Jean-Louis Déotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Louis Déotte
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Lieu de travail
Activités

Jean-Louis Déotte, né en 1946 à Montreuil-sur-Seine, est un philosophe français, professeur à l'université de Paris VIII Saint-Denis. Ses thèmes de recherche portent sur l'esthétique et la philosophie de l'art et de la culture, ainsi que sur la philosophie de la technique. Il a notamment travaillé, à partir des auteurs comme Jean-François Lyotard et Walter Benjamin, sur les notions de musée, d'appareil, de différend cosmétique et esthétique, et sur des questions qui relient l'esthétique à des enjeux politiques, telle la disparition des opposants politiques pendant la période des dictatures militaires en Amérique du Sud (Argentine, Chili).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Déotte intègre en 1966 l’Université de Nanterre où il suit les séminaires de Jean-François Lyotard de 1967 et 1968 et rédige en 1969 sous la direction de Emmanuel Levinas une maîtrise de philosophie sur la question de l’instant dans la physique de Descartes. En 1978 il soutient un DEA sur le thème : Un roi pour Israël ?[1]. Il est alors professeur de philosophie à l’école normale de Caen jusqu’en 1993. Parallèlement, de 1986 à 1992 il est directeur de programme[2] au Collège International de Philosophie. En 1990, il soutient sa thèse Le Passage du Musée[3] à l'Université Paris-VIII Saint-Denis sous la direction de Jean-François Lyotard, thèse dont il tire deux ouvrages : Le Musée, l’origine de l’esthétique, 1993 et Oubliez ! Les ruines, l’Europe, le musée, 1994 (L’Harmattan, collection "Philosophie en commun"). Il est élu maître de conférences à Paris VIII en 1993, participant aux activités d’une Maîtrise de sciences et techniques (médiation culturelle), puis à partir de 1996, à celles du département de philosophie où il enseigne comme professeur des universités jusqu'à septembre 2013.

Il est directeur de la collection "Esthétiques" aux éditions L'Harmattan et coresponsable de la revue en ligne Appareil[4]. Il est également coordonnateur du thème 4 "Esthétiques, arts et industries" de l'axe 1 "Industrie de la culture et arts"[5] à la MSH Paris Nord (Plaine Saint-Denis). Depuis 2012, il fait partie, en tant qu'enseignant-chercheur, du site GERPHAU[6] dirigée par Chris Younès, qui est partie prenante de l'UMR 7218 LAVUE (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement)[7] du Centre National de la Recherche Scientifique de France.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

D'abord dans Le Musée, l’origine de l’esthétique (1993) et après, dans Oubliez ! Les ruines, l’Europe, le musée (1994), Déotte développe la thèse suivant laquelle le musée serait un appareil de suspension de la destination des œuvres d’art, puis de l’utilité de tous les artefacts. C’est dire que si, à l'instar de Heidegger, l’on pouvait croire que les œuvres génèrent des mondes et des communautés, désormais se trouvant suspendues à des cimaises ou derrière des vitrines, elles n’entretiennent plus avec le public qu’un rapport esthétique (comme chez Kant) ou d’exposition (Walter Benjamin). Paradoxalement donc, le musée est un appareil d’oubli[8],[9].

Dans ses travaux qu'il a entrepris en collaboration avec le philosophe Alain Brossat sur la politique terroriste d’État - L’époque de la disparition (2000) ; La mort dissoute (2002) -, politique consistant à faire disparaître les cadavres des opposants assassinés (dont la dictature de Pinochet serait l'exemple flagrant), Brossat et Déotte montrent que les effets de cette répression sont bien pires que le strict assassinat. Ce sont alors les familiers et amis qui ne peuvent plus faire leur travail de deuil et qui sont condamnés à vivre avec les fantômes des disparus. Dès lors, l’humanité serait condamnée à une sorte d’animalité, ignorant les rituels funéraires. À ce moment-ci l’appareil photographique devient un enjeu politique essentiel, soit pour faire disparaître toutes traces d’une existence, ainsi pour le gommage des photos sous Staline, soit au contraire pour affirmer qu’une personne a existé (Mères de la Place de Mai, Buenos Aires)[10],[11].

