Gesté

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Gesté
Extérieur de l'église Saint-Pierre avant sa destruction en 2013.
Extérieur de l'église Saint-Pierre avant sa destruction en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Commune Beaupréau-en-Mauges
Statut Ancienne commune
Maire délégué Alain Chauviré
2015-2020
Code postal 49600
Code commune 49151
Démographie
Gentilé Gestois, Gestoise
Population 2 676 hab. (2013)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 53″ nord, 1° 06′ 33″ ouest
Altitude Min. 48 m – Max. 103 m
Superficie 35,55 km2
Historique
Date de fusion 15 décembre 2015
Commune(s) d’intégration Beaupréau-en-Mauges
Localisation

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Gesté

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Gesté

Gesté est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, Gesté se situe au sud-est de La Chaussaire, sur les routes D 223, Tillières, D 756, la Chapelle-du-Genêt, et D 246, Villedieu-la-Blouère, en bordure du département de la Loire-Atlantique[2].

Carte de la commune.

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gesté Blason Coupé : au 1er d'argent au chevron de gueules accompagné de trois étoiles du même, au 2e d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Gesté.

Le , pendant la guerre de Vendée, les Vendéens commandés par Jean-Nicolas Stofflet remportent une victoire sur la colonne infernale du général Étienne Cordellier à la bataille de Gesté. Les Républicains reviennent cependant dans la commune quatre jours plus tard et massacrent 138 habitants dont plusieurs sont fusillés dans le château[3].

Le , commandée par le maire Jean-Pierre Léger et le conseil municipal, passant outre l'avis de la justice et des Bâtiments de France, l'église est en partie démolie[4].

En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le 2 juillet 2015, les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle au 15 décembre 2015[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Administration actuelle[modifier | modifier le code]

Depuis le , Gesté constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges, et dispose d'un maire délégué[1].

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 décembre 2015 en cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Gesté (depuis 1977)
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Jean Gibouin    
1983 1989 Eugène Bompas    
1989 1995 Gilles Guston    
1995 2008 Michel Baron    
2008 mars 2014 Jean-Pierre Léger[6],[7]    
mars 2014 14 décembre 2015 Alain Chauviré[8]    

Ancienne situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Centre-Mauges[9], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. La création de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges entraîne sa suppression à la date du , avec transfert de ses compétences à la commune nouvelle[1].

Gesté fait partie du canton de Beaupréau et de l'arrondissement de Cholet. La réforme territoriale du 26 février 2014 élargie le canton et la commune reste attachée à celui-ci[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés Gestois et Gestoises.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 2 676 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 623 1 140 1 305 1 534 1 993 1 931 1 983 1 977 2 146
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 065 2 624 2 797 2 746 2 812 2 631 2 569 2 505 2 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 209 2 183 2 162 1 987 1 907 1 859 1 866 1 903 2 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
2 239 2 273 2 380 2 514 2 447 2 338 2 412 2 579 2 676
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Pyramide des âges à Gesté en 2008 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
2,2 
8,4 
75 à 89 ans
9,9 
12,0 
60 à 74 ans
14,5 
20,0 
45 à 59 ans
19,3 
22,0 
30 à 44 ans
19,1 
17,8 
15 à 29 ans
16,4 
18,9 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 179 établissements présents sur la commune à fin 2010, 30 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 10 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[17].

La ville avait jadis quatre usines de chaussures ; elles sont toutes fermées, soit pour emmener leur activité ailleurs : sur Cholet et Beaupréau, soit pour disparaître. L’une d’elles, au nord du village, accueille maintenant les ateliers municipaux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-aux-Liens[modifier | modifier le code]

47° 10′ 51″ N, 1° 06′ 43″ O

L'église Saint-Pierre, en partie démolie, le .

L'église Saint-Pierre-aux liens est un édifice de style composite dont les origines remontent au XVe siècle. Le bâtiment date essentiellement du XIXe siècle dans les styles néoclassique et néogothique.

L'église, l'un des rares monuments anciens à subsister dans le bourg depuis la démolition des halles et de l'ancien couvent du XVIIe siècle, est en 2012 au cœur d'une polémique opposant la municipalité, désirant démolir le bâtiment pour cause de vétusté, et une partie des habitants regroupés dans une association : association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois [18].

La cour administrative d'appel de Nantes a annulé le permis de démolir et le conseil d'État rejeté un pourvoi en cassation mais la municipalité souhaite tout de même entreprendre la démolition de l'édifice[19], qui débute le 19 juin 2013[20]et est commandée par le maire Jean-Pierre Léger (qui continue le travail de son prédécesseur Michel Baron) et le conseil municipal. L'église est en grande partie démolie[21] .

