Jacques-Louis de Beringhen

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Jacques-Louis de Beringhen
Roullet Beringhen.jpg
Jacques-louis de Beringhen, gravure de Jean-Louis Roullet d'après Pierre Mignard.
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Notable, collectionneurVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Jacques-Louis de Beringhen ( - ), est un grand noble de France au XVIIIe siècle, premier écuyer du roi, et collectionneur d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques-Louis de Beringhen est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1701.

En juin 1702 ses terres bretonnes de Châteauneuf sont érigées en marquisat ; successeur de son père comme premier écuyer de la petite écurie du Roi, il reçoit Louis XIV au château d'Azay-le-Rideau, hérité de son père, dont il fait reconstruire les communs actuels.

Il a été en charge de la direction générale des ponts et chaussées de 1715 jusqu'à sa mort[1].

Famille[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Beringhen, originaire du duché de Gueldre, seigneur d'Arminvilliers et Grez, premier valet de chambre du roi Henri IV, marié à Madeleine Bruneau,
    • Henri de Beringhen (1603-1692), seigneur d'Armainvilliers, jugeant que sa proximité avec Louis XIII le rendait suspect au cardinal de Richelieu, il s'est mis au service de la Suède et de la Hollande, alliés de la France. Il est devenu capitaine des garde du roi Gustave II Adolphe de Suède, jusqu'à la mort de ce dernier à la bataille de Lützen. Il a été ensuite commandant des cuirassiers de Frédéric-Henri d'Orange-Nassau au moment de la mort de Richelieu. Son ami Louis XIII, qu'il avait reçu au château d'Azay-le-Rideau (37) le 27/06/1619, le rappela et le récompensa; il reçut la charge de premier écuyer de sa petite écurie. Il est nommé gouverneur de Marseille, et s'est marié en 1646 à Anne du Blé (†1676), fille de Jacques du Blé;
      • Jacques-Louis de Beringhen, marquis de Châteauneuf, mestre de camp de Cavalerie, brigadier des armées du roi, marié en 1677 avec Marie Magdeleine Élisabeth Fare d'Aumont (1663-avant 1708);
        • Jacques Louis de Beringhen (1680-1723), marquis de Châteauneuf, comte du Plessis-Bertrand, maréchal des Camps, marié en 1708 avec Marie Louise Henriette de Beaumanoir (1690-1755);
        • François Charles de Beringhen (1691-1742), évêque du Puy en 1726;
        • Henri Camille de Beringhen (†1770), marquis de Beringhen et d'Uxelles, lieutenant général de Bourgogne, gouverneur de Châlons, marié en 1743 avec Angélique Sophie d'Hautefort.

Les Beringhen possédèrent jusqu'en 1710 le domaine de La Rivière vers Thomery (77).


Un amateur d'art

Henri-Camille de Beringhem est cité comme collectionneur d'estampes de Rembrandt, comme beaucoup d'autres grands amateurs de son époque; vers 1725 il commanda à Nicolas Lancret, considéré comme l'inventeur de ce genre pictural, un Repas au retour de la chasse (Paris, musée du Louvre).

Dans la vente aux enchères publiques de sa collection à Paris le 2/07/1770, figura la série des Quatre Éléments par Lancret, qui orna une chambre sur jardin de son hôtel parisien de la rue Saint-Nicaise ; La Terre, fut achetée par le marquis de Lassay (n°71 de sa vente du 22/05/775), puis passa à Alfred de Rothschild, à la comtesse Almina de Carnarvon, en 1976 au baron Hans-Heinrich Thyssen-Bornemisza (reprod. coul. sous le n°49 du catalogue de l'exposition des œuvres anciennes de la collection au Petit-Palais à Paris du 7/01 au 28/03/1982, pp 94 et 95); quant au Feu, il est conservé dans la Galerie nationale du Palais Barberini à Rome.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Gros de Boze, Éloge de M. le marquis de Beringhen, dans Histoire de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres depuis son établissement, avec les éloges des académiciens morts depuis son renouvellement, chez Hippolyte-Louis Guerin, Paris, 1740, tome 2, p. 326-347 (lire en ligne)
  • Henri Mazel, La Cour du Régent, 1990.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]