Avec L’époque de l’appareil perspectif (2001), Déotte inaugure sa réflexion sur la notion d’appareil esthétique, laquelle culminera avec L’époque des appareils (2004) et Qu’est-ce qu’un appareil ? (2007). Selon Déotte, un appareil esthétique (camera obscura, perspective, musée, photographie, cinéma, vidéo, etc.) n’est, ni un dispositif (au sens de Michel Foucault) ni un médium de communication (au sens de Marshall McLuhan) ni une prothèse (au sens de Bernard Stiegler). L'appareil, c’est ce qui configure techniquement l’apparaître des existences, singulières ou collectives. C’est donc ce qui détermine la sensibilité commune, époque après époque, et donne leurs propriétés aux arts. Une de thèses chères à Déotte, consiste à dire que chaque appareil invente une nouvelle temporalité (ainsi pour la photographie qui, au XIXe siècle, invente le sentiment de déjà vu), ce qui rend les individus contemporains les uns des autres[12].

Ses travaux sur Walter Benjamin : L’Homme de verre, (1998), puis Walter Benjamin et la forme plastique (2012) ont été l’occasion de systématiser la pensée de cet auteur, en particulier en mettant en exergue sa notion d’appareil, indissociable d’un autre rapport à la technique, en particulier architecturale et radiophonique. Ses études permettent d’envisager une esthétique benjaminienne absolument originale en particulier pour la question de la couleur, une remise en cause de la relation forme/contenu et de la continuité entre nature et culture (en termes d’innervation du corps). Mais aussi pour la politique : à cet égard, Déotte insistera sur le fait que Benjamin n’est pas marxiste parce qu’il remplace la notion d’idéologie par celle de fantasmagorie. D'après cet approche, le site originaire de l’humanité, ce n’est pas le langage, mais la rêverie collective[13],[14].

Philosophie[modifier | modifier le code]

Appareil[modifier | modifier le code]

Déotte souligne que si la notion d’appareil (et ses déterminations techniques : l’appareillage) est centrale chez Benjamin (L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1935-1936), elle n’est pas pour autant chez lui un concept comme la notion d’aura, de trace, d’image dialectique, de compénétration, etc. La recherche de Déotte aura consisté à problématiser cette notion. Pourtant chez Benjamin, l’appareil est mis en relation avec ce qui configure la sensibilité collective d’une époque, ce qui implique qu’il y aura autant d’époques que d’appareils esthétiques, et qu’ils se situent avant la différenciation entre sujet et objet, entre singularité et collectivité, reprenant en cela la position de la culture dans Les lettres sur l’éducation esthétique de l’homme de Friedrich von Schiller (1795). Bien plus, les appareils (la perspective, la camera obscura, le musée, la photographie, le cinéma, la vidéo pour la modernité) vont venir donner aux différents arts leurs propriétés, qui n’ont donc rien d’essentielles puisqu’elles leur viennent comme de l’extérieur, les appareils encadrant les arts en les faisant entrer dans une véritable histoire, dépendante d’inventions techniques.

C’est dire que l’appareil esthétique n’a aucun rapport avec cette notion chez Althusser où l’appareil d’État englobe les institutions régaliennes (police, armée, administration), mais aussi l’école, la santé, etc. Pas plus qu’avec son utilisation chez Vilém Flusser (Pour une philosophie de la photographie, 1983). Chez Flusser, l’appareil est une « boîte noire » avec laquelle joue (play) le photographe en en explorant tous les possibles, jusqu’à ce que son programme soit épuisé, auquel cas, l’appareil industriel (chimie, optique), qui est lui-même un sous-ensemble de l’appareil d’État, invente une nouvelle machine, c’est-à-dire un nouveau jeu (à règles : game). L’appareil alors est in fine au service de l’État.