Il y avait pourtant eu un avis défavorable de la DRAC en 2007, du Service départemental de l’architecture et du patrimoine du Maine-et-Loire en 2008, l’annulation du permis de démolir le 3 février 2012 par la cour administrative de Nantes confirmée en cassation par le Conseil d’État le 5 décembre 2012[4],[22],[23],[24].

Le Plessis[modifier | modifier le code]

47° 09′ 53″ N, 1° 06′ 25″ O

Cet ancien fief et seigneurie relevant de la Forêt-Clérembault possédait des douves alimentées par la Sanguèze. La porte vers l'ouest conserve deux grosses tours à créneaux remontant au XIVe siècle. Dans la cour s'élèvent des constructions dont une partie remonte au XVe siècle, notamment la chapelle. En partie incendié le 5 février 1794 par les troupes républicaines dirigées par Cordelier, il est restauré par M. de La Blottais au XVIIIe siècle.

La chapelle de la tour sud-est date de la construction du château. Elle est épargnée, ainsi que les deux tours, lors de l'incendie allumé par la colonne du général Cordelier en février 1794. Jadis, une messe y était célébrée le jeudi, avec l'autorisation de l'évêque d'Angers.

47° 09′ 49″ N, 1° 06′ 23″ O

Le lavoir privé appartenait au château. Les fermières y lavant le linge à titre de redevance étaient nourries mais n'étaient pas autorisées à apporter leur linge personnel.

La croix du Plessis a été élevée en souvenir des guerres de Vendée. Elle a été érigée à l'emplacement du massacre de 300 personnes par le Cordelier. Une plaque commémorative a été apposée par le Souvenir Vendéen en 1969.

Château de la Brûlaire[modifier | modifier le code]

47° 11′ 03″ N, 1° 05′ 42″ O

Le château de l'ancienne seigneurie est occupé par une garnison pendant les troubles de 1615. Le château actuel, entouré de jardins, bois, vergers et pièces d'eau, a été construit par François-Marie-Bonaventure du Fou.

Croix du Petit-Moulin[modifier | modifier le code]

Cette croix s'élève à l'endroit où s'est engagé la bataille de Gesté, le . Les « bleus » (Troupes républicaines) étaient commandés par Cordellier et les « blancs » (les Vendéens) par Stofflet.

Pont romain[modifier | modifier le code]

47° 10′ 44″ N, 1° 09′ 50″ O

Le pont romain est situé sur la rivière Sanguèze (fixant à cet endroit, la limite départementale entre le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique) près du lieu appelé la Ducherie. Le pont est visible en suivant un chemin longeant la rivière à partir de la RD 756. Sur la rive ouest, est creusé un puits ancien protégé par un dôme en pierres maçonnées.

Étang de la Thévinière[modifier | modifier le code]

47° 09′ 37″ N, 1° 05′ 32″ O

L'étang est agrémenté d'une base (camping et aménagements divers) permettant différentes activités, dont la pêche.

Galerie d'image[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Recueil des actes administratifs du 30 septembre 2015 », sur Préfecture de Maine-et-Loire, (consulté le 9 octobre 2015).
  2. IGN et BRGM, Géoportail Gesté (49), consulté le 4 septembre 2012.
  3. Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 43 et p. 516.
  4. a et b « Gesté : le drame d’un petit village français qui détruit son église », sur https://breizhjournal.wordpress.com/,
  5. « Feu vert pour trois communes nouvelles », sur Ouest-France (ouest-france.fr), .
  6. Acteurs publics (Société d’Edition publique), Gesté, consulté le 21 juin 2013.
  7. Résultats des élections municipales 2008 (Gesté) sur le site du ministère de l'Intérieur.
  8. Ouest-France, Alain Chauviré a été élu maire avec vingt-deux voix, article du 31 mars 2014.
  9. Insee, Composition de l'EPCI du Centre Mauges (244900692), consulté le 26 octobre 2013.
  10. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  15. « Évolution et structure de la population à Gesté en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  16. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  17. « Statistiques locales du territoire de Gesté (49) », Insee.
  18. « Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois », sur association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois est créée suite de la décision de la municipalité de démolir l'église Saint-Pierre-aux-Liens,
  19. Didier Rykner, « L’église de Gesté vandalisée, et toujours menacée », La Tribune de l'Art,
  20. Didier Rykner, « À Gesté, le vandalisme triomphe sur toute la ligne ! », La Tribune de l'Art,
  21. Valeurs actuelles n°4001 du 1er août 2013 page 19
  22. « Une église détruite contre la volonté de la justice », sur lefigaro.fr,
  23. « En dépit des décisions de justice, la démolition de l’église de Gesté va commencer », sur latribunedelart.com,
  24. « Le maire de Gesté démolit l’église sans permis », sur patrimoine.blog.pelerin.info/,