L'Outsider (film, 2016)

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L'Outsider
Réalisation Christophe Barratier
Scénario Christophe Barratier
Laurent Turner
Acteurs principaux
Sociétés de production Galatée Films
France 2 Cinéma
Le Pacte
Gecko Films
Outside Films
Logline Studios
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre thriller
Durée 117 minutes
Sortie 2016

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Outsider est un film français réalisé par Christophe Barratier, sorti en 2016. Il met en scène Arthur Dupont, François-Xavier Demaison et Sabrina Ouazani. Le film relate l'histoire de Jérôme Kerviel, de son embauche à la Société Générale jusqu'à la crise financière de la banque en janvier 2008, où Kerviel est considéré responsable de la perte de 4,8 milliards d'euros.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Jérôme Kerviel intègre la Société Générale en 2000. Il travaille au middle office, au service des traders. Rapidement, il intègre la mythique salle des marchés. Il devient alors l'assistant du desk de Fabien Keller, qui fait de lui un trader et lui apprend la spéculation boursière et la dissimulation de ses profits. Kerviel va se prendre au jeu et risquer chaque jour un peu plus, sans jamais inquiéter ses supérieurs.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Producteurs associés : Jean Labadie, Jérôme Corcos, Stéphane Simon et Christophe Barratier

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le film s'inspire de l'histoire de Jérôme Kerviel ainsi que de son livre L'Engrenage : mémoires d'un trader, publié en 2010. Le film est initialement développé sous le titre L'esprit d'équipe. Le réalisateur Christophe Barratier arrive sur le projet grâce à son ami producteur Jérôme Corcos, qui lui présente ensuite Jérôme Kerviel. Ce dernier se confiera longuement à Christophe Barratier : « Sans rien connaître à la finance, j’entrais dans ce monde de la meilleure façon qui soit : non pas pour enfoncer des portes ouvertes sur le monde : “La finance c’est sale, elle est devenue folle et elle pervertit le monde”, mais pour répondre à la question : Comment se sont mis en place les éléments qui ont conduit au drame ? J’ai immédiatement perçu le côté thriller ». Le réalisateur fait ensuite appel à son oncle, Jacques Perrin : « Jacques aime ce genre de projets à risque. Quand il est convaincu, les difficultés le galvanisent »[3].

Christophe Barratier s'est par ailleurs beaucoup documenté sur le sujet :

« J’ai lu de façon exhaustive tout ce que je pouvais trouver sur l’affaire y compris les ouvrages plutôt à charge contre Jérôme Kerviel, comme ceux d’Hugues Le Bret ou Pierre-Antoine Delhommais. Puis, j’ai retracé la chronologie du parcours de Kerviel de sa naissance jusqu’au temps présent. C’est là que j’ai cadré la temporalité du script : il commencerait de l’entrée à la SG en 2000 pour se terminer le jour de l’éclatement de l’affaire. (...) On pensait que ce serait difficile mais pas à ce point. Après une année consacrée à l’écriture de la V1 du script, nous en avons passé trois durant lesquelles nous avons rencontré tant d’obstacles qu’on aurait dû se décourager. Mais notre foi était inébranlable[3]. »

Distribution[modifier | modifier le code]

François-Xavier Demaison, qui incarne ici le mentor de Kerviel, ce mentor étant selon l'acteur « un mélange de plusieurs personnes qui ont existé,mais c'est surtout celui qui permet au spectateur d'apprendre les ficelles en même temps que le héros du film » [4], La Tribune affirme pour sa part qu'il est surtout inspiré d'un manager de Jérôme Kerviel[5], Alain Declerck, celui-ci ayant pourtant dénoncé une premiere faute de Kerviel en 2005[6] et ayant quitté la Société Générale avant les activités frauduleuses de Kerviel ayant entrainé des pertes massives. François-Xavier Demaison a réellement travaillé dans la finance comme avocat fiscaliste, jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, qui l'ont décidé à revenir à son amour du théâtre.

Tournage[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Note : Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barème d'Allociné, de 1 à 5 étoiles.[7]

Le film est majoritairement bien accueilli par la presse à sa sortie[7].

Alain Grasset, du journal Le Parisien, qualifie le film de réussite, où Christophe Barratier a su vulgariser l'histoire bancaire tout en s'attachant à l'humain avec l'évolution du personnage joué par Arthur Dupont[8].

Plusieurs journalistes, dont Thomas Sotinel du journal Le Monde, reprochent toutefois au film de « livrer un plaidoyer en faveur de Jérôme Kerviel sans éclairer les mécanismes de sa chute », où au final le spectateur n'apprend que peu de choses sur le système bancaire selon Sotinel[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Il se hisse en seconde position du box-office français pour le premier jour d'exploitation avec 11 954 entrées. Le film est cependant loin derrière le film d'animation Le Monde de Dory, à près de 195 000 entrées[10]. Le film n'est classé que 6e lors de sa première semaine d'exploitation, avec 131 568 entrées[11].

Le film cumule au final 1,8 millions d'euros au box-office, avec environ 283 000 entrées, loin des 8 millions d'euros du budget[12],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]