Tandis que chez Benjamin, l’enjeu n’est donc pas la mise à disposition des choses comme l’est le dispositif chez Agamben (Qu’est-ce qu’un dispositif ? 2007). D’après l'approche que Déotte tire de Benjamin, l'’appareil ne relève pas donc du Gestell (arraisonnement) heideggerien (Les arts à l’époque de la technique, colloque de 1953), mais d’une sorte de relance du temps, lequel laissé à lui-même, s’enliserait dans la répétition du Même qui serait mortifère. L’appareil est une invention technique (ou institutionnelle comme le musée), qui est une véritable machine « anti-destin », néanmoins toujours soumise à la mise en relation du semblable, par la réduction de l’hétérogénéité du monde sensible, comme c’est évident dans l’action du collectionneur (en suivant le texte de Benjamin Eduard Fuchs, collectionneur et historien, 1937). Pour Benjamin, la collection est un appareil originaire, c’est-à-dire dans son langage : préhistorique (Urgeschichte).

Différend cosmétique[modifier | modifier le code]

Par ce terme (Qu’est-ce qu’un appareil esthétique ? Benjamin, Lyotard, Rancière, 2007, Qué es un aparato estético ? éd. espagnole, Chili, 2012), Déotte reprend la notion de différend à Jean-François Lyotard (Le Différend, 1983) en l’élargissant à la notion de cosmétique ( du Grec Kosmos : 1) ordre, d’où bon ordre, convenance, bienséance, discipline, organisation, cérémonial, 2) ordre de l’univers. Chez les Pythagoriciens : monde, univers, le ciel. 3) Parure, ornement, gloire, honneur). La cosmétique est donc beaucoup plus englobante que l’esthétique, terme du XVIIIe siècle qui n’est vraiment conceptualisé que par Kant (Critique de la raison pure, 1781-1787) : les conditions de la pure sensibilité de l’espace et du temps permettant a priori l’accueil de tout phénomène. Puis, dans la Critique de la faculté de juger (1790), comme mode de jugement désintéressé et universalisable (le Beau).

Dans Le Différend Lyotard analysait des conflits entre des ordres symboliques, des normes de légitimité, rendant intenable la position d’un juge dans un tribunal. Ou alors, s’il tranchait, c’était toujours en donnant raison à une légitimité contre une autre, ce qui lui faisait subir un tort. Lyotard distinguait trois normes de légitimité : la narration, la révélation, la délibération, ce qui lui permettait de distinguer trois ordres sociaux-politiques : la société « païenne », traditionnelle, la société « théologico-politique » monothéiste, la société « démocratique-capitaliste »[15].

Déotte souligne qu'avec cette notion de différend cosmétique, on ne se limite plus à l’ordre du discours, mais on introduit une autre notion fondamentale dans l’esthétique lyotardienne, celle de surface d’inscription (Discours, Figure. 1974), laquelle détermine le rapport entre les signes en général et leur support. Ainsi, au cœur de son analyse Lyotard met-il l’accent sur la rupture introduite par la Renaissance italienne avec l’irruption de l’écriture projective (la représentation en perspective) qui va s’imposer à l’écriture d’incarnation (dont l'exemple seraient les lettrines gothiques). À la suite de Lyotard donc, Déotte affirme qu'entre les deux écritures, il n'y a pas nulle continuité mais plutôt deux ordres symboliques que se distinguent l'une de l'autre de part en part. Par exemple, les appareils que Déotte analyse ont, depuis la perspective, comme infrastructure l’écriture projective. Or cette cosmétique générale, « moderne », est en train de s’achever avec la numérisation (digitalisation) des signes et de leurs supports et donc des appareils projectifs grâce à l’imposition générale d’une autre écriture qui ne prend en compte que des data de communication. Ce que Lyotard avait tenu à exposer dans une exposition révolutionnaire aux yeux de Déotte : Les Immatériaux au Centre Georges-Pompidou en 1985[16].

Au sein de cette nouvelle cosmétique, c’est un nouvel ordre symbolique qui s’impose, la post-modernité (Jean-François Lyotard : La condition postmoderne, 1979) où les notions « modernes » de nature, de travail, d’émancipation, de paternité, de matérialité, d’œuvre d’art, de philosophie, de techno-science, etc., sont radicalement remises en cause. Cette nouvelle cosmétique s’affronte à la « moderne », c’est ce que nous appelons aujourd’hui « crise mondiale »[17].

