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Henri Ciriani

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Henri Edouard Ciriani, né Enrique Eduardo Ciriani Suito le à Lima (Pérou) et mort le [1] à Montereau-Fault-Yonne, est un architecte franco-péruvien d'ascendance italienne (Spilimbergo dans le Frioul).

Après avoir entamé une pratique professionnelle fructueuse au Pérou, tant à titre public, dans des ateliers publics d'État, que privé, en association avec Jacques Crousse et Jorge Paez, il quitte le Pérou à 27 ans pour la France[2].

Il acquiert la nationalité française en 1975. De 1968 à 1982, il est membre de l'Atelier d'urbanisme et d'architecture (AUA)[2]. De cette époque datent les projets de Noisy-le-Grand, de Saint-Denis[2], de Marne-la-Vallée[2] et de la cuisine de l'hôpital Saint-Antoine[3]. Il enseigne de 1969 à 2002 le projet d'architecture, et les fondamentaux, à UP7, puis à UP8, devenue Paris-Belleville en 1984[2]. Après sa retraite de l'enseignement et de la vie professionnelle en France, il accepte de s'expatrier tous les ans au Pérou pendant un cycle universitaire pour donner des cours à l'UPC de Lima (en). Il collabore avec le maire de La Victoria et celui de San Miguel de Piura dans des projets en centre-ville. En 2012, il reçoit en France la médaille d'or de l'Académie d'architecture[4], au Pérou une médaille d'or du Colegio de Arquitectos du Pérou.

Études et carrière

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  • Colegio Santa Maria, Faculté d'architecture de l'Universidad nacional de Ingenieria et Instituto nacional de Planeamiento de Lima.
  • Architecte à Lima (1961-64).
  • Professeur assistant à la faculté d’architecture de Lima (1962-64).
  • Architecte associé à Michel Corajoud paysagiste et Borja Huidobro architecte dans le cadre de l'atelier pluridisciplinaire AUA (1968-75).
  • Architecte indépendant (depuis 1976) à l'AUA (1976-1982), en cabinet (1982-2005). Participation à de nombreux concours d'architecture nationaux et internationaux. Construction de logements et équipements en France, aux Pays-Bas et au Pérou.
  • Enseignant à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (UP7 de 1969 à 1977, UP8 de 1977 à 1984) à l’École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville (1984-2002).
  • Enseignant à la Faculté d'architecture de l'Université de Navarre en Espagne (2006-2007).
  • Enseignant à la Faculté d'architecture de la Universidad Peruana de Ciencias Aplicadas à Lima (depuis 2009).
  • Professeur extraordinaire à l’Universidad nacional de Ingenieria à Lima (1985).
  • Professeur honoraire de l’Universidad Nacional Federico Villarreal à Lima (1996).
  • Professeur invité à l’University College de Dublin (Irlande) (1985), à l’University College de Londres (1987), à l’Université de Pennsylvania à Philadelphie (1989), au Berlage Institute Amsterdam (1991, 1994), à l’Université d’Islande à Reykjavik (1994), à l’École d’Art et d’Architecture d’Amsterdam (1995), à l’Institut Supérieur d’architecture Saint-Luc de Wallonie (1999).
  • Honorary fellow du Royal Institute of British Architects, administrateur de l’Académie de France à Rome (1987-91), de la Fondation Le Corbusier (depuis 1989).
  • Docteur Honoris Causa de l'Universidad Nacional de Ingeniería à Lima (2009).
  • Nombreuses conférences et expositions collectives en France et à l’étranger.
  • Exposition rétrospective « Trois architectes français » à l’Institut français d’architecture de Paris (1984), à Figueira da Foz, Porto et Lisbonne (1985), New York (1985), Tokyo (1987), « Analogias y Coincidencias » au centre culturel PUCP de Lima (1996), « Ciriani Prima del progetto » à la Faculté d’architecture de Venise (1999), Salle Ciriani à la Biennale de Sao Paulo (2005), « Ciriani 1960-2010 » à l'Instituto Peruano Britanico de Lima (2010), « Vivre Haut » à la galerie Xi de Séoul (2012).

Vigoureux défenseur de l'architecture moderne, Henri Ciriani a consacré une part importante de son activité à la transmission de sa vision de l'architecture. Son enthousiasme et sa foi inébranlable dans l'espace moderne ont marqué des générations d'étudiants[2],[3]. Partisan de l'architecture moderniste, exploitant les héritages du Corbusier et de Theo van Doesburg, il recourt à une certaine monumentalité des complexes de logements sociaux, avec une dilatation de l’espace habitable, tout en limitant l’étalement urbain par une extension verticale de la ville[2].

