Joseph Félon

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Joseph Félon
Joseph Félon111.JPG

Joseph Félon, Autoportrait (1881).

Naissance

Bordeaux, département de la Gironde, France
Décès
(à 78 ans)
Antibes Juan-les-Pins, département des Alpes-Maritimes, France
Nom de naissance
Joseph Félon
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement

Joseph Félon, né à Bordeaux (Gironde) le 22 août 1818, mort à Antibes Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes) le 6 mars 1897, est un peintre, peintre-verrier, lithographe, sculpteur et céramiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Joseph Félon est l'élève à Bordeaux de Pierre Lacour fils (Bordeaux 1778-Bordeaux 1859) et travaille en même temps chez le graveur bordelais Gaspard de Galard. On ne lui connaît pas de professeur pour la sculpture à Bordeaux, mais il a travaillé comme ciseleur chez plusieurs bronziers.

En 1839, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans la section de peinture et de sculpture. En 1840, il présente un autoportrait au Salon et, l'année suivante, une statuette en plâtre.

Il épouse à Bordeaux, en 1844, Rose Blanche Thomas, dont il a eu deux enfants.

Il s'établit à Paris où il a eu plusieurs adresses. Il expose aux Salons de 1840 à 1896 tout à la fois des peintures, des sculptures et des lithographies. En 1856, il met en vente dix-neuf sculptures, vingt deux tableaux et plusieurs lithographies.

En 1857, Joseph Félon est cartonnier pour des vitraux de l'église Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité de Nîmes. Il est aussi employé comme sculpteur et décorateur sur ce chantier. Il a dessiné vingt deux cartons pour les vitraux réalisés par le peintre-verrier avignonais Frédéric Martin. Dans le livre qu'il publie en 1861 sur l'église Sainte-Perpétue, il affirme que c'est en surveillant l'exécution des vitraux à partir de ses cartons qu'il a appris la peinture sur verre. Il va alors être chargé, en 1864, de la restauration de la verrière du Saint-Nom de Jésus (baie 101) de l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris, puis il exécute l'année suivante deux vitraux pour l'église Saint-Séverin à Paris. En 1866, il réalise un vitrail pour l'église Saint-Étienne-du-Mont (baie 103). En 1868 il restaure le vitrail de la Sagesse de Salomon dans l'église Saint-Gervais-Saint-Protais et la verrière de La Vie de la Vierge (baie 100) dans l'église Saint-Étienne-du-Mont. Il termine les travaux de restauration de vitraux à Paris en 1874 avec la rose de l'église Saint-Étienne-du-Mont. En 1876, il termine une série de vitraux commandés pour l'église de Neauphle-le-Château. En 1879, il est membre honoraire de la corporation des peintres-verriers.

Joseph Félon a réalisé les sculptures des façades du pavillon Richelieu du palais du Louvre (La Justice et la Fraternité, La Prudence et la Force[1], La Vérité et l'Histoire[2]), ainsi qu'à la Sorbonne, pour les églises Sainte-Élisabeth et Saint-Étienne-du-Mont. On peut également voir une de ses statues, Nymphe chevauchant un dauphin (il s'agit d'un « dauphin » héraldique, représenté comme un poisson[3]) au jardin des Plantes de Paris et deux bustes pour l'Institut de France. À Chambéry, au château des ducs de Savoie, une statue représentant la science orne le grand escalier du conseil départemental de la Savoie. Le tableau Nymphe chasseresse, est conservé au musée des beaux-arts de Bordeaux.

Il s'installe dans le Midi de la France à partir de 1884. Entre 1885 et 1887, il est conservateur au musée de peintures de Cannes. Entre 1891 et 1893, il est professeur d'ornement et de composition décorative à l'École des arts décoratifs de Nice.

Aujourd'hui, ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées dont celui des beaux-arts d'Angers, au musée Réattu, au musée Arlaten, au musée Calvet ou au musée Fabre de Montpellier, ainsi qu'à Paris au musée du Louvre (groupe Blanche Félon et sa fille (1849[4]) et au musée Carnavalet.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée d'Orsay : La Prudence et la Force, sculpture de Joseph Félon, décor du palais du Louvre, Paris.
  2. Musée d'Orsay : La Vérité et l'Histoire, sculpture de Joseph Félon, décor du palais du Louvre, Paris.
  3. Dans plusieurs sources, chevauchant est remplacé par tourmentant, peut-être en raison de l'esprit des XIXe et XXe siècles qui ne cessaient d'opposer l'humain et la nature, comme le soulignait François Terrasson.
  4. Base Joconde : Blanche Félon et sa fille.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie et source[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Pillet, Le vitrail à Paris au XIXe siècle. Entretenir, conserver, restaurer, p. 307-308, Presses universitaires de Rennes (Corpus vitrearum, France, Études IX), Rennes, 2010, (ISBN 978-2-7535-0945-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]