Différend esthétique[modifier | modifier le code]

Déotte observe qu'à l’intérieur d’une même cosmétique générale, il peut y avoir des conflits majeurs dont les effets portent aussi sur la définition des œuvres d’art. Par exemple, la cosmétique de la révélation a ouvert le partage entre deux voies : soit la culture de l’image, puisque l’infini s’est incarné dans le fini (Dieu selon les Chrétiens a donné son Fils à l’humanité, lequel peut donc être imité, comme la vie qui est une création divine), soit l’image est interdite (Islam) parce que le don de Dieu passe essentiellement par le Texte (le Coran), voire par l’ordre géométrique (les muquarnas de l’architecture islamique, comme observe Hans Belting dans Florence et Bagdad. Une histoire du regard entre Orient et Occident, 2012). C'est pourquoi Déotte souligne que dans ces questions-ci, aucun juge ici ne peut trancher, même si l’Occident a toujours minimisé les productions artistiques non-occidentales. Il en résulte un nécessaire relativisme des valeurs culturelles.

À l’intérieur de la cosmétique chrétienne, d’autres conflits onto-théologiques ont surgi : à l’intérieur de l’orthodoxie byzantine, entre iconodules et iconoclastes, dans la chrétienté romaine entre Réforme luthérienne ou calviniste et Contre-Réforme catholique. C’est la question de la présence de Dieu dans l’image qui est essentielle : soit comme absence (icône), soit comme trace, etc. Ces conflits ne pouvaient déboucher que sur des luttes, véritables guerres civiles.

On ne peut parler de différends pré-esthétiques qu’à partir du moment où l’appareil perspectif s’est imposé à tous les arts et est devenu la norme « moderne » pour les Académies des Beaux arts, lesquelles se sont instituées en tribunal (Ce dont témoigne l'œuvre de Giorgio Vasari : Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes). Puis ce fut exemplairement le cas de la querelle du colorisme au XVIIe siècle (cf. le livre de Jacqueline Lichtenstein : La couleur éloquente, 1989). Déotte pense qu'il y a encore un fond onto-théologique, voire philosophique à la base de ces différends, qui ne deviendront vraiment esthétiques qu’à partir du moment où l’appareil muséal s’imposera au XVIIIe siècle (Diderot : Les salons. Michael Fried : La place du spectateur. Esthétique et origines de la peinture moderne, 1990).

Il s'ensuit donc que pour Déotte, le musée serait vraiment l’origine de l’esthétique au sens où nous l’entendons aujourd’hui, puisqu’il est le seul appareil à permettre que les œuvres soient jugées pour elles-mêmes, abstraites qu’elles sont de tout office religieux ou politique, livrées dans l’exposition à un public qui n’est plus communautaire, rendant possible un débat critique et historiographique sans limites (Tel serait l'enjeu de Le Musée, l’origine de l’esthétique, 1993). Néanmoins l’appartenance d’une œuvre à telle ou telle cosmétique perdurera toujours, mais à l’état spectral, en particulier dans la fantasmagorie d’une « œuvre d’art totale », comme le voulait Richard Wagner. Chaque appareil projectif qui s’imposera alors aux arts entraînera alors autant de querelles esthétiques.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Aux Éditions L'Harmattan[modifier | modifier le code]

