Hector Riviérez

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Hector Riviérez
Fonctions
Sénateur 1952-1959
Député 1967-1981
Gouvernement Quatrième République-Cinquième République
Groupe politique RI (1952-1959)
UDVème (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-1981)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Cayenne, Guyane
Date de décès (à 90 ans)
Résidence Oubangui-Chari
puis Guyane

Hector Joseph Riviérez né le , Cayenne en Guyane et décédé le à Paris est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires dans sa ville natale, il rejoint la Métropole où il étudie le droit.

Il se marie avant la déclaration de guerre de 1940 avec Violette une jeune femme originaire du nord de la France. Il obtient son diplôme d’avocat.

Pendant l’Occupation, il subit les humiliations dues à sa couleur se voyant notamment interdire de plaider devant un tribunal militaire allemand.

Il est secrétaire de la Conférence du stage des jeunes avocats à la Cour d'appel de Paris et Président de l’Union des Jeunes Avocats à la Cour de Paris (UJA de Paris) en 1947-1948.

En , il se présente sans succès aux élections du Conseil de la République en Guyane.

Sous la bannière des Républicains indépendants, devançant la sortante Jane Vialle, il est élu le sénateur de l’Oubangui-Chari, puis réélu le . Le , il devient président de l'Assemblée constituante et législative provisoire. La République centrafricaine naît le . Barthélemy Boganda, son premier chef d’État meurt le dans un accident d'avion dont les causes n'ont jamais été élucidées. Hector Rivierez démissionne de ses fonctions le , jour de l’élection de David Dacko à la présidence de la RCA

À son retour en Métropole, il est nommé conseiller à La Cour arbitrale de la Communauté (Communauté de la Constitution de 1958). Alfred Gasquet (1927-1995) son collaborateur depuis 1957, autre avocat guyanais, reprend son cabinet.

La Cour arbitrale de la Communauté disparaît en , il est alors nommé avocat général à la Cour d'appel de Dijon, puis en 1962 Procureur général à la Cour d'appel de Bourges.

Il est détaché au Ministère de la Coopération et en est nommé 1er président de la Cour suprême de la République centrafricaine et délégué à la Conférence sur la paix mondiale par la loi à Athènes

En 1964, il est nommé conseiller à la Cour de cassation (France).

En , il se présente aux élections législatives en Guyane sous l’étiquette de l’Union démocratique pour la Ve République (UD-Ve République) et bat au 1er tour le député sortant Léopold Heder qui contestera son élection. Sous l’étiquette du parti gaulliste, il est réélu successivement en , en et 1978. Face à la montée des thèses autonomistes ou indépendantistes, il défend la départementalisation et la solidarité nationale. Il est battu en avec 46,44 % des voix par le candidat de gauche Elie Castor.

En 1977, il est membre du Conseil régional de la Guyane et membre de la commission du développement économico-socio-culturel.

Du au il siège au Parlement européen. Il y siègera à nouveau du au dans le Groupe des démocrates européens de progrès. Il participe à de nombreuses commissions.

Sa femme Violette est une adepte de l’anthroposophie fondée par Rudolf Steiner. Traductrice d’allemand, elle fera de nombreuses traductions d’ouvrages relatifs à la pensée de Steiner publiés par la Société anthroposophique[1].

Leur fille unique, Isabelle (, Paris - , Londres) [2] fut professeur à Londres d’eurythmie, une forme d’art du mouvement inspirée de la doctrine de Rudolf Steiner (cf. Écoles Steiner).

Une rue porte son nom à Saint-Laurent-du-Maroni.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Chevalier le , officier le puis commandeur le de la Légion d'honneur
  • Officier de l’Ordre national du Mérite le puis commandeur le
  • Commandeur dans l’Ordre national de la République du Dahomey (Bénin) décret 65/55 du 2/9/1965
  • Commandeur dans l’Ordre national des mille collines (Rwanda)
  • Commandeur dans l’Ordre national du Sénégal décret 70-254 du 28/2/1970

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Hemleben La vie et l’œuvre de Rudolf Steiner, traduction de Violette Rivierez
  2. Sans descendance

Liens externes[modifier | modifier le code]