Hubert Bassot

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Hubert Bassot
Illustration.
Fonctions
Député
1978-1981
puis 1993-1995 de la 3e circonscription de l'Orne
Groupe politique UDF
Successeur Jean-Luc Gouyon
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Briouze
Nature du décès accident de la route
Conjoint Sylvia Bassot

Hubert Bassot, né le à Paris, mort le à Briouze, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Économiste partisan de l'Algérie française, il est responsable de la propagande de l'Organisation armée secrète en métropole[1] dirige L'Esprit public, revue pro-OAS.

Participant à la création du Rassemblement pour l'Esprit public, il soutient en 1965 Jean-Louis Tixier-Vignancour puis Jean Lecanuet[2].

Militant aux Républicains indépendants à partir de 1967, il gère le financement des meetings du candidat Valéry Giscard d'Estaing en 1974, et met en place son service d'ordre avec Alain Madelin, en embauchant des membres des syndicats étudiants nationalistes d'Occident et Ordre nouveau, pour lequel il aurait également facilité un financement par le CNPF[3].

Le nouveau président élu, il devient conseiller auprès du président Valéry Giscard d'Estaing, chargé notamment des voyages présidentiels, et s'inscrit au Parti républicain en 1977[2].

Maire de Tinchebray depuis 1977 et conseiller général depuis 1973, il est élu en 1978 député de l'Orne. Il est battu en 1981 par le maire socialiste de Flers, Michel Lambert. En 1993, il récupère son siège contre le maire radical de gauche d'Argentan, François Doubin, et le RPR Amaury de Saint-Quentin, chargé de mission au cabinet du Premier ministre Édouard Balladur parachuté[4] et prend parti en 1995 en faveur de la candidature d'Édouard Balladur pour lequel il organise plusieurs meetings.

Peu après, il meurt dans un accident de la route en même temps que son attachée parlementaire[5], Caroline Boutat. Il est remplacé par son suppléant, Jean-Luc Gouyon. Mais celui-ci, condamné le 8 novembre précédent à une suspension de cinq ans de ses droits civiques et civils pour exhibitionnisme et usurpation d’identité[6], est déchu le 6 février 1996 par le Conseil constitutionnel entraînant l'organisation d'une législative partielle[7] qui voit sa femme Sylvia Bassot, lui succéder après avoir été élue au conseil général en janvier.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Silencieux (1958)
  • Du Chef de l'État (essai, 1978)
  • Le 13 octobre 2017, (roman, 1989)
  • Courage, perdons ! (roman, 1993)
  • Du nouveau à l'Est ? Niet (1993)
  • Ariane de Tinchebray (1995)

Il est également l'éditeur de Histoire de la collaboration de Saint-Paulien (Paris, L'Esprit nouveau, 1964).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kathleen Evin, « Les rendez-vous des stratèges », Le Nouvel Observateur,‎ , p. 34-35 (lire en ligne).
  2. a et b « Ces anciens fachos qui nous gouvernent », REFLEX numéro 39, juin 1993
  3. Mathieu Delahousse et Anne Jouan, « UIMM : des fonds au service de l'extrême droite étudiante », Le Figaro, 4 mars 2008
  4. Bernard Dolez, Michel Hastings et al., Le parachutage politique, Paris, L'Harmattan, coll. « Logiques politiques », , 301 p. (ISBN 978-2-747-54937-0, OCLC 417376777) p. 68
  5. « hubert bassot depute udf est decede », sur liberation..Fr,
  6. « Décès accidentel d’Hubert Bassot », L'Humanité, 15 décembre 1995
  7. « Téléphone rouge », Le Nouvel Observateur no 1632, semaine du 15 février 1996

Liens externes[modifier | modifier le code]