Yann Toma

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Yann Toma
Yanntoma-portrait.jpg

Yann Toma, portrait de l'artiste-observateur à l'Assemblée Générale de l'ONU, 2012.

Naissance
Nationalité
Activité
Distinctions

2014 : médaille d'honneur par la ville de Montrouge

2004 : FIACRE DAP, France

2002 : Prix de l'œuvre sociale de l'année, APC, Lyon

1997 : AFAA/Mairie de Paris

1995 : Fondation EDF
Œuvres réputées

2016: Human Greenergy Baitaisi White Dagoba (1 million de participants), Mois franco-chinois de l'environnement, Beijing, China.

2015: Human Energy / Eiffel Tower, oeuvre monumentale participative lors de la COP21 (80 millions de participants), Paris, France. 1.5 degrees.

2014: La Grande Veilleuse, œuvre-lumière du mémorial national du centenaire de la Première Guerre Mondiale (L'anneau de la mémoire), Notre-Dame-de-Lorette, France

2011: Dynamo Fukushima, Grand Palais, Paris (17 000 visiteurs en 2 jours)

Yann Toma, né le à Neuilly-sur-Seine, est un artiste et chercheur français, dans le domaine de l'art contemporain.

Avec des projets toujours ancrés dans un contexte sociétal, Yann Toma a pour idée fondamentale de retisser du lien. Connexion avec nous-même, notre mémoire collective, et la puissance transformatrice générée par la masse, l'art est ici utilisé comme moyen de matérialiser les flux énergétiques mais aussi comme une énergie à part entière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yann Toma est le fils des danseurs étoiles de l'Opéra de Paris, Claudette Scouarnec et Jean-Pierre Toma, le petit-fils de Paulin Toma (ex-partenaire de Mistinguett, membre de la troupe de music hall Les Calvacos et président du club des attractions internationales de variétés), le filleul de Daniel Louradour (décorateur de théâtre et artiste de la peinture dite fantastique).

Yann Toma est un artiste contemporain français et un artiste-chercheur. Il positionne son travail et sa réflexion à la frontière de l'expression artistique et citoyenne et les inscrit dans l'actualité politique et médiatique. Yann Toma investit l'artiste d'une responsabilité d'ordre civique, l'artiste doit, en tant que média libre, investir l’espace public et interpeller le citoyen. Yann Toma privilégie les collaborations avec les industriels, les acteurs en sciences politiques ainsi que les philosophes. Yann Toma a obtenu la notoriété à partir des années 1990 en réactivant le lieu, les archives et le nom de l'ancienne compagnie d'électricité Ouest Lumière créée en 1901. Ouest-Lumière, devenue l'inspiration de nombreuses œuvres ultérieures, a pris pour thème notamment la lumière, l'énergie et les réseaux, les moyens de production industrielle, la bureaucratie et l'univers des entreprises.

Il est professeur des universités et chercheur à Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il dirige l'équipe de recherche CNRS Art & Flux[1] qui est autant un observatoire de recherche (théorique et critique) qu’un laboratoire d’expérimentation et de production artistique (Institut ACTE - Arts, Créations, Théories, Esthétiques)[2]. Art & Flux rend compte de façon critique de ce qui lie l’art, l’économie et la société. Yann Toma dirige la Chaire Art et Économie de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de l’ouvrage collectif Les entreprises critiques[3] et de Artistes & Entreprises.

Yann Toma est également artiste-observateur au sein de l’O.N.U. où il siège en tant qu’artiste entrepreneur.

Une monographie de référence, intitulée Yann Toma (textes, entretiens, 700 photographies et illustrations), est sortie au mois de septembre 2011 qui présente l'étendue du travail et de la réflexion artistique du Président à vie de Ouest-Lumière[4],[5].

© Yann Toma, Dynamo Fukushima,Grand Palais, 2011
© Yann Toma, Dynamo Fukushima,Grand Palais, 2011

L'énergie artistique[modifier | modifier le code]

Yann Toma développe le concept d'énergie artistique. Il s’est approprié un réseau symbolique, une infrastructure usinière dont il a fait son territoire de recherche et la matière même de son activité. Si différents champs d'opération reflètent aujourd'hui les manifestations de Ouest-Lumière, il s'agit avant tout d'un réseau immatériel que l'artiste a constitué patiemment, un réseau de résistance souterraine reposant sur la notion de mémoire et de puissance collaborative de la masse. Qu'ils soient singuliers ou engendrés par la masse, ces flux radiants énergétiques sont constamment présents autour de nous.

