Leif Erikson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Leif Eriksson)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ericson et Erickson.
Cet article concerne l'explorateur islandais. Pour l'acteur américain (1911-1986), voir Leif Erickson.
Leif Erikson
Statue de Leif Erikson devant le Capitole de l'État du Minnesota à Saint Paul.
Statue de Leif Erikson devant le Capitole de l'État du Minnesota à Saint Paul.

Naissance vers 970-980
probablement Eiríksstaðir en Islande
Décès vers 1020
probablement au Groenland
Famille

Découvertes principales Helluland, Markland et Vinland (côte est du Canada, probablement respectivement l'île de Baffin, le Labrador et Terre-Neuve)
Première expédition vers 1000

Leif Erikson (en norrois : Leifr Eiríksson ; en islandais : Leifur Eiríksson), né vers 970 à Eiríksstaðir en Islande et mort vers 1020 probablement au Groenland, est un explorateur islandais. Il est l'une des personnalités connues de l'expansion viking.

Il serait le premier européen à avoir découvert l'Amérique du Nord continentale, avant Christophe Colomb. Leif est le fils d'Erik le Rouge, le fondateur de la première colonie viking nord-américaine au Groenland. Les sagas des Islandais, et plus précisément les sagas du Vinland, relatent sa découverte de terres situées au-delà du Groenland, couramment identifiées aux côtes du nord-est de l'Amérique du Nord, aux alentours du Labrador et de Terre-Neuve. Il établit une colonie nordique à Vinland, identifiée par des découvertes archéologiques comme probablement L'Anse aux Meadows, et probablement exploré les zones autour du golfe du Saint-Laurent.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Leif Erikson, parfois orthographié « Ericson » ou « Eiriksson »[1], est l'un des trois fils d'Erik le Rouge[1] et de Thjóðhild. Il est aussi le petit-fils de Thorvald Ásvaldsson[2]. Il aurait aussi une parenté avec Naddoddr, un viking norvégien qui est l'un des premiers colons des Îles Féroé et l'un des premiers à avoir découvert l'Islande.

L'année de naissance de Leif Erikson est le plus souvent acceptée vers 970 ou 980[3]. Bien que le lieu de naissance de Leif ne soit pas mentionné dans les sagas[4], il est probable qu'il soit né en Islande[5] où ses parents se sont rencontrés[3], probablement quelque part sur la côte du Breiðafjörður, et peut-être à la ferme Haukadal où la famille de Thjóðhild réside[5]. Néanmoins, il est accepté qu'Eiríksstaðir où réside Erik le Rouge est plus probablement le lieu de naissance de Leif Erikson. Leif a deux frères, Thorsteinn et Thorvald, et une demi-sœur[Note 1], Freydis[6]. Une autre demi-sœur, Thurid, est parfois mentionnée[7].

Thorvald Ásvaldsson est mis hors-la-loi en Norvège pour meurtre et se réfugie avec son jeune fils Erik le Rouge en Islande. Quand Erik est lui-même banni d'Islande, il voyage plus à l'ouest dans une région qu'il nomme le Groenland et il y établi le premier établissement permanent en 986[4]. Tyrkir, l'un des thralls d'Erik, se voit spécialement confier la charge des enfants d'Erik, ce qui fait que Leif l'a plus tard appelé son « père adoptif »[8].

Découverte du Vinland[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Helluland, Markland et Vinland.
Étapes supposées de l'exploration et de la colonisation de l'est de l'Amérique du Nord par les Vikings.

Le premier voyage de Leif l'emmène aux Hébrides puis en Norvège vers 1000[1], à la cour du roi de Norvège Olaf Tryggvason qui le convainc de se convertir au christianisme[1] et d'emmener un prêtre au Groenland pour introduire la religion dans cette région[1],[4],[9]. Cela qui déplaît profondément à son père, païen et qui avait réussi à asseoir sa domination sur les colonies[2]. La Saga d'Erik le Rouge et la Saga des Groenlandais, toutes deux réputées pour avoir été écrites vers 1200, contiennent des comptes rendus différents des voyages au Vinland[1],[10],[11]. Les deux seules mentions strictement historiques connues du Vinland se trouvent dans l'œuvre Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum (vers 1075) d'Adam de Brême et dans le Livre des Islandais (vers 1122) par Ari Þorgilsson[12]. Selon la Saga d'Erik le Rouge, Leif a apparemment vu pour la première fois le Vinland après avoir été dévié de sa route retour au Groenland[9].