  • Le Musée, l'origine de l'esthétique, Paris, 1993, Coll. Philosophie en commun.
  • Oubliez! Les ruines, l'Europe, le Musée, Paris, 1994, Coll. Philosophie en commun, traduction en espagnol (Chili) : Catastrofe y Olvido. Las ruinas, Europa, el Museo, Ed. Cuarto Propio, Santiago du Chili, 1998 (ISBN 2738427901)
  • « Le Passage Hubert Robert », in L’idée de Musée (avec. J.L. Baudry, photos de J.P. Bos et J.L. Elzéard), Musée de Valence, 1995[18].
  • Hommages. La traduction discontinue, ouvrage collectif, en collaboration avec S. Courderc, Musée d'Amiens, 1997, Coll. Esthétiques.
  • Le Jeu de l'exposition, ouvrage collectif, en collaboration avec P.D. Huyghe, Paris, 1998, Coll. Esthétiques.
  • L'Homme de verre. Esthétiques benjaminiennes, Paris, 1998, Coll. Esthétiques.
  • L’Époque de la disparition. Politique et esthétique, ouvrage collectif coédité avec Alain Brossat, Paris, 2000, Coll. Esthétiques[19].
  • L’Époque de l’appareil perspectif. Brunelleschi, Machiavel, Descartes, Paris, 2001, traduction de H. Jatho chez Diaphanes (RFA), 2006 : Video und cogito
  • La mort dissoute. Disparition et spectralité. ouvrage collectif, coédité avec Alain Brossat., Paris, 2002, Coll. Esthétiques.
  • Appareils et formes de la sensibilité, ouvrage collectif sous la direction de J.L Déotte, 2005, Coll. Esthétiques.
  • Qu’est-ce qu’un appareil ? Walter Benjamin, Jean-François Lyotard, Rancière, Paris, 2007, Coll. Esthétiques., traduction en espagnol (Chili) : ¿Qué es un aparato estético? Benjamin, Lyotard, Rancière, glossaire d’Adolfo Vera, Ed. Metales pesados, Santiago du Chili, 2012. Recension : Aliocha Wald Lasowski, in : Contemporary French Civilization, Hiver/Printemps 2008, no 1 ; Recension en espagnol : Alvaro García sur le site lafuga.cl[20]
  • Appareil et intermédialité. Ouvr. coll. sous la direction de J.L. Déotte, Marion Froger, Silvestra Mariniello, 2007, Coll. Esthétiques.
  • Qu’est-ce qu’un objet de musée ? Heidegger et la déportation des œuvres d’art (l’exposition de la Madone Sixtine de Raphaël). In Anthropologie, art contemporain et musée, R. Somé (ouvr. coll.), Paris, 2007.
  • Le Milieu des appareils. Actes du colloque de la MSH Paris Nord 2006. Sous la direction de J.L. Déotte, avec des articles de J. Rancière, S.Krämer, E. Méchoulan, J.H. Barthélémy, etc., 2008, Coll. Esthétiques.
  • La technologie freudienne, in : Miroir, appareil et autres dispositifs, ouvr. coll. sous la direction de Soko Phay Vakalis, 2008, Coll. Esthétiques.
  • Représentation et politique. In : Représentation et politique, sous la dir. de Jean-François Robic, 2010, p. 29-39.
  • Walter Benjamin et la forme plastique. Architecture, espace, lieux, Paris, 2012, Coll. Esthétiques, traduction en espagnol (Chili) : La ciudad porosa: Walter Benjamin y la arquitectura, Trad. Natalia Calderón, Ed. Metales pesados, Santiago du Chili, 2013.
  • La production muséale de la photographie. Rancière et l’image pensive, in Stevens Bernas (Ed.) L’image, le sensible et le photographique, Paris, 2014.

Aux éditions Lignes[modifier | modifier le code]

  • La révolution des appareils, in : Désir de révolution, revue Lignes, no 4, février 2001.
  • Éléments d’esthétique disparitionniste, in : Vainqueurs/Vaincus. Un monde en guerre, revue Lignes, no 8, mai 2002.
  • Sur la formule benjaminienne : peinture = copie + imagination, in : Th.W.Adorno § Walter Benjamin, revue Lignes, no 11, mai 2003.
  • Pierre Clastres : L’anarchie sauvage contre l’autogestion, in : Anarchies, revue Lignes, no 16, février 2005.
  • L’époque des appareils, Paris, Éditions Lignes/Manifeste, Léo Scheer, 2004, traduction en espagnol (Argentine) : La época de los aparatos, Ed. Adriana Hidalgo, Buenos Aires, 2013 (ISBN 9789871923212).