Avec des projets toujours ancrés dans un contexte sociétal, Yann Toma a pour idée fondamentale de retisser du lien. Connexion avec nous-même, notre mémoire collective et la puissance transformatrice engendrée par la masse, l'art est ici utilisé comme moyen de matérialiser les flux énergétiques mais aussi comme énergie à part entière.

Une inscription internationale[modifier | modifier le code]

Le travail artistique de Yann Toma fait partie de nombreuses collections. Son œuvre est notamment intégrée à la collection du Centre Georges Pompidou[6] et a été mise à l’inventaire de la collection du Fonds national d'art contemporain en 2007.

En Allemagne, il est représenté par la Bourouina Galery, à Berlin[7] en Allemagne.

Son exposition participative personnelle Dynamo-Fukushima, au Grand Palais en 2011, a réuni plus de 17 000 personnes en 2 jours. Mentionnons son œuvre monumentale La Grande Veilleuse, œuvre-lumière de L'anneau de la mémoire inaugurée par le Président de la République, mémorial national du centennaire de la Première Guerre Mondiale. Son œuvre participative Human Energy (décembre 2015) a marqué un tournant important dans son parcours et a véritablement incarné les décisions prises lors des négociations des la COP21, notamment la décision majeur de ne pas dépasser 1.5 degrees de réchauffement climatique. L'artiste a ainsi réuni 75 millions de personnes autour de la Tour Eiffel via une application smartphone (Runtastic) qui permettait à chacun de contribuer par l'apport de calories dépensées, transformant l'édifice emblématique en une immense antenne de transmission d'Énergie Artistique, visible de tous pendant une semaine entière. En septembre 2016, il réalise Human Greenergy, une œuvre participative monumentale qui permet à prêt d'un million de pékinois de danser pour illuminer le WHite Dagoba Temple de Baitaisi.

L'artiste travaille actuellement sur de nouveaux protocoles artistiques liés au dessin, la peinture et la photographie, ainsi que de nouvelles œuvres monumentales (avec le Grand Dagoba à Pekin en Chine et avec la Statue de la liberté à New York aux USA).

Yann Toma est également artiste-observateur au sein de l’O.N.U. à New York où il siège de manière permanente.

Son parcours artistique[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

2016

Human Greenergy, œuvre monumentale participative, BAitaisi White Dagoba Temple, Beijing Design Week, Pekin, Chine.

Human Lux, installation, Musée de l'Homme, IHEST Ministère de la Recherche, Paris, France

Ouest-Lumière Papers Show, dessins/drawings, Incognito Art Club, Paris, France

Signing Ceremony, dessins, General Assembly, United Nations, New York, USA

Change Power, Portraits Logan Symposium, BCC, Berlin, Germany

2015

Human Energy, installation monumentale participative, Tour Eiffel, ONU Mairie de Paris, COP21, Paris

  • Climate Statements, portraits dessinés des chefs d'Etat à l'ONU, Espace Krajcberg, Paris

2014

2013

  • TRANSvision, œuvre-lumière et installation vidéo, invité d'honneur de la Biennale de Montrouge, Le Beffroi, Montrouge, France
  • TRANScorp., transmission-lumière, œuvre interactive et permanente, La Briqueterie, Vitry-sur-Seine, France

2012

2011

2010

  • Security Council, UN, Nations unies, New York - Geysir Ouest-Lumière, Abbaye de Royaumont, France

2009

2008

  • Ouest-Lumière la collection (31-05,31-08), Musée EDF Electropolis, Mulhouse

2007

  • Part de jouissance 2, Centre d’art contemporain d’Epinal, Épinal

2006

2005, 1997

  • Crimes sur commande, Espace huit novembre, Paris (2001)
  • Les nuits de Plovdiv, Affaires culturelles de la Ville de Paris, AFAA (Association Française d’Action Artistique), Paris (1999)
  • L'Usine fantasmagorique, Centre d'art et de culture de la Ferme du Buisson, Noisiel, France (1997)

