Gesté

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Gesté
Extérieur de l'église Saint-Pierre avant sa destruction en 2013. (Malgré l'annulation du permis de démolir).
Extérieur de l'église Saint-Pierre avant sa destruction en 2013. (Malgré l'annulation du permis de démolir).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Intercommunalité C. C. du Centre-Mauges
Maire
Mandat
Alain Chauviré
2014-2020
Code postal 49600
Code commune 49151
Démographie
Gentilé Gestois, Gestoise
Population
municipale
2 676 hab. (2012)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 53″ N 1° 06′ 33″ O / 47.1813888889, -1.1091666666747° 10′ 53″ Nord 1° 06′ 33″ Ouest / 47.1813888889, -1.10916666667  
Altitude Min. 48 m – Max. 104 m
Superficie 35,55 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-geste.fr

Gesté est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Commune angevine des Mauges, Gesté se situe au sud-est de La Chaussaire, sur les routes D 223, Tillières, D 756, la Chapelle-du-Genêt, et D 246, Villedieu-la-Blouère, en bordure du département de la Loire-Atlantique[1].

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gesté Blason Coupé : au 1er d'argent au chevron de gueules accompagné de trois étoiles du même, au 2e d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Gesté.

Le , pendant la guerre de Vendée, les Vendéens commandés par Jean-Nicolas Stofflet remportent une victoire sur la colonne infernale du général Étienne Cordellier à la bataille de Gesté. Les Républicains reviennent cependant dans la commune quatre jours plus tard et massacrent 138 habitants dont plusieurs sont fusillés dans le château[2].

Le , commandée par le maire Jean-Pierre Léger et le conseil municipal, passant outre l'avis de la justice et des Bâtiments de France, l'église est en partie démolie[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Gesté (depuis 1977)
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Jean Gibouin    
1983 1989 Eugène Bompas    
1989 1995 Gilles Guston    
1995 2008 Michel Baron    
2008 mars 2014 Jean-Pierre Léger[4],[5]    
mars 2014 en cours Alain Chauviré[6]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Centre-Mauges[7], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés Gestois et Gestoises.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 676 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 623 1 140 1 305 1 534 1 993 1 931 1 983 1 977 2 146
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 065 2 624 2 797 2 746 2 812 2 631 2 569 2 505 2 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 209 2 183 2 162 1 987 1 907 1 859 1 866 1 903 2 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 239 2 273 2 380 2 514 2 447 2 338 2 412 2 501 2 579
2012 - - - - - - - -
2 676 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Pyramide des âges à Gesté en 2008 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
2,2 
8,4 
75 à 89 ans
9,9 
12,0 
60 à 74 ans
14,5 
20,0 
45 à 59 ans
19,3 
22,0 
30 à 44 ans
19,1 
17,8 
15 à 29 ans
16,4 
18,9 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 179 établissements présents sur la commune à fin 2010, 30 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 10 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[12].

La ville avait jadis quatre usines de chaussures ; elles sont toutes fermées, soit pour emmener leur activité ailleurs : sur Cholet et Beaupréau, soit pour disparaître. L’une d’elles, au nord du village, accueille maintenant les ateliers municipaux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-aux-Liens[modifier | modifier le code]

47° 10′ 51″ N 1° 06′ 43″ O / 47.180802, -1.111835

L'église Saint-Pierre, en partie démolie, le .

L'église Saint-Pierre-aux liens est un édifice de style composite dont les origines remontent au XVe siècle. Le bâtiment date essentiellement du XIXe siècle dans les styles néoclassique et néogothique.

L'église, l'un des rares monuments anciens à subsister dans le bourg depuis la démolition des halles et de l'ancien couvent du XVIIe siècle, est en 2012 au cœur d'une polémique opposant la municipalité, désirant démolir le bâtiment pour cause de vétusté, et une partie des habitants regroupés dans une association : association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois [13].

La cour administrative d'appel de Nantes a annulé le permis de démolir et le conseil d'État rejeté un pourvoi en cassation mais la municipalité souhaite tout de même entreprendre la démolition de l'édifice[14], qui débute le 19 juin 2013[15]et est commandée par le maire Jean-Pierre Léger (qui continue le travail de son prédécesseur Michel Baron) et le conseil municipal. L'église est en grande partie démolie[16] .

Il y avait pourtant eu un avis défavorable de la DRAC en 2007, du Service départemental de l’architecture et du patrimoine du Maine-et-Loire en 2008, l’annulation du permis de démolir le 3 février 2012 par la cour administrative de Nantes confirmée en cassation par le Conseil d’État le 5 décembre 2012[3],[17],[18],[19].

