Lavoir des Chavannes

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Lavoir des Chavannes
Image dans Infobox.
Présentation
Destination initiale
lavoir à charbon
Construction
Propriétaire
l’État (2000-2021)
Ville de Montceau-les-Mines (depuis 2021)
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
40, quai du Nouveau-PortVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Le lavoir des Chavannes à Montceau-les-Mines, en France, est un lavoir à charbon construit à partir de 1923 à l'instigation des Houillères de Blanzy[Note 1].

Il fonctionna jusqu'à l'automne 1999, avant son inscription aux monuments historiques l'année suivante. En mauvais état et vandalisé, le site pourrait faire l'objet d'une friche contrôlée ou être démonté. Il est radié en novembre 2020 en raison de la disparition de certains de ses composants et de la dégradation importante des installations subsistantes[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le lavoir est situé sur la commune de Saint-Vallier, au sud de la ville de Montceau-les-Mines, dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lavoir est construit entre 1922 et 1923. Il est fermé en [2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une infrastructure d'acheminement domestique sous tension, à la fois intégrée et séparée du réseau courant.

Les installations se répartissent sur un périmètre de 32 ha sur plusieurs niveaux, pour une emprise au sol de 8 000 m2. Une dizaine de lignes de traitement sont progressivement activées, modernisées après 1950, puis régulièrement presque jusqu'au bout de l'exploitation[3].

Le charbon arrive au lavoir afin d'y être trié, en fonction de sa granulométrie.

L'usine peut traiter, au plus fort de l'activité, jusqu'à 1 000 t de minerai à l'heure.

Elle possède son propre réseau d'acheminement par rail, qui la connecte aux puits environnants et à la ligne de Montchanin à Paray-le-Monial et la gare de Montceau, via un pont métallique franchissant le Canal du Centre.

Réalisation privée à écartement standard (1,435 m) mais surtout, fait marquant, électrifiée, contrairement aux voies RFF qui traversent l'agglomération[4].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Accès aux remises des locomotives.

Redonner vie à ce qui est devenu une immense friche industrielle, n'est pas chose aisée. Les bâtiments ont subi les affres du temps, avec les inévitables pillages et son cortège de dégradations. Moins de 10 ans après l'abandon officiel du secteur, il ne subsiste quasiment plus rien des équipements électriques extérieurs. En longeant à pieds les rails vers le nord, on parvient en une dizaine de minutes à la centrale thermique de Lucy attenante.

L'ensemble du site est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du avec le label « Patrimoine du XXe siècle »[4].

La Communauté urbaine Creusot-Montceau (une vingtaine de communes, près de 100 000 habitants) a lancé cette idée, un concours international au début des années 2000[5]. Les projets ont tous avorté, faute de financements. Les dernières idées subsistantes sont une valorisation de la friche industrielle, ou un démantèlement[6].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dont l'aire d'extraction dépassait très largement le bassin montcellien et les limites départementales, en exploitant un gisement dans la Nièvre.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]