Mandres-la-Côte

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Mandres-la-Côte
Mandres-la-Côte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Chaumont
Canton Canton de Nogent
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles
Maire
Mandat
Gilbert Georgemel
2014-2020
Code postal 52800
Code commune 52305
Démographie
Gentilé Mandrins, Mandrines
Population
municipale
526 hab. (2016 en diminution de 1,68 % par rapport à 2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 47″ nord, 5° 20′ 09″ est
Altitude 402 m
Min. 367 m
Max. 443 m
Superficie 11,3 km2
Localisation

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Mandres-la-Côte

Mandres-la-Côte est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Mandres-la-Côte sont appelés les Mandrins et Mandrines. La commune s'étend sur 11,3 km2 et compte 521 habitants en 2014. Avec une densité de 48 habitants par km2, Mandres-la-Côte a connu une nette hausse de 30,4 % de sa population par rapport à 1999. L'église découverte au croisement de deux rues principales reste le point central du village. L'alignement des maisons le long des trois rues principales offre la variante de village rue Y (Y barré). Les parcelles constituant le village présentent dans le sens de la longueur verger, jardin, bâti, rue. La voie romaine de Langres à Naix (Meuse) traverse son territoire (approximativement la route actuelle Nogent ↔ Ageville). Il est traversé par la route départementale no 1, axe important reliant la région parisienne et le Sud de la France. Entourée par les communes de Sarcey, Lanques-sur-Rognon et Biesles, Mandres-la-Côte est située à 4 km de Nogent (cité de la coutellerie), à 18 km de Chaumont (préfecture) et 18 km de Langres (classée ville d'art et d'histoire, notamment grâce à ses remparts spectaculaires, et membre des associations ville fleurie et ville internet).

Communes limitrophes de Mandres-la-Côte
Biesles Ageville Lanques-sur-Rognon
Sarcey Mandres-la-Côte
Nogent Nogent

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situés à 398 mètres d'altitude, trois principaux cours d'eau traversent la commune de Mandres-la-Côte :

  • le ruisseau du Pecheux (qui est un affluent de la rivière « La Traire »). Longueur totale → 3,3 km (1) ;
  • le ruisseau Moiron (affluent ruisseau de Folvau). Longueur totale → 9,1 km (2) ;
  • le ruisseau du Vechet (qui est un affluent de la rivière « Le Rognon »). Longueur totale → 3,3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Mandres-la-Côte a un climat semi-océanique avec de sensibles influences continentales. Les précipitations sont assez abondantes : entre 820 et 1 060 mm par an, et se répartissent régulièrement tout au long de l'année. Elles sont toutefois plus marquées de novembre à mars. On y compte de 150 à 180 jours de précipitations. La température moyenne annuelle se situe autour de 12 °C, due à l'altitude (400 mètres). La durée d'ensoleillement totale annuelle est de 1 760 heures environ. Les étés sont assez chauds jusqu'à 35 °C et des hivers assez froids −10 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mandres (cabane, bergerie) était à son origine un groupe de maisons de pasteurs, petit établissement religieux à tendance agricole.

Mandres apparait dans l'histoire, vers 1160, dans la charte de l'Évêque de Langres au sujet des donations faites à l'abbaye de la Crête par Albéric de Prey et portant sur les droits d'usage de pâture sur le territoire En 1230, Raoul étant sur le point d'entrer dans l'ordre du Val-des-Écoliers donna à ce monastère une partie des dîmes de Mandres. Lors d'un différend en 1364 entre les seigneurs de Vergy et d'Aigremont, Huart de Mandres fait figure de témoin. La charte d'affranchissement des habitants de Perrusse en 1373 voit Guillaume Cuisse de Mandres comme tabellion. En 1789, Mandres dépendait de la province de Champagne, bailliage de Chaumont, prévôté de Nogent-le-Roi, élection de Langres. Son église, dédiée à la Nativité de la Sainte Vierge, était du diocèse de Langres, doyenné d'Is-en-Bassigny. La présentation de la cure appartenait au chapitre de Langres.

