Jean-Pierre Dantan

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Jean-Pierre Dantan
Jean-Pierre Dantan dessiné par Nadar.jpg

Jean-Pierre Dantan dessiné par Nadar.[réf. nécessaire]

Naissance
Décès
Autres noms
Dantan le Jeune
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Fratrie
Distinction

Jean-Pierre Dantan, dit Dantan le Jeune, né à Paris , mort à Baden-Baden le , est un sculpteur et caricaturiste français.

Il est le frère du sculpteur Antoine Laurent Dantan, dit l’Ainé, et est réputé pour les portraits-charges de ses contemporains[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Hector Berlioz, lithographie de Charles Ramelet d'après le buste de Dantan, Paris, Bibliothèque nationale de France.

Formé d’abord par l’apprentissage auprès de son père sculpteur sur bois, Jean-Pierre Dantan, il entre à l’École des beaux-arts de Paris en 1823 et suit les cours du sculpteur François-Joseph Bosio. Il se lança vite, à partir de 1826, dans la caricature dessinée et sculptée après la création admirée de sa statuette représentant César Ducornet (1805-1856) sous l’aspect réaliste d’un poète miséreux.

Il réalise des centaines de petits bustes de 20 à 60 cm qui sont édités en plâtre ou en bronze : il commercialise ses caricatures et portraits de la société de son temps dans une salle du passage des Panoramas, dite « musée Dantan ».

Ces portraits-charges représentant les célébrités de la politique (Talleyrand, William Douglas, Hamilton, Louis-Philippe…), des arts (Beethoven, Paganini, Verdi, Liszt…) et des lettres (Victor Hugo, Balzac, les frères Delavigne…) connaîtront un grand succès : on les trouve aujourd’hui dans les musées de nombreux pays, en particulier au musée Carnavalet à Paris.

Ces statuettes ont inspiré son contemporain Honoré Daumier pour ses portraits-charges de parlementaires conservés au musée d'Orsay[2].

Dantan jeune est réputé jouer aux dominos[3]. Il fonde vers 1838 et anime dans son atelier durant au moins 27 ans un club de joueurs de dominos ou dominotiers, qui s'adonnent à ce jeu ainsi qu'aux jeux de mots.

Il est enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division IV), comme son frère, dans la concession familiale décorée par les deux frères (médaillons de Dantan Père et Dantan jeune par Antoine-Laurent et médaillons de Mme Dantan et de Dantan l’ainé par Jean-Pierre).

La lignée artistique des Dantan s’est prolongée avec le peintre Édouard-Joseph Dantan (1848-1897), connu pour des œuvres comme l’Atelier du sculpteur, Un entracte à la Comédie-Française ou Un coin du Salon.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Prince de Bénévent (1833), plâtre, Atlanta, High Museum of Art.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les frères Dantan, tous deux sculpteurs français du XIXe siècle, sont parfois confondus, même par les sources sérieuses[Lesquelles ?].
  2. Revue Connaissance des Arts n°677, décembre 2009, p.138
  3. Pierre Dubois dans Le Figaro du 9 septembre 1860, raillant gentiment Dantan jeune, le définit ainsi dans la rubrique La baraque à Curtius : « M. DANTAN JEUNE. Sculpteur, quand il veut s'amuser ; quand il veut être un homme grave, joueur de dominos. »
  4. « Franz Liszt (1811-1886), compositeur et pianiste austro-hongrois. Charge dite “à la chevelure” », notice no 11040000524, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. Defosse, Inauguration de la statue de Boieldieu, dans Rouen, sa ville natale, Rouen, Nicétas Périaux,
  6. « Monument à François Adrien Boieldieu – Rouen », notice sur e-monumen.net.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Dantan, Musée Dantan. Galerie des charges et croquis des célébrités de l'époque, avec texte explicatif et biographie, Paris, H. Delloye, 1839, In-8, 200 p.
  • Philippe Sorel, « Les Dantan du musée Carnavalet, Portraits-charges sculptés de l’époque romantique », Gazette des Beaux-Arts, janvier 1986.
  • Laurent Baridon, « Jean-Pierre Dantan, le caricaturiste de la statuomanie », Ridiculosa, n°13, Sculptures et caricatures, Brest, UBO, 2006, pp. 127-143 (en ligne).
  • Galerie Talabardon et Gautier, Le XIXe siècle, édition 2009, Anvers, Imprimerie Deckers Snoeck, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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