Selon l'interprétation littérale de la traduction du linguiste Einar Haugen sur les deux sagas dans son livre Voyages au Vinland, Leif n'est pas le premier européen à « découvrir » le Nouveau Monde : il a entendu l'histoire d'un marchand[1], Bjarni Herjólfsson, qui prétendait avoir aperçu des terres à l'ouest du Groenland vers 986. Cependant, Bjarni Herjólfsson n'aurait jamais posé pied à terre là-bas. Leif y aurait donc lui trouvé des « champs de blé et des vignes auto-ensemencés ». Il sauvent ensuite deux hommes naufragés sur ces terres et leur permet de revenir au Groenland. Par conséquent, si Bjarni Herjólfsson est le premier européen à voir l'Amérique au-delà du Groenland, les deux hommes naufragés — non nommés — sont les premières personnes connues à y être allé.

Leif aurait approché Bjarni Herjólfsson, lui achetant son navire et rassemblant un équipage de trente-cinq hommes pour monter une expédition vers le pays que Bjarni avait décrit[11]. Son père, Erik le Rouge, est prêt à le rejoindre, mais abandonne après qu'il soit tombé de cheval, un incident qu'il interprète comme un mauvais présage[13]. Leif suit la route inverse de Bjarni Herjólfsson et découvre d'abord un endroit rocheux et désolé qu'il[Note 2] nomme Helluland (« pays de la pierre plate »). Il s'agirait probablement de l'île de Baffin. Après s'être aventuré plus loin par la mer, il décroche une deuxième fois dans une côte boisée qu'il nomme Markland (« pays de la forêt »). Il s'agirait presque certainement le sud de l'actuel Labrador. Enfin, après deux jours de plus en mer, il découvre une zone verdoyante avec un climat doux et des approvisionnements abondants en saumon. À l'approche de l'hiver, il décide de camper là-bas et sépare son groupe en deux : l'un pour rester au camp et l'autre pour explorer le pays. Au cours d'une de ces explorations, Tyrkir découvre que la terre est pleine de vignes et de raisins[1]. Il s'agirait probablement du site actuel de Bay St Lawrence au nord de l'île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Leif nomme donc le pays Vinland (« pays du vin »). Là, lui et son équipage construisent une petite colonie, appelée plus tard Leifsbudir (« les maisons de Leif ») par des visiteurs venus du Groenland. Après avoir passé l'hiver au Vinland, Leif retourne au Groenland au printemps avec une cargaison de raisins et de bois[11],[13]. Lors du voyage de retour, il sauve un naufragé islandais et son équipage, lui faisant gagné le surnom « Leif le Chanceux »[13],[14].

Recréation moderne de l'habitat viking à L'Anse aux Meadows.

Par la suite, Leif encourage d'autres expéditions de ses proches vers l'ouest mais, son père étant décédé, il reprend ses fonctions de chef et n'a guère l'occasion de reprendre la mer. Il doit encore s'occuper du cas de sa demi-sœur Freydis Eiriksdottir, coupable de crimes de sang avec son équipage lors d'un dernier voyage au Vinland. Son fils Thorkell Leifsson reprend le contrôle des colonies groenlandaises à sa mort, vers 1025.

Profil, piété et descendance[modifier | modifier le code]

Leif est décrit comme un homme sage, attentionné et fort d'apparence[14]. Pendant son séjour aux Hébrides, il est tombé amoureux d'une noble femme, Thorgunna, qui a donné naissance à son fils Thorgils[6]. Ce dernier a ensuite été envoyé à Leif au Groenland, mais il n'est pas devenu assez notable pour que les sagas le mentionne[14].

Après le premier voyage de Leif au Vinland, il retourne au domaine familial de Brattahlid (« escarpement ») au Groenland et commence à prêcher le christianisme aux Groenlandais. Son père, Erik le Rouge, réagi froidement à la suggestion d'abandonner sa religion, alors que sa mère Thjóðhildr s'est rapidement convertie et a construit une église appelée l'église ou la chapelle de Thjóðhild[15]. Leif est mentionné pour la dernière fois, en vie, en 1019 et, en 1025, il transmet la chefferie d'Eiríksfjǫrðr[4] (« le fjord d'Erik », actuel fjord de Tunulliarfik) à un autre fils, Thorkell[14],[16]. Rien n'est mentionné sur sa mort dans les sagas : il est probablement mort au Groenland entre ces dates[14]. Rien d'autre n'est connu de sa famille au-delà de la succession de Thorkell en tant que chef[14].

Postérité[modifier | modifier le code]

Importance historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonisation viking des Amériques.

L'expédition réussie de Leif Erikson au Vinland encourage d'autres vikings à faire le voyage. Le premier contact apparent entre les vikings et les peuples indigènes, qu'ils nomment plus tard skrælingar (probablement des Micmacs), est réalisé par son frère Thorvald et déclenche des hostilités et des tueries[11]. En fin de compte, aucune colonie viking permanente ne reste au Vinland, bien que des voyages sporadiques au moins au Markland pour du commerce, du minerai ou du bois aient pu durer des siècles.

