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Présentation

Saint-Laurent-du-Maroni aussi appelé Saint-Laurent est une commune française située dans le département de la Guyane. En 2010, elle est la deuxième commune la plus peuplée de Guyane après Cayenne.

Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentais et Saint-Laurentaises.

Histoire

Des travaux de fouilles ont permis de découvrir, en 2005, que le site était occupé avant 7200 avant notre ère durant le Néolithique précéramique B. Par la suite, le site reste occupé avant l’époque précolombienne par les populations amérindiennes. Avant la fondation de l'agglomération coloniale, il porte le nom de son chef Kamalaguli [...].

Le premier bagne fut créé par la loi du 26 août 1792 qui prévoyait la déportation politique en Guyane des « ecclésiastiques non sermentéss » puis aux ecclésiastiques dénoncés pour cause d'incivisme (loi du 23 avril 1793) et en 1795 pour les ennemis de la Révolution française, mais le blocus maritime imposé par l’Angleterre ainsi que les nombreuses épidémies qui s'y développaient entraînèrent l'arrêt de l'application de ces mesures [...].

La transportation des forçats européens ayant repris en 1887, la ville dut s'agrandir. Construite en damier, elle était divisée en trois quartiers. Il y avait le quartier officiel avec les administrations et ses logements de fonction, venait ensuite la ville coloniale destinée aux concessionnaires, puis le quartier du Camp de la transportation, où se trouvaient aussi la gendarmerie et l'hôpital. Cette organisation et la qualité des constructions firent surnommer Saint-Laurent le « Petit Paris ».

La commune civile fut officiellement créée le et Saint-Laurent-du-Maroni devint chef-lieu d’arrondissement. Il est à noter, qu'après cette période de colonisation carcérale, la population initiale d'Amérindiens ne subsiste que dans deux villages d'ethnies différents, les Lokono et les Kaliña. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, elles sont peu à peu intégrées et leur droit coutumier, mis à mal par l'évolution des structures sociales, cède la place face aux cultures en abattis et au travail salarié.

Image au hasard

Culture

   Musées[modifier le code]

Musée de Saint-Laurent-du-Maroni

   Médias locaux[modifier le code]

Presse écrite : France-Guyane
Télévision : Antenne Télévision Guyane - France Ô - Guyane 1re
Radio : Guyane 1re - Nostalgie - NRJ Guyane

   Manifestation et évènements culturels[modifier le code]

Carnaval de Guyane - Tour de Guyane

   Musique et Danse[modifier le code]

Groupe : Sweet Way - Les Jasmins du Maroni
Chanteur : Jean-Luc Silo, Warren - Nadine Leo - Joyce
Instrument : Tambour

   Gastronomie[modifier le code]

Ingrédient et plat : Cuisine guyanaise - Boucané - Boudin Créole - Bouillon d'awara - Sardine Saint-Laurentaise - Calou - Cassave - Colombo - Couac - Dongwé - Fricassée d'iguane - kalawang - Marinades - Salad kwak - Travers de porc
Boisson : Punch coco - Punch comou - Rhum Saint-Maurice - Rhum de Guyane - Ti-punch
Déssert : Galette créole - Kontès - Dizé milé - Dokonon - Sorbet

   Autres[modifier le code]

Créole guyanais

Lumière sur

Le Camp de la Transportation

Le Camp de la Transportation était un établissement pénitentiaire en Guyane, qui n'existe plus aujourd'hui. Ce bagne était la centrale du bagne de la Guyane française. Une partie du site est aujourd'hui restaurée.

  • Le 21 février 1858, le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni était inauguré sur le fleuve Maroni. Il était constitué de plus de 12 bâtiments (rangées de « cases » contenant les cellules de part et d'autre de la cour intérieure, un hôpital, des cuisines, les bâtiments du personnel, lavoir et bibliothèque).
    Tous les condamnés venant de la France métropolitaine débarquaient d'abord à Saint-Laurent et étaient ensuite répartis entre les différents camps et pénitenciers de la Guyane.
  • Le 16 mars 1880, on créa également la ville de Saint-Laurent-du-Maroni, qui était une commune pénitentiaire, dont les habitants étaient presque tous des gardiens ou des bagnards libérés.
  • Le bagne de Saint-Laurent-sur-Maroni ne ferma qu'en 1946, année où le bagne tout entier cessa définitivement d'exister. Sa fermeture fut décidée par le décret-loi de Daladier, en 1938.

Aller plus loin

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