17. « Lettre de mission adressée à Monsieur Marc SCHWARTZ, par Madame Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication et Madame Fleur PELLERIN, ministre déléguée aux Petites et Moyennes entreprises, à l'Innovation et à l'Économie numérique », sur Ministère de la Culture et de la communication,
  18. « Google et les éditeurs de presse enterrent la hache de guerre », sur Les Échos,
  19. Boris Manenti, « Google et la presse : C'est un accord gagnant-gagnant, selon Marc Schwartz », Le Nouvel Observateur, (consulté le 22 décembre 2013)
  20. « Marc Schwartz pressenti pour présider le fonds Google », sur Le Lab Europe1,
  21. « Le rapport sur l'avenir de France Télévisions : "France Télévisions 2020, Le chemin de l'ambition" »
  22. « Dossier des Echos sur le rapport Schwartz : "Une ambition forte pour France Télévisions" »
  23. Electron-libre
  24. « France-hailed-as-pioneer-with-landmark-agreement. »
  25. Alain Beuve-Méry, « Vers une rémunération plus équitable des artistes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  26. a b et c Victor Tribot Laspière, « Qui compose le cabinet de Françoise Nyssen, ministre de la Culture ? », sur France Musique.fr, (consulté le 17 juillet 2017).
  27. Nicolas Gary, « Après la presse et la musique, Marc Schwartz devient Médiateur du livre », ActuaLitté,‎ (lire en ligne)
  28. « Marc Schwartz dirigera le cabinet de Françoise Nyssen », Livres Hebdo,‎ (lire en ligne)
  29. Arrêté du 18 mai 2017 portant nomination au cabinet de la ministre de la culture
  30. Françoise Nyssen perd son directeur de cabinet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Exemples d'articles de presse en France, en Europe et aux États-Unis citant Marc Schwartz et son action (liste non exhaustive, classée par date de parution).

Autres sources[modifier | modifier le code]