Leif Erikson découvre l'Amérique par Christian Krohg (1893).

Le manque d'informations et le ton léger des références à ces domaines dans les sagas peuvent suggérer que la découverte n'a pas été considérée comme particulièrement significative par les vikings à l'époque, ou qu'elle n'a pas été considéré être une connaissance publique, voire les deux[12]. La connaissance des voyages au Vinland aurait pu s'étendre autour de l'Europe médiévale, puisque des écrivains comme Adam de Brême font mention de terres éloignées à l'ouest. Il a même été suggéré que la connaissance de l'existence du Vinland aurait pu être conservée dans les ports européens jusqu'au XVe siècle et que Christophe Colomb, qui a affirmé dans une lettre pour avoir visité l'Islande en 1477, aurait pu obtenir cette information[11].

Des recherches menées au début des années 1960 par l'explorateur norvégien Helge Ingstad et son épouse, l'archéologue Anne Stine Ingstad, ont permis d'identifier un établissement nordique situé à l'extrémité nord de Terre-Neuve. Il est suggéré que ce site, connu sous le nom de L'Anse aux Meadows[1], soit Leifsbudir. Le couple Ingstad ont démontré que les Vikings avaient atteint l'Amérique environ 500 ans avant Christophe Colomb[17]. Des preuves archéologiques postérieures suggèrent que le Vinland est peut-être situé dans les zones autour du golfe du Saint-Laurent et que le site de L'Anse aux Meadows était une station de réparation de navires et un point d'étape pour les voyages là-bas. Cela ne contredit pas nécessairement l'identification de L'Anse aux Meadows avec Leifsbudir[17],[18], puisque les deux sagas semblent décrire le Vinland comme une région plus vaste et qui comprend plusieurs établissements. La Saga d'Erik le Rouge mentionne deux autres colonies au Vinland : une colonie appelée Straumfjörðr (« fjord des courants ») qui se trouvait au-delà du Furdustrandir et où se serait installé Thorfinn Karlsefni, et l'autre appelé Hóp (« lagune »), située plus au sud[19]. Depuis, des fouilles ont permis la découverte d'un nouvel établissement à Pointe Rosée en 2016 qui confirment de nouveau l'existence d'une colonisation viking des Amériques[20].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Statue de Leif Erikson à Seattle.

Les histoires du voyage de Leif en Amérique du Nord ont eu un profond effet sur l'identité et la perception d'eux-mêmes pour les Américains d'origine scandinave et les immigrants nordiques aux États-Unis[21]. Plusieurs statues de Leif Erikson ont ainsi été érigée en sa mémoire : à Boston (par Anne Whitney en 1887, à l'instigation de Eben Norton Horsford[21]), à Milwaukee (Leif, le Découvreur, copie de celle de Boston), à Chicago (pour l'Exposition universelle de 1893 et en lien avec l'arrivée du Viking, une réplique du bateau de Gokstad qui réalise la traversée de l'Atlantique depuis Bergen pour l'occasion[21]), à Eiríksstaðir, à Seattle[21], devant le Capitole de l'État du Minnesota à Saint Paul[21] (en 1949), à Duluth[22] (en 1956) ou encore devant l'Hallgrímskirkja à Reykjavik[23] (par Alexander Stirling Calder). Une autre oeuvre d'art réalisée pour l'Exposition universelle de 1893 est la peinture Leif Erikson découvre l'Amérique (1893) par Christian Krohg. Ce tableau, possession d'une association commémorative de Chicago à Leif Erikson, a été cédée à la Galerie nationale d'Oslo en 1900[24].

Pour le centenaire de la première immigration officielle d'un Norvégien en Amérique, le président des États-Unis Calvin Coolidge a publiquement déclaré à la Foire d'État de Minnesota en 1925, que Leif avait effectivement été le premier Européen à découvrir l'Amérique[21]. Une réplique du drakkar construit pour commémorer le voyage de Leif Erikson a été réalisée 1926 en Norvège.

Les Sagas ne donnent pas la date exacte de l'arrivée de Leif Erikson en Amérique, elles affirment seulement que c'était à l'automne. À la suite d'une suggestion le 9 octobre a don été désignée, dans la mesure où la date retenue correspond au jour de l'entrée du navire Restauration dans le port de New York, en 1825, avec le premier groupe d'immigrants norvégiens en Amérique[25].

