David Dacko

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David Dacko
Timbre à l'effigie du président David Dacko.
Timbre à l'effigie du président David Dacko.
Fonctions
Président de la République centrafricaine

(1 an, 11 mois et 12 jours)
Élection
Premier ministre Henri Maïdou
Bernard Ayandho
Jean-Pierre Lebouder
Simon Narcisse Bozanga
Prédécesseur Bokassa Ier (empereur)
Successeur André Kolingba (président du Comité militaire de redressement national)

(5 ans, 4 mois et 18 jours)
Élection
(par l'Assemblée nationale)
Réélection
(au suffrage universel)
Prédécesseur Lui-même
(président du gouvernement)
Successeur Jean-Bedel Bokassa
Président du gouvernement centrafricain

(1 an, 3 mois et 13 jours)
Prédécesseur Barthélemy Boganda
Successeur Lui-même
(président de la république)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bouchia (Oubangui-Chari)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Yaoundé (Cameroun)
Nationalité centrafricaine
Parti politique Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire
Diplômé de Université de la Sorbonne (Paris)
Institut d'études politiques de Paris
Institut des hautes études d'outre-mer
Religion Catholicisme

David Dacko
Chefs du gouvernement centrafricain
Présidents de la République centrafricaine

David Dacko, né le à Bouchia, près de Mbaïki (Oubangui-Chari) et mort le à Yaoundé (Cameroun), est un homme politique centrafricain, qui fut président du gouvernement centrafricain de 1959 à 1960 puis président de la République centrafricaine à deux reprises, de 1960 à 1966 et de 1979 à 1981. Président avant puis après le régime de Bokassa, il met en place la deuxième république centrafricaine au lendemain de l'abolition de l'Empire en 1979. Cependant le pays est agitée, et Dacko craignant un Coup d'État, choisit de démissionner en 1981. Il s'écarte alors progressivement de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Président du Gouvernement[modifier | modifier le code]

Instituteur puis directeur d'école, neveu du président du Conseil de gouvernement Barthélemy Boganda, David Dacko, député de l'assemblée territoriale de l'Afrique noire en 1957, milite activement au sein du MESAN fondé par son parent en 1950.

La mort de ce dernier en février 1959 le propulse, à 29 ans, à la tête de la République centrafricaine. Dacko devient alors le nouveau président du gouvernement. Il met alors en place une constitution hybride où président et chef du gouvernement se confondent. L'indépendance proclamée le 13 août 1960 fait de lui le premier chef de l'État centrafricain et le premier président.

Président de la République (première fois)[modifier | modifier le code]

Peu après, le régime devient plus autoritaire : le MESAN devient parti unique et le président perd sa responsabilité politique devant le Parlement. Réélu en 1964, Dacko tente de mettre en œuvre une politique d'austérité pour assainir des finances structurellement déficitaires. Ces innovations sont mal supportées par la population mais surtout l'administration et l'armée. Le 31 décembre 1965, Jean-Bedel Bokassa, son lointain cousin et également neveu de Boganda, le renverse.

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

La carrière de Dacko n'est pas terminée pour autant. Lorsque Bokassa se proclame empereur de Centrafrique en 1976, il est fait ministre personnel de l'empereur. Chargé des affaires économiques, Dacko est ainsi le bras droit de l'empereur autoritaire qui prend de plus en plus de pouvoir. Même la France, pourtant alliée de la Centrafrique depuis l'indépendance, se détache de Bokassa.

Président de la République (deuxième fois)[modifier | modifier le code]

David Dacko retrouve le pouvoir lorsque la France organise l'opération Caban en septembre 1979 contre Bokassa.

La République rétablie, il est réélu en février 1981 face à Ange-Félix Patassé, ancien premier ministre de Bokassa. Désormais au pouvoir, Dacko est inquiet des troubles qui agitent le pays et des rumeurs de coup d'État. Finalement, il choisit de démissionner dès le mois de septembre 1981. Aussitôt, le général André Kolingba le remplace, interdit tous les partis et instaure pour près de dix ans un Comité militaire de redressement national. Celui-ci met en place une nouvelle dictature.

L'après pouvoir[modifier | modifier le code]

En 1991, David Dacko fonde le Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), puis tente de se présenter à l’élection présidentielle d'octobre 1992, mais l'annulation du scrutin met fin à ce projet de retour dans la vie politique. Il est battu par Patassé lors des élections d'août 1993 et échoue une nouvelle fois en septembre 1999. Depuis lors, David Dacko vivait à Bangui, presque totalement retiré de la vie politique. En octobre 2003, très affaibli, il participe au Dialogue national, se présentant devant les délégués pour solliciter leur pardon et surtout se réconcilier avec son ancien adversaire Abel Goumba.

Malade, il se rend peu après au Cameroun pour se faire soigner mais meurt en novembre d'une insuffisance respiratoire aiguë.