Julie Hugo

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Julie Hugo
Julie Duvidal de Montferrier (1797-1865).jpg
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Genre artistique

Louise Rose Julie Hugo, née Duvidal de Montferrier (dite Julie Duvidal de Montferrier) en 1797 à Paris, morte le 10 avril 1865 à Paris, est une artiste peintre française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julie est la fille de Jean-Jacques Duvidal de Montferrier[1] (12 avril 1752 - Montpellier19 octobre 1829 - Paris, 7, rue Saint-Guillaume), 2e marquis de Montferrier, chevalier de l'Empire (lettres patentes du 26 avril 1808), syndic général des États du Languedoc (où il succède à son père le 31 décembre 1787), puis administrateur général des hospices de Paris[2], membre du Conseil général de la Seine, membre du Tribunat puis conseiller maître à la Cour des comptes et la grand-tante de Julie, Élisabeth Duvidal de Montferrier ( ✝ avant 1740) est la grand-mère de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès.

Élève prometteuse, Julie Duvival devint l'élève de François Gérard et de Jacques-Louis David, qu'elle rencontra alors que le maître se trouvait à Bruxelles. Elle exposa ses tableaux dans les plus prestigieux salons parisiens et, vu leur qualité, elle fut nommée copiste officielle d'Ingres ou Delacroix[3]. Elle a été Professeur de dessin d’Adèle Foucher. Elle fut médaillée au Salon de 1824 et passa une année à Rome.

Elle a épousé le beau-frère de son élève, Abel Hugo, frère de Victor Hugo, en à Paris Xe. Ils eurent ensemble[4] deux fils et une fille :

  • Léopold Armand (11 septembre 1828 ✝ 19 avril 1895), graphiste, marié, le 22 octobre 1855 à Versailles, avec Marie Jeanne Clémentine Solliers (née le 7 mars 1835 - Dijon), dont :
    • Zoé (30 juillet 1856 - Paris ✝ 27 juin 1876 - Paris) ;
  • Zoé (1830 - Paris ✝ 28 mars 1832 - Villers-Saint-Paul) ;
  • Joseph Napoléon « Jules » (2 septembre 1835 - Paris Xe ✝ 1863), jésuite, prêtre de Notre-Dame-de-Sion.

Victor Hugo se défia de l'influence de sa belle-sœur sur son frère et mit celui-ci en garde contre « cette artiste »[5]. Mais il lui écrivit plus tard des lettres qui prouvent l'estime en laquelle il la tint[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroline Fabre-Rousseau, La belle-sœur de Victor H, Éditions Chèvre Feuille Étoilée, coll. D'un espace l'autre, 2016, 340 p (ISBN 9782367951096)[7].
  • Monique Moulin, « Une élève de Gérard : Julie Duvidal de Montferrier » in Bulletin de la Société historique de Compiègne, tome 27, 1980, p. 169-181[8].
  • Caroline Fabre-Rousseau, L'Affaire Julie Hugo, éditions Chèvre Feuille Étoilée, Coll. D'une fiction l'autre, 2017, 100 p (ISBN 9782367951218)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Autour de Julie Duvidal : les marquis de Montferrier - Duvidal de Montferrier - - artifexinopere » (consulté le 17 mars 2019)
  2. Umberto Todisco, Le personnel de la Cour des comptes (1807-1830), Librairie Droz, (ISBN 9782600033619, présentation en ligne)
  3. Midi libre - Julie de Montferrier, épouse Hugo... Une "sacrée peintre" Publié le 20 avril 2016 par Camille-Solveig Fol. (consulté le 25 avril 2016)
  4. Union, enfants et les petits enfants, publié sur le site de geneanet.org (consulté le 13 septembre 2017)
  5. Artips - Victor Hugo est un fiancé un peu trop soucieux. (consulté le 25 avril 2016)
  6. « Julie Duvidal de Montferrier (1797-1865). Belle-sœur de Victor Hugo. » (consulté le 25 avril 2016)
  7. consulter sur wobook.com
  8. consulter sur histoire-compiegne.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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