Leonhart Fuchs

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Leonhart Fuchs
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Leonhart Fuchs.

Naissance
Wemding, Allemagne
Décès (à 65 ans)
Tübingen, Allemagne
Nationalité Allemande
Profession
Médecin, botaniste

Leonhart Fuchs, né le à Wemding près de Nördlingen (duché de Bavière) et mort le (à 65 ans) à Tübingen, est un médecin et botaniste allemand. Avec Hieronymus Bock dit Tragus, Otto Brunfels et Valerius Cordus, il préside aux débuts de la botanique en Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fuchs fait ses études à Heilbronn et à Erfurt ; à douze ans il est bachelier ès arts. Il obtient le titre de docteur à Ingolstadt en 1524 et, la même année, de maître ès arts ; il s'installe à Munich et y pratique la médecine. En 1526, il obtient la chaire de médecine à Ingolstadt[1], qu'il garde deux ans jusqu'à ce qu'il devienne le médecin du margrave Georges de Brandebourg à Ansbach. Il doit quitter sa ville du fait de l'intolérance religieuse.

Fuchs est appelé à Tübingen par le duc Ulrich VI de Wurtemberg en 1535 pour participer à la réforme de l'université dans l'esprit de l'humanisme. C'est là qu'il fonde premier jardin botanique allemand.

Il enseigne à Tübingen pendant trente-et-un ans et y meurt en 1566.

Contributions[modifier | modifier le code]

L'influence des auteurs anciens[modifier | modifier le code]

Fuchs est influencé par les auteurs grecs et romains, en particulier Dioscoride, Hippocrate et Galien. Mais dans ses ouvrages, il s'intéresse d'abord à la flore allemande et décrit plus de 400 espèces de son pays dans De historia stirpium commentarii (1542, Bâle), dont une trentaine qui n'ont qu'un intérêt ornemental et ne sont donc pas illustrées pour leurs utilisations dans la pharmacopée. Les illustrations (les dessins sont d'Albert Meyer et les gravures de Veit Rudolph Speckle) sont au moins aussi précises que celles d'Otto Brunfels. Elles seront d'ailleurs reprises régulièrement par les auteurs ultérieurs. Cette flore décrit également un millier d'espèces étrangères.

Dans sa préface, il regrette l'ignorance de la botanique même chez les médecins. Mais s'il n'hésite pas à critiquer les auteurs classiques, il ne tente pas d'élaborer de classification et il range les plantes suivant un ordre alphabétique. Il utilise un système binomial sans pour autant le systématiser comme le fera Linné. Ainsi, chaque chapitre présente un genre et est subdivisé en plusieurs parties qui traitent successivement des différents noms qui ont été attribués à la plante, des différentes espèces qui composent ce genre, des différences morphologiques entre ces espèces, des milieux où on les trouve, de leurs diverses propriétés attribuées par les auteurs anciens et, pour finir, des fonctions thérapeutiques en usage à son époque.

L'utilisation du genre et de l'espèce[modifier | modifier le code]

Fuchsia.

Les critères qu'utilise Fuchs pour délimiter les espèces se basent non sur les organes de reproduction ou de fructification, mais l'apparence générale des fleurs, voire sur leur odeur, leur couleur, la grandeur des feuilles... Il faut aussi noter l'importance de la partie consacrée à la synonymie. Celle-ci va augmenter graduellement au cours du développement de la botanique, marquant l'essor de cette science. À tel point que les herbiers qui paraissent sont d'abord des ouvrages de synonymie avant d'être des ouvrages de botaniques descriptives.

Le fuchsia, découvert sur l'île de Saint-Domingue en 1696 ou 1697, lui a été dédié par Charles Plumier en 1703 ; c'est maintenant aussi le nom d'une couleur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Éditions anciennes[modifier | modifier le code]

Éditions modernes[modifier | modifier le code]

  • Das Kräuterbuch von 1543, site waimann.de
  • New Kreüterbuch, Vma-Vertriebsgesellschaft, 2002 (ISBN 3-928127-84-5)
  • De Historia Stirpium, Octavo, 2003 (ISBN 1-59110-051-8)
  • Klaus Dobat et Werner Dressendorfer (dir.), Leonhart Fuchs : The New Herbal of 1543, Taschen 2001
  • Frederick Meyer, Emily Trueblood et John Heller (dir.), The Great Herbal of Leonhart Fuchs : De Historia Stirpium Commentarii Insignes, 1542, : Vol 1 & 2, Stanford University Press, 1999

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • W. R. LeFanu, Notes and queries a volume associated with Leonhart Fuchs, 1956
  • Michel Servet (sous le pseudonyme de Michel de Villeneuve), In Leonardum Fuchsium apologia, Lyon, Huguetan, 1536, 16 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Leonhart Fuchs », Iowa State University.
  2. Planche de ce livre illustrant l'anatomie de l’œil.
  3. Sur la controverse à propos de ce livre : The apology against Fuchs 1536.
  4. Fiche de la Bibliothèque nationale d'Allemagne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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