Gigantopithèque

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Gigantopithecus

Les Gigantopithèques (Gigantopithecus, du grec : « singe géant »), sont un genre éteint d'hominidés, présent en Asie du Miocène supérieur au Pléistocène moyen.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1935, le paléontologue allemand Gustav von Koenigswald découvrit dans des pharmacies chinoises de Hong-Kong des dents géantes de singe hominidé, presque deux fois plus grandes que celles d'un gorille. Autrefois on utilisait en effet en Chine de grands os et des pierres pour broyer des feuilles, et on y ajoutait des fossiles réduits en poudre, auxquels on donnait le nom d'os de dragon et auxquels on attribuait des vertus curatives. Koenigswald créa dès 1935 pour ces dents le genre Gigantopithecus[1].
En 1956, on découvrit une mandibule complète.

On a découvert à ce jour trois mandibules et plus d'un millier de dents isolées, mais encore aucun crâne ni ossement fossile post-crânien.

Philogénie[modifier | modifier le code]

Espèces[modifier | modifier le code]

Le professeur Friedemann Schrenk avec la dent molaire de Gigantopithecus blacki. Il s'agit en réalité d'un fragment de molaire correspondant à un quart environ de la taille de la molaire complète.

On connait deux espèces appartenant à ce genre[1] :


Comparaison de la taille de deux espèces de Giganthopithecus avec un humain.

Parenté[modifier | modifier le code]

Le plus proche parent de Gigantopithecus était probablement le Sivapithèque, qui vivait en Asie du Sud (apparenté lui-même à l'actuel Orang-outan).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Les chercheurs lui attribuent une taille comprise entre deux et trois mètres, ce qui ferait de lui le plus grand hominidé ayant jamais existé ; il aurait pesé alors entre 200 et 500 kg. Il est difficile de se prononcer de façon précise sur sa taille et sa masse, car les seuls fossiles trouvés à ce jour sont des fragments de mandibule et des dents. On voit néanmoins que ces éléments dépassent nettement en taille ce que nous voyons chez les hominidés actuels.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Les dents de grande taille et les puissantes mâchoires étaient généralement faites pour broyer une nourriture végétale coriace. On rapproche le régime de ces singes de celui des gorilles, constitué intégralement de végétaux[1].

Le rapport isotopique 13C/12C de l'émail dentaire de Gigantopithecus blacki a été comparé à celui d'espèces apparentées d'Asie du Sud-Est, actuelles ou éteintes : différent de celui des taxons omnivores et carnivores et très semblable à celui des orang-outans (mais différent de celui du Panda géant), ce rapport est typique d'un habitat forestier et d'un régime végétarien généraliste. La très grande taille de Gigantopithecus blacki et son régime particulier (en Thaïlande il n'occupait que les zones forestières alors qu'il y avait une majorité de paysages de savane ouverte) peuvent être la cause de sa disparition lors des épisodes glaciaires qui ont drastiquement réduit le couvert forestier[2],[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jeffrey K. McKee, Frank E. Poirier, W. Scott McGraw, Understanding human evolution, 5e édition, chapitre 7, p. 156, Routledge, New York, 2016
  2. « Comment le vrai King Kong a disparu de la planète », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  3. (en) Hervé Bocherens, Friedemann Schrenk, Yaowalak Chaimanee, Ottmar Kullmer, Doris Mörike et al., « Flexibility of diet and habitat in Pleistocene South Asian mammals : Implications for the fate of the giant fossil ape Gigantopithecus », Quaternary International, vol. 434, part A,‎ , p. 148-155 (DOI 10.1016/j.quaint.2015.11.059).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]