Chez d’autres éditeurs[modifier | modifier le code]

  • Pour une peinture superficielle, in : Le Pérugin, exercices sur l’espace, catalogue de l’exposition du Musée des beaux-arts de Caen, 1984, IREM de Basse Normandie, Université de Caen.
  • Portrait, autoportrait, Paris, éd.Osiris. Avec M.Servière et E. van de Casteel, 1986.
  • Auralités, in : Espaces, dialogue avec Peter Szendy, cahiers de l’IRCAM, no 5, Centre Georges Pompidou, 1994.
  • Un monde sans horizon, in : Visite aux armées : Tourismes de guerre/Back to the Front : Tourisms of War, éd. Diller + Scofidio, FRAC Basse-Normandie, 1994, éd. bilingue.
  • Merleau-Ponty : Hegel, le grand alexandrin, in : Implosion du patrimoine, Paris, 1995, revue Ethnologie française, sous la dir. de H.P.Jeudy.
  • Des jardins suspendus, in : Le jardin, art et lieu de mémoire, sous la dir. de M.Mosser et Ph.Nys, colloque de Vassivière-en-Limousin, éd. de l’Imprimeur, 1995.
  • Les autoportraits de Mapplethorpe. Catalogue de l’exposition Mapplethorpe chez Baudoin Lebon. Ed Baudoin Lebon, 1996, avec : J.M.Ribettes.
  • Le musée et la bibliothèque, in : Le musée et la bibliothèque, vrais parents ou faux amis ?, dialogue avec J.Lauxerois, éd. Bibliothèque Publique d’Information, Centre Georges Pompidou, 1996.
  • Jean-François Lyotard : une esthétique du disparaître. Actes du colloque Jean-François Lyotard 1999 : Jean-François Lyotard : L’exercice du différend, édités par le Collège international de philosophie, Paris, PUF, 2000. Repris en russe par les Éditions de l’Université de Saint Pétersbourg sous la responsabilité d’Elga Yourovskaya. Repris en brésilien dans la revue Mais de Rio.
  • Les anti-monuments de Jochen Gerz, suivi de : Entretien avec Jochen Gerz, la commande, revue Drôle d’époque, no 14, Nancy, 2004.
  • La commande et l’époque, in : Les visibles manifestes. Culture publique, opus no 2, éd. sens § tonka, 2004.
  • Rancière, un post-classique, in : La philosophie déplacée. Autour de Jacques Rancière, colloque de Cerisy, 2005, éd. Horlieu, 2006.
  • Le musée, un appareil universel, in : Museum International no 235, Les enjeux de la collection au XXIe siècle, Paris, UNESCO, 2007[21].
  • La vidéo à l’épreuve de la disparition. J.Hanono, F.Menini, in : Disparaître, revue Intermédialité, sous la dir. de V.Wagner, Montréal, 2008[22].
  • L’intervention des appareils, in : Les temporalités non linéaires dans les arts, ouvr.coll. dirigé par L.Zimmermann, PUV, 2008.
  • Das Museum ist kein Dispositiv, in C. Meister (Dir.), Die Ausstellung, Berlin, Zürich, Diaphanes, 2010, p. 79-98.
  • La crypte numérique / The digital crypt. in : revue artpress2 no 29 (mai / juin / juillet 2013), Paris, art press, p. 36-43[23].
  • Two invoking Media : Radio and Exhibition, in Jean-Paul Martinon (Dir.), The curatorial. A philosophy of curating, Londres, New York, Bombay, Bloomsbury, 2013, p. 169-172. (ISBN 9781472525604).
  • Rancière  and the Disappearance of Apparata, in N. Sosna and K. Fedora (Eds.), Media: between magic and technology, Moscou et Ekaterinbourg, Armchair Scientist, 2014.
  • Carsten Juhl, le veilleur internationaliste, in M. Bolt, P. Borum, E. Bukdahl, E. Rocca (Eds.), Gæstfrihed i kunst og politik [Hospitalité en art et en politique], Copenhague, Forlaget Basilik, 2016.

