John Davison Rockefeller Junior

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John Davison Rockefeller Junior
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John D. Rockefeller Junior en 1915.

Naissance
Cleveland, Ohio (États-Unis)
Décès (à 86 ans)
Tucson, Arizona (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Ascendants
Laura Rockefeller (mère, 1839-1915)
John D. Rockefeller (père, 1839-1937)
Conjoint
Abby A. Rockefeller (1901-†1948)
Descendants
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Rockefeller.

John Davison Rockefeller Junior (né le à Cleveland et mort le à Tucson) est un entrepreneur et philanthrope américain, et un membre important de la famille Rockefeller.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque marquant le mécénat de John Davison Rockefeller Junior au château de Versailles.

Il est le cinquième enfant et le seul fils de John Davison Rockefeller, fondateur de la compagnie américaine Standard Oil Company, qui en fait rapidement l'homme le plus riche du monde en dominant la production de pétrole. Il fait ses études à l'Université Brown et rejoint son père comme directeur de la Standard Oil en 1897, et de l'U.S. Steel. À la suite d'un scandale de corruption compromettant le successeur de son père, il décide de quitter les deux compagnies en 1910, pour se consacrer à la gestion de sa fortune et à ses actions de philanthrope.

À la tête de la Colorado Fuel & Iron Company lors du Massacre de Ludlow en 1914, il lui est reproché d'avoir ordonné la tuerie[1].

Durant la Grande Dépression, il construit le complexe du Rockefeller Center, qui fait de lui le plus grand propriétaire de bureaux de New York.

Philanthropie[modifier | modifier le code]

Connu comme homme d'affaires, il l'est également pour ses œuvres philanthropiques. Il crée, avec d'autres membres de sa famille, la Fondation Rockefeller et l'université Rockefeller. Il fait également don du terrain où est construit le siège des Nations unies à New York. Il finance la construction d'un grand nombre de musées dont le Museum of Modern Art. Pour la Corde, Fratres il finance la construction de la « Maison Internationale » de New York[2]. À Paris, dans les années 1930, il finança la construction du bâtiment central de la Cité internationale universitaire de Paris, appelé comme le bâtiment new yorkais : la « Maison Internationale ».

Notons qu'il consacre aussi une partie de sa fortune à la restauration des châteaux de Fontainebleau et de Versailles, qu'il finance une partie de la reconstruction de la cathédrale de Reims après les destructions de la Première Guerre mondiale, ainsi que des fouilles archéologiques en Grèce.

Il porte également un intérêt spécial à la protection de l'environnement. Il achète et donne de nombreux terrains à des parcs nationaux américains.

Famille[modifier | modifier le code]

Le , il épouse Abby Greene Aldrich (1874-1948), la fille de Nelson Wilmarth Aldrich, sénateur de l'État de Rhode Island. Le couple a 6 enfants, 1 fille et 5 fils :

Winthrop et Nelson seront gouverneurs. Ce dernier poursuivit une carrière politique jusqu'à être vice-président des États-Unis de 1974 à 1977 sous la présidence de Gerald Ford.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Margaret Sanger, « CANNIBALS », The Woman Rebel,‎ (lire en ligne)
  2. Extrait de l'article Educated Birds of Passage, (Oiseaux instruits de passage), The Rotarian (Le Rotarien), février 1927, p. 49-50.
    Traduction du texte original en anglais :
    Un développement récent (de la Corda Fratres) est le Cosmopolitan Club interuniversitaire de New York avec plus de mille membres actifs de 67 collèges et écoles professionnelles à Manhattan. Son siège est la « Maison Internationale » sur Riverside Drive en face de Grant'Tomb – un monde en miniature avec toutes les races, nationalités, religions vivant sous un même toit.
    Le bâtiment, construit pour un coût de deux millions et demi de dollars, a été ouvert en 1924 – il a été offert par John D. Rockfeller Jr. Il y a des dortoirs pour 400 hommes et 125 femmes, et toutes les installations pour les activités sociales et sportives. L'inscription gravée sur son entrée principale – « La fraternité doit prévaloir » – témoigne de son programme de service international libre de tous préjugés éducatifs, religieux ou politiques.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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