Ligne de Cavaillon à Saint-Maime - Dauphin

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Ligne de
Cavaillon à St-Maime - Dauphin
Gare de Saignon actuellement désaffectée
Gare de Saignon actuellement désaffectée
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Cavaillon, Apt
Historique
Mise en service 1877 – 1890
Fermeture 1941 – 1989
Concessionnaires PLM (1867 – 1937)
SNCF (1938 – 1991)
Déclassée (à partir de 1991)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 922 000
Longueur 70 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 17
Nombre de voies Voie unique

La ligne de Cavaillon à Saint-Maime - Dauphin est une ancienne ligne de chemin de fer française à écartement standard et à voie unique non électrifiée. Elle reliait Cavaillon (Vaucluse), sur la ligne d'Avignon à Miramas, à Saint-Maime - Dauphin (Alpes-de-Haute-Provence), où elle rejoignait la ligne de Forcalquier à Volx. Volx était une gare de la ligne de Lyon à Marseille via Grenoble.

Elle constituait la ligne 922 000 du réseau ferré national[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien pont de chemin de fer reliant Apt à Cavaillon.
Gare de Saignon au début du XXe siècle.

Le 1er mai 1863, une convention est signée entre le ministre secrétaire d'État au département de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée pour la concession à titre éventuel de la ligne d'embranchement d'Apt à la ligne d'Avignon à Gap, passant par Cheval-Blanc et Pertuis, en suivant la vallée de la Durance. Cette convention est approuvée par un décret impérial le 11 juin 1863[2]. Cette ligne est déclarée d'utilité publique par décret impérial le 3 août 1867[3] qui fixe le point d'embranchement à Cavaillon.

Créée en 1857, la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) ouvre en 1877 cet embranchement à voie unique de Cavaillon à Apt, sous-préfecture du Vaucluse.

Un prolongement vers la vallée de la Durance est envisagé, mais ce projet de prolongement est tout d'abord rejeté par le conseil supérieur des Ponts et Chaussées. Il est repris par le plan Freycinet[4], qui prévoit de relier au réseau toutes les sous-préfectures. Or Forcalquier, sous-préfecture des Basses-Alpes, n'est pas desservie. La loi du inscrit la réalisation d'une ligne Volx à Apt, avec embranchement sur Forcalquier[5]. La loi n°10.273 du déclare d'utilité publique la construction d'une ligne allant d'Apt à la ligne de Forcalquier à Volx[6].

Vallée de l'Encrême, le Derrunaou[Quoi ?] à l'approche de Céreste

La section entre Apt et Saint-Maime - Dauphin, est concédée à titre définitif à la compagnie du PLM par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[7]. La ligne et l'embranchement, tous deux à voie unique, sont mis en service le [4]. La ligne comporte quinze ouvrages d'art dans son trajet en Vaucluse, et dix-sept dans les Basses-Alpes.

L'ensemble est fermé au trafic voyageurs le [8]. La section de Cavaillon à Apt est "coordonnée", le reste de la ligne est progressivement déclassé et déposé.

Le , un train spécial a circulé entre Apt et Cavaillon, à l’initiative du Comité d’étude pour la réouverture aux voyageurs de la ligne ferroviaire Carpentras – Avignon (CERLF)[8].

La ligne est retranchée du réseau et déclassée en plusieurs étapes :

  • de Saignon à Biabaux - Saint-Michel (garage) par une loi le 30 novembre 1941[9],[10].
  • de Biabaux - Saint-Michel (garage) à Saint-Maime (PK 65,842 à 70,340) le 24 mai 1960[11].
  • d'Apt à Saignon (PK 32,400 à 37,353) le 7 décembre 1965[12].
  • section à Apt (PK 31,970 à 32,400) le 18 février 1976[13].
  • section à Apt (PK 31,700 à 31,970) le 3 décembre 1986[1].
  • de Cavaillon à Apt (PK 2,339 à 31,700) par décret le 20 septembre 1991, en raison d'aménagements routiers - Pose d'un collecteur d'eaux usées[14].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Superstructure[modifier | modifier le code]

Gares[modifier | modifier le code]

La liste complète se trouve dans le schéma de ligne en bas de l'infobox

Réaménagement dans le courant des années 2000 et 2010[modifier | modifier le code]

L'emprise de la ligne est en partie réutilisée par la véloroute du Calavon. En 2013, le tronçon entre les Beaumettes et Saint-Martin-de-Castillon est achevé. Le projet est, à terme, de relier Avignon à Volx.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journal Officiel de la République Française du 7 décembre 1986, page 14 717.
  2. « N° 11555 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 1er mai 1863, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 11 juin 1863 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 22, no 1141,‎ , p. 159 - 166 (lire en ligne).
  3. « N° 15411 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer d'embranchement d'Apt à la ligne d'Avignon à Gap, et rend définitive la concession dudit chemin accordée à titre éventuel à la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée : 3 août 1867 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 30, no 1521,‎ , p. 326 - 327 (lire en ligne).
  4. a et b Françoise Chauzat-Alex, Jean-Pierre Locci, Catherine Reversac, Passages d'une rive à l'autre : Exposition, juin 2000-avril 2001, Archives départementales de Vaucluse, , p. 82, qui s'appuie sur l'article de Michel Lévy cité en bibliographie
  5. cf. l'article Plan Freycinet, numéro 132 dans la liste.
  6. « N° 10273 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer d'Apt à la ligne de Forcalquier à Volx : 3 août 1867 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 22, no 594,‎ , p. 64 - 65 (lire en ligne).
  7. « N° 14213 - Loi qui approuve les conventions passées, les 26 mai et 9 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 325 - 333 (lire en ligne).
  8. a et b Page "Carpentras" sur le site de l'AEDTF
  9. « N° 5023 - Loi du 30 novembre 1941 prononçant le déclassement de certaines lignes d'intérêt général (zone non-occupée) », Journal officiel de l'État Français, Paris, Imprimerie Nationale, no 326,‎ , p. 5226 - 5227 (lire en ligne).
  10. Archives de la SNCF.
  11. Journal Officiel de la République Française du 24 mai 1960, page 5 360.
  12. Journal Officiel de la République Française du 12 décembre 1965, page 11 219.
  13. Journal Officiel de la République Française du 11 mars 1976, page 1 359.
  14. « Décret du 20 septembre 1991 portant retranchement et déclassement de sections de lignes dépendant du réseau ferré national géré par la Société nationale des chemins de fer français et rectification du décret du 22 février 1991 portant retranchement et déclassement de sections de lignes dépendant du réseau ferré national géré par la Société nationale des chemins de fer français : NOR: EQUT9101176D », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 224,‎ , p. 12514 - 12515 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Lévy, « Le Transluberonais de Cavaillon à Volx et à Forcalquier », Connaissance du Rail, no 144,‎ , p. 9-16
  • « La bataille des Transluberonais », Connaissance du Rail, no 190,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]