Le Plessis[modifier | modifier le code]

47° 09′ 53″ N 1° 06′ 25″ O / 47.164852, -1.106915

Cet ancien fief et seigneurie relevant de la Forêt-Clérembault possédait des douves alimentées par la Sanguèze. La porte vers l'ouest conserve deux grosses tours à créneaux remontant au XIVe siècle. Dans la cour s'élèvent des constructions dont une partie remonte au XVe siècle, notamment la chapelle. En partie incendié le 5 février 1794 par les troupes républicaines dirigées par Cordelier, il est restauré par M. de La Blottais au XVIIIe siècle.

La chapelle de la tour sud-est date de la construction du château. Elle est épargnée, ainsi que les deux tours, lors de l'incendie allumé par la colonne du général Cordelier en février 1794. Jadis, une messe y était célébrée le jeudi, avec l'autorisation de l'évêque d'Angers.

47° 09′ 49″ N 1° 06′ 23″ O / 47.163718, -1.106321

Le lavoir privé appartenait au château. Les fermières y lavant le linge à titre de redevance étaient nourries mais n'étaient pas autorisées à apporter leur linge personnel.

La croix du Plessis a été élevée en souvenir des guerres de Vendée. Elle a été érigée à l'emplacement du massacre de 300 personnes par le Cordelier. Une plaque commémorative a été apposée par le Souvenir Vendéen en 1969.

Château de la Brûlaire[modifier | modifier le code]

47° 11′ 03″ N 1° 05′ 42″ O / 47.184032, -1.094921

Le château de l'ancienne seigneurie est occupé par une garnison pendant les troubles de 1615. Le château actuel, entouré de jardins, bois, vergers et pièces d'eau, a été construit par François-Marie-Bonaventure du Fou.

Croix du Petit-Moulin[modifier | modifier le code]

Cette croix s'élève à l'endroit où s'est engagé la bataille de Gesté, le . Les « bleus » (Troupes républicaines) étaient commandés par Cordellier et les « blancs » (les Vendéens) par Stofflet.

Pont romain[modifier | modifier le code]

47° 10′ 44″ N 1° 09′ 50″ O / 47.178994, -1.163998

Le pont romain est situé sur la rivière Sanguèze (fixant à cet endroit, la limite départementale entre le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique) près du lieu appelé la Ducherie. Le pont est visible en suivant un chemin longeant la rivière à partir de la RD 756. Sur la rive ouest, est creusé un puits ancien protégé par un dôme en pierres maçonnées.

Étang de la Thévinière[modifier | modifier le code]

47° 09′ 37″ N 1° 05′ 32″ O / 47.160183, -1.092185

L'étang est agrémenté d'une base (camping et aménagements divers) permettant différentes activités, dont la pêche.

Galerie d'image[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Gesté (49), consulté le 4 septembre 2012
  2. Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 43 et p. 516.
  3. a et b « Gesté : le drame d’un petit village français qui détruit son église », sur https://breizhjournal.wordpress.com/,‎
  4. Acteurs publics (Société d’Edition publique), Gesté, consulté le 21 juin 2013
  5. Résultats des élections municipales 2008 (Gesté) sur le site du ministère de l'Intérieur.
  6. Ouest-France, Alain Chauviré a été élu maire avec vingt-deux voix, article du 31 mars 2014
  7. « Composition de l'EPCI du Centre Mauges (244900692) », Insee (consulté le 26 octobre 2013)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  10. « Évolution et structure de la population à Gesté en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  11. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  12. « Statistiques locales du territoire de Gesté (49) », Insee
  13. « Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois », sur association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois est créée suite de la décision de la municipalité de démolir l'église Saint-Pierre-aux-Liens,‎
  14. Didier Rykner, « L’église de Gesté vandalisée, et toujours menacée », La Tribune de l'Art,‎
  15. Didier Rykner, « À Gesté, le vandalisme triomphe sur toute la ligne ! », La Tribune de l'Art,‎
  16. Valeurs actuelles n°4001 du 1er août 2013 page 19
  17. « Une église détruite contre la volonté de la justice », sur lefigaro.fr,‎
  18. « En dépit des décisions de justice, la démolition de l’église de Gesté va commencer », sur latribunedelart.com,‎
  19. « Le maire de Gesté démolit l’église sans permis », sur patrimoine.blog.pelerin.info/,‎