Jean de Montigny

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Jean de Montigny
Biographie
Naissance
Rennes
Ordination sacerdotale
Décès
Vitré
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Saint-Pol
Précédent François de Visdelou Pierre Le Neboux de la Brosse Suivant
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Jean de Montigny
Naissance
Rennes, Drapeau de la France France
Décès
Vitré, Bretagne, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Jean de Montigny, né en1637 à Rennes et mort le à Vitré, est un homme d'Église et poète français qui fut évêque de Léon en 1671.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prêtre du diocèse de Vannes, il fut aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1659, chanoine de Vannes en 1666, prieur de Saint-Tutuarn[1].

Il est l'auteur de quelques poèmes, dont une pièce intitulée Le palais des plaisirs, ainsi que d'une Lettre à Éraste pour response à son libelle contre la Pucelle, parue en 1656, dans laquelle il prend la défense de La Pucelle de Jean Chapelain. Jean de Montigny prononce l'oraison funèbre d'Anne d'Autriche en 1666 et devient le confesseur de sa nièce, la reine Marie-Thérèse. Il est élu membre de l'Académie française en janvier 1670. L'année suivant le 24 aout 1671 , il est nommé évêque de Léon mais, ainsi que le relate Madame de Sévigné, alors qu'il se rend à son diocèse, il est pris d'un transport au cerveau et meurt à Vitré. « Ce pauvre petit Évêque avoit trente-cinq ans, il étoit établi, il avoit un des plus beaux esprits du monde pour les sciences, c'est ce qui l'a tué, il s'est épuisé[2]. »

D'Olivet a dit de lui : « Pour le peu qui nous reste de M. de Montigny, on voit que la Philosophie ne lui avoit pas ôté le goût de la Poësie et de l'Éloquence. Sa prose est correcte, élégante, nombreuse ; sa versification coulante, noble, pleine d'images. Quelques années de plus, où n'alloit-il pas ? Mais mourir à trente-cinq ans, c'est pour un homme de Lettres, mourir au berceau[3]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Bourde de La Rogerie, Le prieuré de Saint-Tutuarn ou de l'Île Tristan, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207673q/f293.image
  2. Lettre du 1er octobre 1671.
  3. Histoire de l'Académie françoise, tome II, p. 134 (1729)

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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