1992,1994

  • Élaboration du Mémorial de l'Usine Ouest Lumière, Espace EDF, Puteaux, France

Expositions collectives de 2015 à 2011[modifier | modifier le code]

2015

  • Statements, portraits dessinés des chefs d'Etat à l'ONU, Drawing Now Paris, Carreau du Temple, Paris
  • Human Dynamo/ CO2 storage/ Les Restitutions, "Post-Carbone", Siège du Groupe La Poste, Paris

2014

  • Les Restitutions, "Show Off Variation", foire d'art numérique (off de la FIAC), Espace des blancs manteaux, Paris
  • Les Restitutions, Somaflux photographiques, "A-part". Festival international d'art contemporain, Alpilles Provence, France
  • Ouest-Lumière, dans le cadre de "Business Model, Entreprises d’Artiste", La Vitrine AM, Paris
  • Walls of Neemrana/Dynamo-Fukushima, dans le cadre de « Ensemble », Defacto La Gallery, Paris (commissariat Paul Ardenne)
  • Sidération du Général André Bach, dans le cadre de “Fusillés pour l’exemple – Les fantômes de la République”, Hôtel de ville, Paris[14]
  • Installation vidéo Dynamo-Fukushima, dans le cadre de "Velodream, Art and bike", Wroclaw, Pologne
  • "L’absurde", Galerie des filles du calvaire, Paris

2013

  • Somaflux, dans le cadre de "D-light, 3e édition" Happen Space Accenture, Paris
  • World Energizing, dans le cadre de SHOW OFF, Espace Cardin, Paris.

2012

  • "Aesthetic Transactions", avec Carsten Höller, Tatiana Trouvé, ORLAN, Galerie Michel Journiac, Paris (commissariat Richard Shusterman) 
  • CO2 Storage, Bourouina Gallery, dans le cadre d'Art Paris Art Fair, Grand Palais, Paris
  • Flux Radiants, Exposição Brincar com a Luz, Rio, Brazil
  • OCCUPY LAGUARDIA, dans le cadre de "Figures du sommeil", Galerie de Vitry sur Seine, France [15]

2011

"Genius Loci", Hôtel Fonfreyde, Centre photographique, Clermont-Ferrand (commissariat Garance Chabert) "Art et argent, liaisons dangereuses", Musée de la Monnaie de Paris

Lumière Noire, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe, Allemagne (commissariat du Dr. Alexander Eiling)

"Rupture mon amour", Maison des Arts de Malakoff, Malakoff, France (commissariat de Aude Cartier) "Audace monumentale", Musée de Belfort, Belfort

Expositions collectives de 2010 à 1994.[modifier | modifier le code]

Prix et Bourses[modifier | modifier le code]

    • 2014 : Médaille d'honneur de la Ville de Montrouge
    • 2004 : FIACRE DAP
    • 2002 : Prix de l’œuvre sociale de l’année, APC, ville de Lyon
    • 1997 : AFAA/Mairie de Paris
    • 1995 : Fondation EDF

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

    • Yann Toma, Monographie (en plusieurs langues), sous la direction, de Yann Toma, Préface Édouard Glissant, 10 auteurs, Éditions Jannink, Paris, (ISBN 978-2-916067-28-5), 400 pages, 672 illustrations, 2011[16].
    • Les entreprises critiques/Critical companies, bilingue, Cité du design Éditions/CERAP Éditions, 500 p., Saint-Étienne, (ISBN 978-2-912808-14-1), 2008[17]
    • Ouest-Lumière – La Collection, Éditions Jannink, 400 p., Paris, (ISBN 978-2-916067-31-5), 2008[18]
    • Part de jouissance, Éditions Jannink, 64 p., Paris, 2007
    • Abri mode d'emploi, Michel Baverey Éditions, Paris, 2003
    • Plovdiski Noschti, AFAA, Victoires Éditions, 64 p., Paris, 1999
    • Crimes sur commande, Victoires Éditions, 24 p., Paris, 1998
    • En collaboration avec Richard Conte et Martine Tabeaud, L’Usine dans l’espace francilien, publications de la Sorbonne, 2001
    • Sous la direction de Yann Toma, La Cheminée phosphorescente, Victoires éd., 2000

Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • Yann Toma, Monographie (en plusieurs langues), sous la direction de Yann Toma, Préface Édouard Glissant, 10 auteurs, Éditions Jannink, Paris, (ISBN 978-2-916067-28-5), 400 pages, 672 illustrations, 2011[19].
    • Yann Toma, Journal-affiche numéro 1, François Noudelmann, Monographie en anglais / français, Editions Jannink, Paris, (ISBN 2916067426), 2009[20].
    • Yann Toma, Part de jouissance, collection L'art en écrit, éditions Jannink, Paris, 2007.
    • Ouest-Lumière, Paul Ardenne, Isthme Éditions, FIACRE DAP, 128p, Paris, 2004.
    • La cheminée phosphorescente, S. Wright, V. Da Costa, C. Bayle, Victoires Éditions, 64p, Paris, 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) "Art & Flux". Site officiel de Art & Flux. Consulté le 5 juillet 2011.
  2. (fr) Artiste-chercheur Yann Toma. Site officiel du CERAP. Consulté le 29 juin 2011.
  3. Ouvrage Les entreprises critiques, Coéditions CERAP (Art&Flux) Éditions/Cité du Design Éditions/AdvanciaNegocia, 2008.
  4. (fr) "Yann Toma, la monographie". Site des Presses du Réel. Consulté le 03 septembre 2011.
  5. (fr) "Rencontre Beaux-arts avec l’artiste Yann Toma". Site de la FNAC. Consulté le 03 septembre 2011.
  6. (fr) "Hors-Série "Machines" : les intervenants, Yann Toma". Site officiel du Centre Georges Pompidou. Consulté le 28 décembre 2010.
  7. (en) Yann Toma. Site officiel de la Bourouina Galery. Consulté le 5 juillet 2011.
  8. (fr) "Journées du Patrimoine - Yann Toma, 17 et 18 septembre 2011". Site officiel du Grand Palais. Consulté le 03 septembre 2011.
  9. (fr) "Au Grand Palais, le coup de pédale de Yann Toma pour le Japon". Site du Journal Libération. Article de Vincent Noce, du 16 septembre 2011. Consulté le 18 septembre 2011.
  10. (fr) "Yann Toma et Ouest Lumière - Dynamo-Fukushima - DONNEZ VOTRE ÉNERGIE POUR LE JAPON !". Site Japonaide. Consulté le 03 septembre 2011.
  11. (en) "Incursiòn en la ONU". Site officiel de Valenzuela Klenner Galeria. Consulté le 5 juillet 2011.
  12. (fr) "Wikileaks : Les câbles litigieux Ouest-Lumière". Site La Critique. Article publié le vendredi 4 février 2011, écrit par Gaétane LAMARCHE-VADEL. Consulté le 29 juin 2011.
  13. (fr) "cartons, invitations, affiches, esthétique de Yann Toma, CCC Tours, Ouest-lumière 1905-2005". Site Exporevue. Consulté le 29 juin 2011.
  14. (fr) Exposition «Fusillé pour l’exemple, les fantômes de la République» à la mairie de Paris jusqu’au 7 mars 2014. Site de Paris Art, article de Marie-Jeanne Caprasse
  15. (fr) A quoi rêvent les dormeurs solitaires de Yann Toma ? Site du Huffingtonpost, article d'Alexia Guggemos. Consulté le 11 juin 2014.
  16. (fr) "Éditions Jannink". Site officiel du CNAP, Centre national de arts plastiques. Consulté le 14 janvier 2012
  17. (fr) "Les entreprises critiques". Fiche sur l'ouvrage "Les entreprises critiques" de Yann Toma. Site de la Cité du Design. Consulté le 28 décembre 2010.
  18. (fr) "Ouest-Lumière - La Collection". Site des Éditions Jannink. Consulté le 28 décembre 2010.
  19. (fr) "Yann Toma" Monographie. Site officiel des Editions Jannink. Consulté le 5 juillet 2011.
  20. (fr) « Yann Toma , Journal-affiche numéro 1 ». Site Les Presses du Réel. Consulté le 29 juin 2011.