Réalisations

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De 1962 à 1964 au Pérou dans un atelier public national

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  • Logements sociaux dans différentes villes du Pérou : Ventanilla (1962-64), Matute (1963), Rimac, San Felipe (1964).

À l'AUA associé à Michel Corajoud de 1968 à 1974 et Borja Huidobro de 1970 à 1975

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  • 1968 - Cimetière à Orly.

De l'agence Henri Ciriani Architecte depuis sa création en 1976

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Porche d'entrée de l'opération La Noiseraie à Marne-la-Vallée 1980.
Opération « la Cour d'Angle », Saint-Denis, 1982.
Musée départemental Arles Antique
Musée départemental Arles antique 1995.

Au Pérou depuis 2010

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  • 2013 - Villa Madonna sur la plage de Playa Caballeros en Punta Hermosa, Lima.
  • 2013 - Extension et rénovation d'une villa à San Isidro, Lima.

Publications

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  • Henri Ciriani, monographie IFA-Electa Moniteur, 1984.
  • Henri Ciriani, Oscar Riera Ojeda, Henri Ciriani, Editions Rockport, 1996.
  • Luciana Miotto, Cesure urbane e spazi filanti, Testo & Immagina, 1996.
  • Henri Ciriani, Jean Petit, Paroles d'architecte, Fidia Lugano, 1997.
  • Henri Ciriani, Cristiana Volpi,Saper credere in architettura, Clean Napoli, 1997.
  • Henri Ciriani, Jean Petit, Lumière d'espace, Fidia Lugano, 2000.
  • Henri Ciriani, Mauro Galantino, Architetture 1960-2000, Skira Milano, 2001.
  • Annemiek Houwen, Stadspoort, de verleden tijd is niets, Noorderpoort College Groningue, 2001.
  • Henri Ciriani, Laurent Beaudouin, Vivre Haut, Archibooks, 2012.
  • Jean-Louis Cohen, AUA, La Découverte Paris, 2015.
  • Enrique Ciriani: legado del arquitecto y otros ensayoe Editions USFQ Press, Quito avril 2022, (ISBN 978-9978-68-217-3).
  • TDA CIRIANI 11 años del taller de diseño avanzado, Editions Editorial UPC, Pérou, mai 2022 (ISBN 978-612-318-411-7).

Prix et distinctions

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Notes et références

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  1. Jacques-Franck Degioanni, « Disparition : Henri Ciriani, architecte charismatique et clivant » Accès payant, sur Le Moniteur (France), (consulté le )
  2. a b c d e f g et h Isabelle Regnier, « La mort d’Henri Ciriani, architecte de grands ensembles de logements sociaux et de l’Historial de la Grande Guerre », Le Monde, no 25123,‎ , p. 19 (lire en ligne Accès payant)
  3. a et b Dictionnaire des Architectes : (Les Dictionnaires d'Universalis), Encyclopaedia Universalis, (lire en ligne).
  4. « Académie d'architecture, Henri Ciriani médaillé d'or », Le Moniteur,‎ (lire en ligne).
  5. Jean-François Pousse, « Equerre d'argent 1983 / Lauréat – Henri Ciriani – Crèche – Saint-Denis (93) », sur amc-archi.com, (consulté le ).
  6. prix Arnold Brunner.
  7. « Ordre national de la légion d'honneur », Le Moniteur,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Milena Chessa, « Henri Ciriani décroche le Grand Prix d’architecture 2021 », Le Moniteur,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Olivier Chaslin, Henri Ciriani, Electa Moniteur, 1984, traduit en coréen, 1993 et 1994.
  • Luciana Miotto, Henri Ciriani, Cesure urbane e spazi filanti, Testo & Immagine, 1996, traduit en français, anglais et espagnol par Canal Éditions, 1998.
  • Oscar Riera Ojeda, Henri Ciriani, Rockport Publishers, 1997, traduit en japonais, 1997.
  • Cristiana Volpi, Cinquantuno domande a Henri E. Ciriani, Clean Edizioni, 1997.
  • Jean Petit, Paroles d'architecte, Fidia, 1997, traduit en italien, 1997.
  • Cristiana Volpi, Saper credere in architettura, Éditions Clean, 1997.
  • Mauro Galantino, Henri Ciriani : Architecture 1960-2000, Skira, 2000, traduit en anglais et italien.
  • Jean Petit, Ciriani lumière d'espace, Fidia, 2000.
  • Stéphanie Quantin et Romy Wyche, Une architecture moderne pour l'Arles antique, Silvana, 2025.

Filmographie

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  • Francoise Arnold et Daniel Cling, Je ne suis pas un homme pressé , film de 52 min, les Productions du Effa, 2001, français.
  • Léo Beaudoin, Entretien avec Henri Ciriani , film de 40 min, les Productions du Effa, 2019, français

Liens externes

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