Textes et vidéos en ligne[modifier | modifier le code]

  • Retour aux années trente : intervention au Colloque de la Direction des arts Plastiques après la publication d’un numéro de la revue Krisis contre l’art contemporain[24]
  • Rencontres improbables. Colloque Musiques orales et migrations musicales, Fondation Royaumont, juin 2000[25].
  • Ergüner, Padovani, l’émancipation musicale. Colloque : Istanbul, un siècle de musique, Fondation Royaumont, juin 2001[26].
  • Jean-François Lyotard, penseur du différend culturel, in : revue Appareil [en ligne], no 10 - 2012[27]
  • Contre qui a été écrit le livre des passages ? (vidéo). Conférence à l'occasion des Journées d'études internationales "Walter Benjamin et la technique", Université Paris VIII / Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord. 21-22 novembre 2011 (vidéo enregistrée par Roman Dominguez Jimenez)[28].
  • L’espace et l’architecture : état des lieux Présentation du colloque – Maison des sciences de l’Homme Paris Nord, 4-5 mars 2013. in : revue Appareil [en ligne] no 11 - 2013 L'espace et l'architecture: état des lieux. Actes du colloque[29].
  • Entretien à l'occasion du Segundo Coloquio de cine y filosofía de Valparaíso, Facultad de Humanidades / Facultad de arquitectura, Universidad de Valparaíso, Valparaiso, Chili, 24 septembre 2013 (vidéo en espagnol)[30].
  • Historia del arte y estética, nudos y tramas (vidéo en espagnol). Conférence à deux voix avec Laura González à l'occasion du "XXXIX Coloquio Internacional de Historia del Arte", Instituto de Investigaciones Estéticas, Universidad Nacional Autónoma de México, Mexico, Mexique, 20 octobre 2015[31].
  • El conflicto cosmético entre los mundos de la imagen (Le conflit cosmétique entre les mondes de l'image) (vidéo). Conférence à La Facultad de Artes de la Universidad de Chile, Santiago, Chili, avril 2015[32].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Concepteur de l’exposition : Le Pérugin, exercices sur l’espace. Caen, Musée des beaux arts, 1984. En collaboration avec l’Institut de recherche sur les mathématiques (IREM) de Basse-Normandie.
  • Concepteur de la Fresque de noms du Mémorial de la Paix, Caen, 30m x 3m, 1988. Commande de la Municipalité de Caen.
  • Sauvez le passé ! livre d’artiste avec S.Villaume, éd. de l’artiste, deux exemplaires, Strasbourg, 1996.
  • La commande, in Procédures de rappel, vidéo de Yann Toma pour le Collège International de Philosophie, 2003[33].
  • Commissaire de l'exposition : Le grand Voile de Caroline Coppey. Hôtel-Dieu de Tonnerre (Bourgogne), été 2014[34].
  • Commissaire de l'exposition : Les pointillés blancs de Didier Guth. Hôtel-Dieu de Tonnerre (Bourgogne), été 2015[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Version abrégée disponible sur le site de la revue Appareil : http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=357
  2. Liste d'anciens directeurs de programme du CIPH : http://www.ciph.org/direction.php?idDP=76
  3. http://www.sudoc.fr/054068207
  4. revue en ligne Appareil
  5. http://www.mshparisnord.fr/fr/recherches/axe-1-industrie-de-la-culture-et-arts/axe-1-theme-4-esthetiques-arts-et-industries/presentation.html
  6. http://www.gerphau.archi.fr/
  7. http://www.lavue.cnrs.fr/9membres/membres.html
  8. Cf. L’idée de Musée (avec. J.L. Baudry, photos de J.P. Bos et J.L. Elzéard), Musée de Valence, 1995, Paris, L'Harmattan, 1996: http://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=INCIPIO&OUTPUT=PORTAL&DOCID=0872865&DOCBASE=CGPP
  9. Le musée, un appareil universel, in : Museum International no 235, Les enjeux de la collection au XXIe siècle, Paris, UNESCO, 2007. http://portal.unesco.org/culture/en/files/34885/11974725625235FR.pdf/235FR.pdf
