Château d'Armainvilliers

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Château d'Armainvilliers
Image illustrative de l’article Château d'Armainvilliers
Coordonnées 48° 45′ 00″ nord, 2° 44′ 47″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Armainvilliers
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Château d'Armainvilliers

Le château d'Armainvilliers est un fief très ancien, dont on trouve mention au XIIe siècle. Il s'étend aujourd'hui sur les communes de Tournan-en-Brie et de Gretz-Armainvilliers.

Historique[modifier | modifier le code]

Un château y est mentionné dès le XIVe siècle, qui donne refuge à François Ier en 1544 après la prise de Château-Thierry par Charles-Quint. À partir de cette époque, il devient la résidence des seigneurs de Tournan et de Gretz-Armainvilliers (les Beringhen aux XVIIe- XVIIIe siècles : Jacques-Louis de Beringhen (1651-1723), Premier écuyer du roi, est titré comte d'Armainvilliers en juin 1704).

Au XVIIe siècle, il appartient donc aux Beringhen, puis au comte d'Eu et au duc de Penthièvre, mais il est en partie détruit pendant la Révolution.

Il est acquis en 1808 par l'agent de change Claude Bailliot.

Sous la Restauration, il fait retour dans les biens de la duchesse douairière d'Orléans. Il est cédé, après sa mort en 1821, par Louis-Philippe à sa sœur Eugène-Adélaïde-Louise à l'occasion du partage de 1822.

Les La Rochefoucauld-Doudeauville le restaurent sous le second Empire, y font remonter les boiseries du château de Bercy et aménager le parc. Sosthènes de La Rochefoucauld, 2e duc de Doudeauville, ancien aide-de-camp du roi Charles X, y décède en 1864.

Acquis en 1877 par Edmond de Rothschild, le château est complètement rasé et remplacé par une résidence moderne, complétée par de luxueux pavillons de gardes, des fermes en style normand, de vastes communs, une grande orangerie, sur le modèle anglais.

Pendant la Première Guerre mondiale, une infirmerie y est aménagée et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par des troupes allemandes.

Dans les années 1980, il a été acquis par Hassan II roi du Maroc, qui a réalisé des travaux très important de réhabilitation et a été revendu par son fils devenu le roi du Maroc Mohammed VI en 2008 pour 200 M€[1].

L'acquéreur serait Esam Janahi, figure de proue de la finance islamique.[2],[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Gaucher, Les Rothschild, côté jardins, Arts et systèmes, 2000, 189 p.