En 1929, la Législature du Wisconsin adopte un projet de loi pour faire du 9 octobre le Leif Erikson Day dans l'État. Le projet de loi est signé par le gouverneur Walter J. Kohler Sr. (en) en mai de la même année. En 1964, le Congrès des États-Unis institue ce jour férié afin d'honorer le découvreur viking de l'Amérique[21],[23],[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Christophe Colomb, un navigateur génois qui inaugure une longue période d'exploration des Européens vers le continent américain ;
  • Alonso Sánchez (en), un navigateur espagnol qui aurait visité l'Amérique avant Christophe Colomb ;
  • Jean Cousin, navigateur français avec une revendication similaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Freydis Eiriksdottir est considérée comme une demi-sœur ou sœur selon la saga : sœur selon la Saga des Groenlandais et demi-sœur selon la Saga d'Erik le Rouge.
  2. La personne qui nomme les terres est parfois considérée comme à Thorfinn Karlsefni.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « BBC - History - Leif Erikson » (consulté le 3 octobre 2017)
  2. a et b Jared Diamond, Effondrement, Éditions Gallimard, (ISBN 9782070776726), p. 223.
  3. a et b (en) Jeanette Sanderson, Explorers, Teaching Resources/Scholastic, (ISBN 0-439-25181-8), p. 14.
  4. a, b, c et d (no) « Leiv Eiriksson – Store norske leksikon », sur Store norske leksikon (consulté le 3 octobre 2017)
  5. a et b (is) « Var Leifur Eiríksson ekki Grænlendingur sem átti rætur að rekja til Íslands og Noregs? », sur Vísindavefurinn (consulté le 3 octobre 2017)
  6. a et b Ingstad et Ingstad 2000, p. 74
  7. (en) « Leif "the Lucky" Eriksson », sur geni.com (consulté le 4 octobre 2017)
  8. (en) Merry E. Wiesner-Hanks, William Bruce Wheeler, Franklin Doeringer et Kenneth R. Curtis, Discovering the Global Past, Cengage Learning, (ISBN 978-1-111-34142-8), p. 158.
  9. a et b Somerville et McDonald 2010, p. 419-420
  10. Somerville et McDonald 2010, p. 350
  11. a, b, c, d et e Short 2010, p. 203-206
  12. a et b (en) « Vinland History », sur naturalhistory.si.edu (consulté le 3 octobre 2017)
  13. a, b et c Somerville et McDonald 2010, p. 352-354
  14. a, b, c, d, e et f (en) « Leif Eiriksson » (consulté le 3 octobre 2017)
  15. Somerville et McDonald 2010, p. 420
  16. Seaver 1997, p. 62
  17. a et b Short 2010, p. 207
  18. (en) « Vinland Archeology », sur naturalhistory.si.edu (consulté le 3 octobre 2017)
  19. (en) « Vinland Sagas », sur naturalhistory.si.edu (consulté le 3 octobre 2017)
  20. (en) « Discovery Could Rewrite History of Vikings in New World », National Geographic,‎ (lire en ligne)
  21. a, b, c, d, e, f et g Dregni 2011, p. 72-73
  22. (en) News Tribune, « Duluth's Leif Erikson statue vandalized » (consulté le 3 octobre 2017)
  23. a et b (en) « Why Do We Celebrate Columbus Day and Not Leif Erikson Day? », sur National Geographic News (consulté le 3 octobre 2017)
  24. (no) « Leiv Eiriksson oppdager Amerika – Store norske leksikon », sur Store norske leksikon (consulté le 3 octobre 2017)
  25. (en) « Leif Erikson Day in the United States » (consulté le 3 octobre 2017)
  26. (en) « October 9th a Day Honoring Lief Erikson, the Viking Who "Discovered" America Five Centuries Before Columbus », sur HubPages (consulté le 3 octobre 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Julie Lorang, Leif Ericson et la découverte de l'Amérique : Un Viking en route pour le Canada, 50 Minute, coll. « Grandes découvertes », , 28 p. (ISBN 978-2806256423).
  • anon. (trad. Gwyn Jones), Eirik the Red and other Icelandic sagas, Oxford, Oxford University Press, coll. « The World's Classics », (réimpr. 1980, 1982, 1988), 318 p. (ISBN 0-19-281528-8)
  • (en) Helge Ingstad et Anne Stine Ingstad, The Viking discovery of America : The excavation of a Norse settlement in L'Anse aux Meadows, Newfoundland, Breakwater Books, (ISBN 978-1-55081-158-2).
  • (en) William R. Short, Icelanders in the Viking age : The people of the sagas, McFarland, (ISBN 978-0-7864-4727-5).
  • (en) Angus Somerville et Andrew R. McDonald, The Viking Age : A Reader, University of Toronto Press, (ISBN 978-1-4426-0148-2).
  • (en) Kirsten A. Seaver, The Frozen Echo : Greenland and the Exploration of North America, Ca. A.D. 1000-1500, Stanford University Press, , 426 p. (ISBN 978-0804731614).
  • (en) Eric Dregni, Vikings in the attic : In search of Nordic America, University of Minnesota Press, (ISBN 978-0-8166-6744-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]