  10. L’Époque de la disparition. Politique et esthétique, ouvrage collectif coédité avec Alain Brossat, Paris, 2000, L'Harmattan, Coll. Esthétiques. http://www.paris-art.com/editeur-design/l-%C3%A9poque-de-la-disparition-politique-et-esthetique/collectif-/1344.html
  11. La vidéo à l’épreuve de la disparition. J.Hanono, F.Menini, in : Disparaître, revue Intermédialité, sous la dir. de V.Wagner, Montréal, 2008. http://cri.histart.umontreal.ca/cri/fr/intermedialites/p10/pdfs/p_10_deotte_texte.pdf
  12. Cf. l'interview en espagnol avec Mariano Dorr pour le quotidien argentin Página 12 "Nos estamos poniendo tecnos: Jean-Louis Déotte y su libro La época de los aparatos", 13 octobre 2013. http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/radar/9-9209-2013-10-15.html
  13. Cf. Alain Brossat, Entretien avec Jean-Louis Déotte Jean-Louis Déotte, autour de son livre Walter Benjamin et la forme plastique. Architecture, technique, lieux, Paris, L’Harmattan (Esthétiques), 2012, in revue Appareil [en ligne], septembre 2013 : http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=1710
  14. Cf. Jean-Louis Déotte, « Représentation et politique ». In : Représentation et politique, sous la dir. de Jean-François Robic, L’Harmattan, 2010, p. 29-39.
  15. Cf. Jean-François Lyotard, penseur du différend culturel, in : revue Appareil [en ligne], no 10 - 2012 : http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=115
  16. Cf. La crypte numérique / The digital crypt. in : revue artpress2 no 29 (mai / juin / juillet 2013), Paris, art press, p. 36-43 :http://www.artpress.com/article/20/05/2013/sommaire-du-artpress2-ndeg29-mai--juin--juillet-2013/29007
  17. Cf. Jean-Louis Déotte L’espace et l’architecture : état des lieux Présentation du colloque – Maison des sciences de l’Homme Paris Nord, 4-5 mars 2013. in : revue Appareil [en ligne] no 11 - 2013 L'espace et l'architecture: état des lieux. Actes du colloque : http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=1603
  18. http://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=INCIPIO&OUTPUT=PORTAL&DOCID=0872865&DOCBASE=CGPP
  19. http://www.paris-art.com/editeur-design/l-%C3%A9poque-de-la-disparition-politique-et-esthetique/collectif-/1344.html
  20. http://www.lafuga.cl/que-es-un-aparato-estetico/
  21. http://portal.unesco.org/culture/en/files/34885/11974725625235FR.pdf/235FR.pdf
  22. http://cri.histart.umontreal.ca/cri/fr/intermedialites/p10/pdfs/p_10_deotte_texte.pdf
  23. http://www.artpress.com/article/20/05/2013/sommaire-du-artpress2-ndeg29-mai--juin--juillet-2013/29007
  24. www.culture.gouv.fr
  25. www.royaumont.com Rencontres improbables
  26. www.royaumont.com Ergüner, Padovani, l’émancipation musicale
  27. http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=115
  28. 1re partie : https://www.dailymotion.com/video/xn9mxi_jean-louis-deotte-contre-qui-a-ete-ecrit-le-livre-des-passages-1-sur-2_school 2e partie : https://www.dailymotion.com/video/xncky3_jean-louis-deotte-contre-qui-a-ete-ecrit-le-livre-des-passages-2-sur-2_school
  29. http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=1603
  30. Facultad de Arquitectura UV, « Creador de la "Teoría de los aparatos" se presenta en la UV », (consulté le 6 mai 2016)
  31. Instituto de Investigaciones Estéticas UNAM, « XXXIX Coloquio Internacional de Historia del Arte - Día 2 - Laura González F. y Jean-Louis Déotte », (consulté le 6 mai 2016)
  32. « Jean-Louis DÉOTTE. "Le conflit cosmétique entre les mondes de l'image" », (consulté le 6 mai 2016)
  33. Voir la vidéo sur le compte de la MSH Paris Nord sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=LCfH1zXMt0c
  34. Jean-Louis Déotte, « Le Grand Voile de Caroline Coppey, œuvre in situ », Appareil,‎ (ISSN 2101-0714, lire en ligne)
  35. Jean-Louis Déotte, « Didier Guth et Le pointillé blanc », Appareil,‎ (ISSN 2101-0714, lire en ligne)