La Reine Christine

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La Reine Christine
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Greta Garbo

Titre original Queen Christina
Réalisation Rouben Mamoulian
Scénario Sam Behrman
Salka Viertel
Ben Hecht
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Historique
Durée 99 min (1 h 39 min)
Sortie 1933

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Poster - Queen Christina 02 Crisco restoration.jpg

La Reine Christine (Queen Christina) est un film américain réalisé par Rouben Mamoulian, sorti en 1933.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La jeune reine Christine de Suède est promise en mariage à son cousin mais celle-ci est amoureuse d'un émissaire espagnol. Dernière de sa lignée, elle décide pourtant d'abdiquer pour pouvoir épouser celui qu'elle aime.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs non crédités :

Critiques et commentaires[modifier | modifier le code]

  • Ce film est l'antithèse de la conception historique de Sternberg dans L'Impératrice Rouge. Autant ce dernier crée par une surcharge décorative un espace imaginaire, autant Mamoulian essaie de crédibiliser sa reconstitution. Les deux films échappent à leur façon au standard hollywoodien. Le décor du film de Mamoulian est imposant, mais presque vidé par une mise en scène aiguë qui en souligne la géométrie froide. La lumière très tranchée donne un modelé très dur aux visages, accentuant le côté «janséniste» du film. Celui de Garbo, si charnel dans ses premiers films, devient un masque androgyne, beau et terrible, dont l'ambiguïté est exploitée dans la scène où, déguisée en jeune homme, elle séduit John Gilbert. Même quand il découvre son identité, le trouble de leur relation persiste comme un parfum[1].

Un rôle qui fait écho à la vie de Greta Garbo[modifier | modifier le code]

  • Greta Garbo s'est très tôt montrée intéressée par la vie de la reine Christine, suédoise comme elle, et d'une liberté de mœurs exceptionnelle. Elle en parle à son amie Salka Viertel, qui écrit pour elle le scénario d'Anna Christie, dès 1930.
  • L'aspect androgyne du personnage est en phase avec celui de l'actrice.
  • À la fin du film, Christine abdique et renonce au trône de Suède, tout comme Garbo, après 1941, renoncera au cinéma.
  • « Toute ma vie, j'ai été un symbole. J'en ai assez d'être un symbole. Je veux devenir un être humain. » Phrase de Garbo dans la reine Christine. Le parallèle avec la vie de l'actrice est saisissant.

Chanson de variété[modifier | modifier le code]

Dans sa chanson Madame Garbo (1967) Mouloudji évoque ce film et la personne de Greta Garbo, dont il dit être tombé amoureux à sept ans et demi en regardant La Reine Christine dans un petit cinéma du quartier Ménilmontant à Paris.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphan Krezinski. Petit Larousse des films. 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]