Louis Raymond de Montaignac de Chauvance

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Louis Raymond de Montaignac de Chauvance
Amiraldemontaignacdechauvance.jpeg

Louis Raymond de Montaignac de Chauvance entre 1870 et 1879

Fonctions
Sénateur inamovible
à partir de
Député
Allier
à partir de
Sénateur de la Troisième République (d)
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Lieu de travail
Activités
Autres informations
Distinction

Louis-Raymond, marquis de Montaignac de Chauvance ( à Paris - à Paris) fut un marin et une personnalité politique de la Troisième République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de 2e classe (octobre 1827), il fait campagne au Levant sur la Bayadère (1828-1829) puis sert aux côtes d'Afrique et aux Antilles sur la Diane et sur la Marne (1829-1832). Élève de 1re classe (juillet 1830), il est en 1832 sur l' Émeraude où il est nommé enseigne de vaisseau (janvier 1833).

Second du Castor (1834) sur les côtes algériennes, il sert de janvier 1837 à avril 1840 sur l' Artémise de Laplace dans un voyage de circumnavigation.

Lieutenant de vaisseau (décembre 1840), il fait des études sur la propulsion des navires par l'hélice et analyse de nouveaux types d’embarcations armées en guerre qui seront construites sous sa supervision à Lorient et au Havre (1841-1842). Il effectue une mission d'étude des machines marines en Angleterre et en Hollande puis reçoit le commandement de l'aviso à vapeur Corse qu'il met au point (1842-1844). En 1845, il est nommé à la Commission spéciale des bâtiments à vapeur puis commande en 1846 le Moustique et la station de Granville.

Commandant du Rôdeur (1847), promu capitaine de frégate (juillet 1848), il participe de nouveau à une mission d'étude en Angleterre puis commande le Pélican (1850) et la station de la mer du Nord. Il commande de nouveau le Corse en 1851 et devient en novembre 1853 membre du Conseil des travaux.

Chef d'état-major de l'escadre de la Baltique (1854), il sert en Crimée et se fait remarquer le 17 octobre 1854 lors de l'attaque de Sébastopol. Commandant de la batterie flottante Dévastation, il se distingue encore à la bataille de Kinburn.

Capitaine de vaisseau (décembre 1855), membre de la Commission des paquebots transatlantiques, il commande la station de Terre-Neuve en 1859-1860 sur le Gassendi puis en 1860-1861 sur le Pomone.

En 1862, il entre au Conseil d'amirauté et commande en 1864 le Bisson et la division du littoral nord. Promu contre-amiral (septembre 1865), major général à Cherbourg, membre du conseil de perfectionnement de l'École polytechnique (1869), il prend part en 1870 à la défense de Paris en commandant les secteurs d'Auteuil et de Vaugirard.

Il est élu en février 1871 député à l'Assemblée nationale par la Seine-Inférieure et l'Allier et opte pour ce dernier département. Il est alors nommé président de la Commission de la marine et vice-président de la Commission de réorganisation de l'armée.

Inspecteur de la flotte et des ports de la Manche (juillet 1872), il prend sa retraite de la marine en mars 1873.

Président de la Commission supérieure de l'établissement national des Invalides et de la Société centrale de sauvetage des naufragés (1881-1890), il est nommé ministre de la Marine (mai 1874-mars 1876). Lors de son ministère, il crée la Banque de l'Indochine et favorise l'organisation de la première mission d'exploration menée en Afrique par Pierre Savorgnan de Brazza dont il connaissait la famille depuis un voyage à Rome en 1865.

Sénateur inamovible (décembre 1875) de droite, on lui doit aussi des études sur les améliorations appliquées aux cartes marines, sur le trafic des houilles en Angleterre et sur la défense des côtes en France et en Angleterre.

Mandats et responsabilités politiques[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

De son mariage le 22 mai 1844 à Paris 10e arrondissement avec Sabine Gaillard d'Auberville (1826-1913) il eut 6 enfants. Deux de ses fils se marièrent sans postérité ; deux de ses filles ont une nombreuse postérité (Le Saulnier de Saint Jouan, Feugères des Forts, de Noblet la Clayette, de Laubier, de Rorthays et de L'Estoile).

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Légion d'Honneur : chevalier en 1843, officier en 1853, commandeur en 1860, grand officier en 1871.
  • Officier de l'Instruction publique en 1876.
  • Médaille de Crimée.
  • Grand croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1866.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]