Le Loup des Malveneur

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Le Loup des Malveneur
Description de cette image, également commentée ci-après
Tournage extérieur au Château d'Anjony

Titre original Le Loup des Malveneur
Réalisation Guillaume Radot
Scénario Francis Vincent-Bréchignac
Acteurs principaux

Pierre Renoir (Réginald de Malveneur)
Madeleine Sologne (Monique Valory)
Gabrielle Dorziat (Magda de Malveneur)

Sociétés de production UTC
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film fantastique
Durée 99 min
Sortie 1943

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Loup des Malveneur est un film français réalisé par Guillaume Radot et sorti en 1943.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les derniers Malveneur, Réginald et sa sœur Magda, châtelains maudits par les villageois, sont poursuivis par une légende : le premier mâle de leur lignée se serait transformé en loup. Voilà qu’au cours d’une randonnée, Réginald disparaît avec son garde-chasse. Il laisse sa femme Estelle, très tourmentée par cette disparition, et leur petite fille Geneviève. C’est à ce moment qu’arrive Monique Valory, l’institutrice engagée pour éduquer la fillette. Elle rencontre Philippe, un jeune peintre qui séjourne pour la première fois dans cette région. Il s’avère être un policier chargé d’enquêter sur les évènements survenus chez les Malveneur. Estelle meurt dans d’étranges circonstances et, peu après, on retrouve un cadavre que Magda affirme être celui de son frère. Il s’agit en fait du garde-chasse, car Magda cache Réginald, à demi fou, dans les caves du château où il se livre à de mystérieuses expériences, persuadé de pouvoir ressusciter ses ancêtres…

Thèmes et contexte[modifier | modifier le code]

Le film lorgne vers le gothique britannique avec malédiction apparentée à celle du Chien des Baskerville et thématique du docteur Frankenstein. On est loin d’éprouver de la terreur malgré tous les effets propres au genre, photographie sous-exposée, clair-obscur, malédiction ancestrale, château lugubre avec caves ténébreuses et forêts embrumées ; à l’arrivée, l’œuvre est plutôt littéraire et poétique qu’angoissante. C’est néanmoins une louable incursion du cinéma français dans le domaine de l’étrange ; on remarque notamment Gabrielle Dorziat en noble châtelaine hautaine, misanthrope, gardienne d’un lourd secret, et surtout Pierre Renoir en savant halluciné, prisonnier de sa folie au sens propre (cloîtré dans la cave) comme au figuré (redonner vie aux morts), jouant ses délires à l’harmonium[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le thème musical ressemble au leitmotiv composé par Angelo Badalamenti pour le film La Cité des enfants perdus de Caro et Jeunet (1995).