Jan Ladislav Dussek

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Jan Ladislav DussekDusík
Description de cette image, également commentée ci-après

Gravure du portrait de Jan Ladislav Dussek publiée en 1867

Naissance
Čáslav (Bohême)
Drapeau de la Bohême Royaume de Bohême
Décès (à 52 ans)
Saint-Germain-en-Laye
Drapeau : France Premier Empire
Activité principale Compositeur, pianiste
Activités annexes éditeur
Années d'activité 17731811

Jan Ladislav Dussek (Dusík) est un compositeur et pianiste tchèque, né le 12 février 1760 à Čáslav (Bohême) et mort le 20 mars 1812 à Saint-Germain-en-Laye (France).

Biographie[modifier | modifier le code]

Dussek naît à Tschaslau (aujourd'hui Čáslav), sur l'ancienne route entre Prague et Vienne, seulement quatre ans après Mozart. Il naît dans un famille de musicien : son père est cantor et un organiste réputé. Il se met au piano dès cinq ans, à l'orgue à neuf et compose dès l'âge de 13 ans, une messe solennelle. Après 1778, il séjourne successivement à la Haye près du stathouder, au service du comte néerlandais Männer et débute une carrière de concertiste. Il publie ses premières œuvre. À Hambourg, il se perfectionne toute une saison avec Carl Philipp Emanuel Bach. Le maître l'encourage à mettre en pratique ses idées nouvelles.

En 1783, il est à Saint-Pétersbourg, où il évite le goulag par la protection du prince Radziwill. Il se dirige vers Paris qu'il atteint en 1786, en passant par Berlin, Mayence, Cassel, Franckfort. Il quitte la France en 1789, lors de la Révolution française pour se réfugier en Angleterre. Pendant les années 1790 ses œuvres sont très souvent jouées, notamment lors des concerts Salomon à Londres, avec celles de Joseph Haydn. Il est familier de Viotti, Clementi, Cramer et Dragonetti. Il travaille également avec John Broadwood, un facteur de piano pour en améliorer la conception. Il se marie avec une harpiste, Sophia Corri, également chanteuse et pianiste, et fonde une maison d'édition avec le père, Domenico Corri, un professeur de chant réputé. En 1800, la maison est au bord de la faillite. Pour éviter la prison, Dussek s'enfuit de nouveau à Hambourg, laissant femme et enfants. Il est au service du prince Louis Ferdinand de Prusse (1804–06), tué à la bataille de Saalfeld. Il passe alors au service du prince d'Isenburg (1806–07), avant de revenir à Paris et finit ses jours, retiré à Saint-Germain-en-Laye, souffrant de crises de goutte.

L’Allgemeine musikalische Zeitung d'octobre 1811 rend compte du musicien :

« Parmi tous les artistes allemands qui se trouvent ici actuellement, Dussek jouit sans controverse de la plus grande renommée, même auprès du grand public... Il est généralement considéré comme le restaurateur de la vérité. On pense qu'il apporte en France un jeu du piano plus profond, plus noble, plus expressif, et vraiment à raison. En réalité, on ne peut en ce moment rien entendre de plus digne, de plus accompli au piano que le jeu de Dussek. Ce dernier joue sans effort, ne cherche pas à s'imposer aux autres musiciens par des trucs et astuces à succès ou en dansant sur la corde raide, ne tente pas d'attirer à lui la foule par certaines petites séductions, n'essaye pas non plus d'en imposer par son jeu : il ne consacre ses grands pouvoir qu'aux choses dans son art qu'il peut respecter. [...] On peut dire de lui ainsi, plus que les autres pianistes, que son jeu est éloquent [...] il sait toujours ce qu'il veut communiquer ainsi à l'intelligence et au cœur, ses auditeurs éclairés également. De ce fait, il est soutenu quand il joue par l'effet produit par ses interprétations, par le calme approprié et le maintien assuré de tout son être, ainsi que par l'expression d'une individualité particulièrement présente tant dans ses composition que dans son jeu. Se dégage de lui un charme très particulier. »

Il y meurt le 20 mars 1812, âgé de 52 ans.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • 70 œuvres pour le piano (35 sonates, grand nombre de concertos, duos, fantaisies, rondos) et une méthode d'exécution
  • des sonates pour piano et autres instruments, notamment le violon et la flute
  • des symphonies
  • des oratorios, dont la Résurrection
  • des nombreuses œuvres pour harpe : sa mère, sa femme et sa fille furent des harpistes distinguées.

Liste complète dans la biographie en anglais de Howard Allen Craw (1970)

Source[modifier | modifier le code]

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