Deux changements de nom de Mandres-la-Côte (Villa Mandris (1160)) ont été référencés au cours de l'histoire de la commune :

  • 1793 : Mandres ;
  • 1925 : Mandres-la-Côte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Mandres-la-Côte depuis 1904 :

  • 1904 - 1919 : Félicien Lambert
  • août 1919 à décembre 1919 : Nicolas Vaugien
  • 1919 - 1954 : Albert Moussu
  • 1954 - 1958 : Claude Louarn
  • 1958 - 1959 : André Lemoine
  • 1959 - 1967 : René Ravier
  • 1967 - 1977 : André Jacques
  • 1977 - 1983 : Roger Horiot
  • 1983 - 1988 : Anne-Marie Legros
  • Depuis 1988 : Gilbert Georgemel

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 521 habitants, en diminution de -1,51 % par rapport à 2009 (Haute-Marne : -2,51 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
308295354352492511522570537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563590602615611594590571555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
541555562486480486440420462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
498472420402392418525522521
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

À partir du milieu du XVe siècle, l'industrie de la coutellerie, gagne le bassin nogentais et les maisons se transforment en petits ateliers. Les mandrins devenant des manouvriers, Mandres connait le travail a domicile. Les ciseliers et polisseurs travaillent pour les industriels de Nogent, leurs épouses sont aussi gantières pour la ganterie « Tréfousse » (de Chaumont). À l'atelier de Mandres, elles piquaient ou surgetaient les pièces de façon à obtenir des paires de gants. Dans les années 1935/40, l'atelier a regroupé jusqu'à 20 personnes, mais à la fin des années 1960 la ganterie est sur le déclin. Après Grenoble (autre cité réputée pour sa ganterie), Chaumont est aussi touchée par la crise. L'atelier de Mandres travaillera sur des modèles de peau et laine, mais réduit à 5 ou 6 personnes, la ganterie fermera en avril 1973. En 1914, on comptait 130 artisans et ouvriers ciseliers, 18 cultivateurs. En 1972, il restait 1 boulangerie, 2 épiceries, 1 coopérative, 1 café, 1 plâtrier, 1 peintre, 2 garagistes, 7 artisans ciseliers et 9 cultivateurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Notre-Dame-en-sa-Nativité

L'ancienne église datait du XVe siècle. Elle a été reconstruite en 1820 sur l'emplacement de la première. En démolissant l'ancienne, un vase de terre rempli d'un grand nombre de pièces d'or et d'argent du XVe siècle fut trouvé sous les voutes. Ce trésor fut probablement caché là pendant les malheureuses guerres du règne de Charles VI. On y remarque une Vierge à l'enfant en polychrome du XVe siècle. Au mois de mai 1865, l'Impératrice Eugénie, femme de l'empereur Napoléon III a fait don d'une croix et de 6 chandeliers à l'église de Mandres. Lors de la démolition du vieux cimetière, des pierres tombales ont été utilisées comme seuil de porte ou marche d'escalier.

Vue depuis le parvis de style Empire de la fin du néo-classicisme, la nouvelle architecture ressemble à un temple antique. Les 6 grandes baies pratiquées dans les murs en juillet 1889 laissent supposer, en ce qui concerne les sculptures découpant chaque vitrail, l'influence du style gothique.

Le lavoir

Il a été construit en moellons équarris du pays en 1875. Mais attardons nous sur ses beaux piliers de pierre et sur les corbeaux qui soutiennent les entraits de la charpente. Il couvre un lessivoir et sa façade est ouverte côté est.

Le musée « La ferme d'antan »

Au cœur d'une ferme haut-marnaise on y retrouve l'ambiance de la Champagne rurale traditionnelle des années 1900. On y découvre la vie quotidienne, les gestes et le dur labeur de nos ancêtres au rythme des saisons. Les métiers du monde rural y sont représentés : garagiste, charron, couvreur, lavandière, apiculteur, sabotier...

Le musée « C'était hier »

Espace dédié au souvenir manouvrier, où l'on retrouve le ciselier traditionnel fabriquant des ciseaux dans son atelier. Sa femme dans l'autre pièce y confectionne des gants. Dans la grange, on y trouve des outils du XIXe siècle. À l'étage se trouve une reconstitution d'une salle de classe avec des photos de classe.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

blason de Mandres La Côte
Armes : d'azur à une bande d'or accompagnée de neuf billettes de même couleur, cinq en chef et quatre en pointe.

Armes : d'azur à une bande d'or accompagnée de neuf billettes de même couleur, cinq en chef et quatre en pointe.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mandres La Côte - village rural (AFR)
  • La Haute Marne ancienne et moderne (Emile Jolibois)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Site officiel

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]