Vicente Blasco Ibáñez

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Vicente Blasco Ibáñez
Description de l'image Vicente Blasco Ibáñez.jpg.
Naissance
Valence, province de Valence
Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Décès (à 60 ans)
Menton, Alpes-Maritimes
Drapeau de la France France
Activité principale
Écrivain, homme politique
Auteur
Langue d’écriture Espagnol
Mouvement Réalisme, naturalisme
Genres
Signature de Vicente Blasco Ibáñez

Vicente Blasco Ibáñez, né le à Valence et mort à Menton le , est un écrivain, journaliste et homme politique espagnol. Il est considéré comme l'un des plus grands romanciers de langue espagnole.

Anticlérical et républicain, il mena une vie agitée et fut à l'origine d'un mouvement politique auquel il donna son nom, le blasquisme ; il fonda également le journal El Pueblo en 1894 pour diffuser ses idées. Son style de roman naturaliste l'a fait comparer à Émile Zola[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 29 janvier 1867 à Valence, Espagne, Vicente Blasco Ibáñez était fils du commerçant Gaspar Blasco et de Ramona Ibáñez, donc il est issu d'une famille bourgeoise, qui l'a inculqué dès son plus jeune âge l'idéal républicain. En 1882 il commença ses études en droit à l'Université de Valence. La même année il publia son premier texte dans une revue locale, mais peu de temps après il doit s'enfuir à Madrid, où l'on l'arrête à cause de ses activités républicaines et anticléricales.

Cinq ans après, en 1887, il fonde le journal fédéraliste La Revolución, dont il fut le directeur et où il publia son premier livre: Fantasías. L'année suivante, à l'âge de 20 ans, il obtint sa licence en droit. [1]

Arènes sanglantes, Boue et Roseaux, Parmi les orangers, Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, L'Argonaute sont les plus connus de ses romans. Un nombre important de ses écrits ont été traduits en français par Renée Lafont, qui devait contribuer à sa notoriété littéraire en France et qui trouva la mort durant la Guerre d'Espagne.

Il est le père de l'homme politique et journaliste Sigfrido Blasco-Ibáñez.

Connu dans le monde entier, notamment en Argentine, puisque Vicente Blasco Ibáñez fut invité en 1909 pour y faire une tournée de conférences. A cette occasion, il décida de fonder, dans cette partie du monde, des colonies de peuplement pour les agriculteurs valenciens. Mais quatre ans plus tard, il se rendit compte que c'était un échec, il se retrouva ruiné et endetté. Il revint alors en Europe et se consacra de nouveau à l'écriture.[2]

Puis en octobre 1919, il fut invité aux États-Unis pour y faire de multiples conférences. Il fut désormais très apprécié et célèbre non seulement en Europe et en Amérique du Sud mais également aux États-Unis. Il sera très courtisé par la presse américaine et par Hollywood, à tel point qu'il sera nommé docteur honoris causa par l'université de Washington[1].

C'est à partir de 1925 que Vicente Blasco Ibáñez dut s'exiler en France, à Menton, pour des raisons d'adversité face à Primo de Rivera. De plus, la publication de son œuvre, Una nación secuestrada, le mena à avoir des poursuites contre sa famille, menacé par la ville de Valence[1].

Vicente Blasco Ibáñez meurt à Menton (Alpes-Maritimes) le [3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

La araña negra (1892).
  • 1892 : La araña negra
  • 1893 : Contes valenciens (Cuentos valencianos) traduit en français par Jean Monfort sous le titre Contes et nouvelles du pays valencien (ebook Kindle, 2013)
  • 1894 : Fleur de mai (Flor de mayo)
  • 1898 : Terres maudites
  • 1900 : Dans les orangers (Entre naranjos)
  • 1901 : Sonnica la courtisane (Sónnica la cortesana)
  • 1902 : Boue et roseaux (Cañas y barro), roman, traduit en français par Maurice Bixio, Hachette, Paris, 1905[4].
  • 1903 : Dans l’ombre de la cathédrale (La catedral)
  • 1904 : L’Intrus (El intruso)
  • 1905 : La Cité des futailles (La bodega)
  • 1905 : La Horde (La horda)
  • 1906 : La Femme nue de Goya (La maja desnuda)
  • 1908 : Arènes sanglantes (Sangre y arena)
  • 1909 : Les Morts commandent (Los muertos mandan)
  • 1909 : Luna Benamor
  • 1914 : Les Argonautes (Los argonautas)
  • 1916 : Les Quatre cavaliers de l'apocalypse (Los cuatro jinetes del Apocalipsis)
  • 1918 : Mare Nostrum
  • 1919 : Les Ennemis de la femme (Los enemigos de la mujer)
  • 1921 : Le Prêt de la défunte, nouvelles — dont Les Quatre fils d’Ève
  • 1922 : La Tentatrice
  • 1923 : La Reine Calafia
  • 1925 : Voyage d’un romancier autour du monde (La vuelta al mundo de un novelista)
  • 1926 : Aux pieds de Vénus (A los pies de Venus: los Borgia)
  • 1928 : La Merveilleuse aventure de Christophe Colomb : à la recherche du grand Khan (En busca del Gran Khan (Cristóbal Colón))
  • 1929 : Le Chevalier de la Vierge (El caballero de la Virgen (Alonson de Ojeda))

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Affiche du film Arènes sanglantes de 1922.

Vicente Blasco Ibáñez s'intéressa très tôt au cinéma muet. C'est pourquoi nombreuses de ses œuvres, ont été adaptées au cinéma. La première oeuvre adaptée au cinéma est Sangre y Arena, en collaboration avec un cinéaste français nommé Max André. Cette collaboration donne naissance à ce que l'auteur appelle la novela cinematográfica (le roman cinématographique)[5].

On a de plus deux films mexicains avec Maria Félix.

À la télévision[modifier | modifier le code]

L'avenue Blasco Ibáñez à Valence.
  • 1978 : Cañas y barro
  • 1979 : La barraca
  • 1996 : Entre naranjos, de Josefina Molina

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Vicente Blasco Ibáñez | Éditions Sillage », sur editions-sillage.fr (consulté le 25 mars 2019).
  2. « Vicente Blasco Ibáñez, de Valence à Hollywood », sur Books, (consulté le 1er avril 2019)
  3. Voir les cérémonies du transfert des cendres de Blasco Ibáñez dans la presse en 1933 : L’Éclaireur de Nice des 20, 21, 24 et 27 octobre 1933.
  4. voir l'entrée Boue et roseaux dans la base WordCat en ligne).
  5. a et b « Vicente Blasco Ibáñez et le roman cinématographique : l’exemple de Sangre y Arena – Littera Incognita » (consulté le 1er avril 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]