María Félix

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Maria Félix
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María Félix en 1947.

Nom de naissance María de los Ángeles Félix Güereña
Surnom La Doña, Maria Felix, María Bonita
Naissance
Álamos, Sonora Drapeau du Mexique Mexique
Nationalité Drapeau du Mexique Mexicaine
Décès (à 88 ans)
Mexico
Profession Actrice
Films notables French Cancan
La fièvre monte à El Pao
La cucaracha

Maria Felix est une actrice mexicaine, née le 8 avril 1914 à Álamos (Mexique), et décédée le 8 avril 2002 à Mexico. Elle était surnommée, surtout vers la fin de sa carrière, La Doña, « la Dame ».

Biographie[modifier | modifier le code]

La date de naissance de María Félix est sujette à controverse. Il existe un certain consensus selon lequel elle serait née le 8 avril 1910 plutôt qu'en 1914, date plus flatteuse qui figure dans son éloge funèbre du New York Time, et dont aucune preuve n'a été apportée. Son père, Bernardo Félix, était d'origine Yaqui et sa mère, Josefina Güereña, d'origine espagnole. Elle avait été élevée dans un couvent à Pico Heights, en Californie.

Entre 1942 et 1971, elle joua dans 47 films, au Mexique, en France et en Italie. Elle ne fut jamais célèbre aux États-Unis pour avoir refusé d'y jouer de petits rôles et avoir perdu le rôle de Pearl Chavez dans Duel au soleil, prévu pour elle, pour des questions de planning, elle sera remplacée par l'américaine Jennifer Jones.

Elle a été mariée à trois Mexicains (Enrique Álvarez avec qui elle eut son seul enfant, les chanteurs Agustín Lara, qui composa en son honneur plusieurs chansons (dont Maria Bonita, Aquel Amor, Noche de Ronda), et Jorge Negrete), et au millionnaire français Alex Berger. Elle a également eu une liaison avec le peintre muraliste Diego Rivera qui voulait alors divorcer d'avec sa femme Frida Kahlo pour l'épouser.

Carrière[modifier | modifier le code]

La superbe María Félix s'impose comme une icône à son pays dès son premier film en 1943. Elle se spécialise dans le (mélo)drame romantique, souvent métissé d'aventures, parfois inspiré de Stefan Zweig, Pierre Benoit, Alexandre Dumas fils ou Vicente Blasco Ibáñez. Chacune de ses compositions entre au panthéon cinématographique mexicain. La star tourne particulièrement avec Emilio Fernández et a pour partenaires des stars internationales : Pedro Armendariz, Fernando Rey et Antonio Vilar.

En 1951, Félix interprète deux films en Europe : La Couronne noire de Luis Saslavsky sur une histoire de Jean Cocteau aux côtés des italiens Rossano Brazzi et Vittorio Gassman, et Messaline de Carmine Gallone face au français Georges Marchal.

L'idole revient à son public hispanique, jouant notamment avec Carlos Thompson en Argentine et retrouvant Emilio Fernández pour Reportaje (1953) où elle incarne... une star de cinéma.

Elle revient en Europe pour incarner La Belle Otero, sous la direction de Richard Pottier, en 1954, d'après les mémoires de la célèbre danseuse, et surtout pour French Cancan de Jean Renoir avec pour principal partenaire Jean Gabin et pour rivale la juvénile Françoise Arnoul. María Félix enchaîne avec Les héros sont fatigués (1955) face à un autre monstre sacré : Yves Montand.

Fidèle à son principe d'alternance, l'actrice revient à des compositions mexicaines, notamment dans Faustina (1957) d'après une pièce de Goethe et dans une seconde adaptation de Vicente Blasco Ibáñez avec Jack Palance.

En 1959, plus active que jamais, la star s'illustre dans Sonatas de l'espagnol Juan Antonio Bardem, au côté de Francisco Rabal dans La cucaracha d'Ismael Rodríguez avec une autre icône mexicaine : Dolores del Rio, et dans un autre sommet de sa carrière internationale : La fièvre monte à El Pao de Luis Buñuel face à Gérard Philipe.

Elle tourne ensuite, encore quelques films dans son pays, dont Amor y sexo (1964) de Luis Alcoriza (adaptation du Sapho d'Alphonse Daudet), et se retire en 1971.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Chevaux[modifier | modifier le code]

En France, elle fut propriétaire de quelques très bons chevaux de courses comme le célèbre Nonoalco, vainqueur en France des prix suivants : Prix Yacowlef (1973), Prix Morny (1973), Prix de la Salamandre (1973), Prix Jacques Le Marois (1974) et Prix du Rond Point (1974). Caracolero, un autre bon cheval, remporta en 1974 le prix du Jockey Club.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]